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L’histoire pour le plaisir

AEthelberht d’York

mardi 28 septembre 2021, par lucien jallamion

AEthelberht d’York (mort en 779/780)

Archevêque d’York en 766

armoiries archiépiscopales de YorkLa biographie d’AEthelberht est principalement connue grâce à un poème sur les évêques et saints d’York [1] rédigé par le moine Alcuin, élève et ami proche d’AEthelberht. Alcuin le décrit comme un archevêque modèle et un exemple à suivre.

Il appartient à la famille de son prédécesseur Ecgberht, le frère du roi Eadberht de Northumbrie. Placé dans un monastère à un jeune âge par sa famille, il étudie à l’école fondée à York par Ecgberht.

Une fois ses études achevées, ce dernier l’ordonne prêtre et lui confie la gestion de l’école. AEthelberht joue un rôle important dans la création d’une bibliothèque à York. Il voyage beaucoup afin de rassembler des livres, et se rend notamment à Rome. À York, il enseigne le trivium et le quadrivium, ainsi que le calcul des dates des fêtes mobiles et les sciences naturelles.

AEthelberht succède à Egbert comme archevêque d’York. Le pape Adrien 1er lui envoie son pallium [2] en 773. AEthelberht charge Alcuin et Eanbald de superviser la reconstruction de la cathédrale d’York [3], détruite par un incendie en 741.

Il envoie des missionnaires évangéliser les païens du continent, parmi lesquels Alubert et Ludger , qui se rendent dans le Nord de l’Allemagne. En 774, un concile réuni par AEthelberht dépose le roi Alhred de Northumbrie et l’exile chez les Pictes [4]. Son successeur, AEthelred, est à son tour déposé 4 ans plus tard et remplacé par AElfwald, un membre de la famille de l’archevêque. Dans les deux cas, il est possible que les rois déposés se soient attirés l’inimitié d’AEthelberht, qui aurait réagi en conséquence.

AEthelberht abdique quelque temps avant sa mort, en 777 ou 778, en faveur d’Eanbald. Il est possible qu’il soit resté en poste jusqu’à sa mort, et qu’il se soit contenté d’associer Eanbald au pouvoir.

Durant les dernières années de sa vie, il fait construire une nouvelle église à York, dédiée à Alma Sophia. Il meurt, dix jours après la consécration de cette église.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Æthelbert of York »

Notes

[1] York est une ville du nord de l’Angleterre. Située à la confluence de deux rivières, l’Ouse et la Foss, elle donne son nom au comté du Yorkshire. Fondée par les Romains sous le nom d’Eboracum, elle est l’une des villes majeures du royaume anglo-saxon de Northumbrie, puis la capitale du royaume viking de Jórvík. Elle est également le siège d’un archevêché de l’Église d’Angleterre. Après l’arrivée des Anglo-Saxons, York devint l’une des principales villes du royaume de Northumbrie sous le nom vieil anglais Eoforwic. Le roi Edwin y fut baptisé en 627. Elle devint le siège d’un évêché, puis d’un archevêché en 735. Tombée aux mains de la Grande Armée en 866, elle fut la capitale d’un royaume viking de 876 à 954 sous le nom de Jórvík, date de sa conquête définitive par le royaume d’Angleterre. Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s’empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En 1190, Richard de Malbis et d’autres nobles d’York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la troisième croisade profitèrent d’un incendie qui avait éclaté en ville pour faire courir une rumeur contre les Juifs. Les maisons de Benoît et Joce furent attaquées et ce dernier obtint la permission du gardien du château d’York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les Juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d’une pierre jetée par les Juifs assiégés ; la colère de la foule devint alors une folie forcenée. Quand les Juifs de la tour de Clifford virent qu’ils n’avaient aucune alternative autre que de se soumettre au baptême ou périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, les exhorta à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux qui étaient en désaccord furent autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour éviter que ceux-ci ne tombent dans les mains de la foule.

[2] Le pallium est un ornement liturgique catholique dont le port, sur la chasuble, est réservé au pape, aux primats, aux archevêques métropolitains et à quelques rares évêques, pendant la célébration de la messe. Il vient du latin pallium qui signifie manteau.

[3] La cathédrale d’York est située dans la ville d’York dans le nord de l’Angleterre. C’est, devant la cathédrale d’Uppsala, le plus grand édifice gothique d’Europe du Nord, le siège de l’archevêque d’York, second dans la hiérarchie de l’Église anglicane, et la cathédrale du diocèse d’York. Elle est présidée par un doyen et un chapitre. Son appellation formelle est : « cathédrale et église métropolitaine de Saint-Pierre à York ».

[4] Les Pictes étaient un peuple établi principalement dans les Lowlands de l’Écosse. Les migrations Pictes s’installent entre les différentes vagues de migrations goïdeliques (gaëliques) et gallo-britonniques. Leurs ancêtres seraient venus du continent à la fin de la préhistoire, peut-être au cours du 1er millénaire avant jc. Leur première mention est due à l’orateur breton Eumenius, en 297, ce dernier les cite aux côtés des Hibernii (les Irlandais) comme ennemis des Bretons.