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Michał Korybut Wiśniowiecki dit Michel Wiśniowiecki

mardi 8 juin 2021, par ljallamion

Michał Korybut Wiśniowiecki dit Michel Wiśniowiecki (1640-1673)

Roi de Pologne de 1669 à 1673

Fils du voïvode [1] ruthène [2] Jeremi Wiśniowiecki et de Gryzelda Zamoyska [3]. Son père est apparenté à la dynastie des Jagellon [4] comme descendant en ligne directe du prince Dymitr Korybut l’un des fils du grand-duc de Lituanie [5] Olgierd .

Auréolé des victoires de son père sur les Cosaques [6], il est élu roi de Pologne [7] le 19 juin 1669 par la petite noblesse qui a voté pour un Polonais après les mauvaises expériences avec les rois étrangers et contre la volonté des aristocrates.

Il est le candidat du parti autrichien face au candidat français, Henri-Jules de Bourbon-Condé, duc d’Enghien [8], fils du Grand Condé, cousin du roi Louis XIV et neveu de la très influente reine de Pologne Louise-Marie de Gonzague .

Il épouse en 1670 l’archiduchesse Éléonore de Habsbourg dite Éléonore d’Autriche , fille de l’empereur Ferdinand III du Saint Empire , roi de Bohême [9] et de Hongrie [10] et sœur de l’empereur Léopold 1er du Saint Empire. Cette union ne fut guère heureuse. Le roi souffrait d’alcoolisme, son mariage reste sans postérité.

Sa veuve épousa Charles V de Lorraine , duc titulaire de Lorraine [11] et de Bar [12].

Sous son règne, la Pologne est décentralisée, et le pouvoir central, ruiné, tombe aux mains des magnats [13].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Michel Wiśniowiecki/ Portail de la Pologne/ Portail de la Lituanie/ Catégories : Souverain de Pologne/ Famille Wiśniowiecki

Notes

[1] Voïvode est un terme d’origine slave, qui désigne au départ le commandant d’une région militaire. En Serbie, la région de Voïvodine porte son nom en souvenir de ce titre, porté par les différents princes serbes qui ont gouverné ce territoire. Malgré son origine slave, il est aussi utilisé en Roumanie, pays de langue romane, et en Hongrie, pays de langue finno-ougrienne

[2] Les Ruthènes forment un groupe ethnique moderne qui parle le rusyn (ruthène moderne) originaires des Carpates. Le terme avait au 19ème siècle et au début du 20ème siècle un sens bien plus large et servait, surtout dans l’Empire austro-hongrois, à désigner les populations aujourd’hui désignées comme ukrainiennes en parallèle avec celui, désuet, de Petits-Russes ou Petits-Russiens dominant dans l’Empire russe.

[3] La famille Zamoyski, armoiries Jelita, est une importante famille de la noblesse polonaise.

[4] Jagellon est le nom d’une dynastie royale, originaire de Lituanie, qui régna sur une partie de l’Europe centrale (correspondant de nos jours à des territoires appartenant à la Lituanie, la Biélorussie, la Pologne, l’Ukraine, la Lettonie, l’Estonie, la région de Kaliningrad et d’autres parties occidentales de la Russie, et à la Hongrie), entre le 14ème siècle et le 18ème siècle.

[5] Grand-duc ou Grand-Duc est un titre de noblesse qui désigne un monarque ou un prince régnant d’un rang de préséance inférieur à celui d’un empereur ou d’un roi, mais supérieur à celui d’un prince souverain, prince de sang, duc, prince titulaire, marquis, comte (suivant cet ordre) ainsi qu’aux rangs nobiliaires inférieurs ; L’élévation au rang de grand-duc est accordée à plusieurs princes souverains de pays européens à l’époque moderne : la Toscane en 1569, la Lituanie au 16ème siècle et la Finlande en 1582.

[6] Cosaque, est le nom donné à un groupe de populations en majorité slaves d’Europe orientale adjacente au Caucase et à l’Asie et autrefois au domaine ottoman. Opprimés par les féodaux polonais qui colonisaient progressivement le pays, les cosaques se révoltent et l’État dut sans cesse batailler pour les contenir, tout en les contentant afin de pouvoir les utiliser. Le plus célèbre de ces soulèvements, fut celui de 1648 conduit par Bogdan Khmelnitski. Il aboutira à la création de l’Hetmanat, un État cosaque sous la férule de la Pologne, et à la création des cosaques de la région « slobodienne » (slobodskaïa), des hommes positionnés à l’est de l’Ukraine dès 1620 et qui, hors de l’Hetmanat proprement dit, décidèrent de passer sous le contrôle du tsar. Plus tard, l’Hetmanat se scinda en rive Gauche et rive Droite du Dniepr, respectivement contrôlées par la Russie et la Pologne. Le côté polonais fut rapidement dissous, tandis que le côté russe, qui garda seul le nom d’Hetmanat, fut supprimé par Catherine II en 1775.

[7] Le royaume de Pologne est dirigé alternativement par des ducs et des rois de 960 à 1320, puis uniquement par des rois jusqu’à sa disparition comme royaume indépendant en 1795. Les premières dynasties polonaises sont héréditaires ː les Piast, qui règnent jusqu’en 1370, et les Jagellon, sous lesquels le pays connaît son apogée territorial de 1386 à 1572. Avec l’extinction de la dynastie des Jagellon la monarchie parlementaire polonaise devient élective, et c’est l’assemblée de tous les nobles qui élit le roi. Le dernier roi de Pologne, Stanisław II August, abdique en 1795, suite aux partages du royaume par les puissances voisines. L’État polonais cesse d’exister.

[8] Le titre de comte puis duc d’Enghien a été porté depuis le 16ème siècle dans la maison de Condé, branche cadette de la maison de Bourbon. La seigneurie d’Enghien (Belgique, Hainaut) avait fait partie de la dot apportée par Marie de Luxembourg (décès en 1546) lors de son mariage avec François de Bourbon, comte de Vendôme. Enghien est une ville du Hainaut pratiquement depuis sa fondation au 11ème siècle. Lorsque la baronnie d’Enghien fut incluse dans l’apanage constitué au profit de la maison de Condé, le petit-fils de Marie, Louis 1er de Bourbon-Condé transporta le nom d’Enghien sur sa seigneurie de Nogent-le-Rotrou qu’il fit renommer « Enghien-le-Français », puis ériger en duché-pairie en 1566 alors que la baronnie d’Enghien en Belgique alla finalement au neveu de Louis 1er de Condé, Henri IV, qui la vendit en 1607 à Charles d’Arenberg.

[9] Le royaume de Bohême était un royaume situé dans la région de la Bohême, en Europe centrale, dont la plupart des territoires se trouvent actuellement en République tchèque. Devenu une possession héréditaire des Habsbourg en 1620, le royaume a fait partie du Saint Empire jusqu’à sa dissolution en 1806, après quoi il est devenu une partie de l’Empire d’Autriche, puis de l’Empire austro-hongrois.

[10] Le royaume de Hongrie est le terme historiographique donné à différentes entités politiques de la Hongrie au Moyen Âge (à partir de 1001), à l’époque moderne et jusqu’à l’époque contemporaine (1946). La date de création du royaume remonte à l’an 1001, lorsque Étienne (István) transforme l’ancienne grande-principauté en royaume chrétien. L’unité du royaume est mise à mal lors de l’occupation ottomane d’une partie du pays en 1526, durant laquelle deux territoires se disputent la continuité royale (la Hongrie royale dominée par l’empire d’Autriche et la Hongrie orientale, prémisse de la principauté de Transylvanie). Le royaume de Hongrie recouvre l’essentiel de son territoire médiéval dans le cadre du compromis austro-hongrois signé en 1867

[11] Le duché de Lorraine est né du partage de la Lotharingie en 959 par le duc Brunon de Cologne, qui confia la Haute Lotharingie au vice duc Frédéric de Bar. Celui-ci prit le titre de duc de Haute Lotharingie en 977. Au fil du temps, le duché de Haute Lotharingie deviendra le duché de Lorraine, mentionné comme tel en 1067. Les ducs (pour les descendants de Gérard d’Alsace et ceux des Maisons de Vaudémont et d’Anjou jusqu’en 1737) se succédèrent jusqu’en 1766, date de l’annexion par la France où le trône ducal fut occupé par Stanislas Leszczynski, souverain polonais détrôné profitant de la vacance du trône lorrain à la suite du mariage du dernier duc de la maison de Lorraine, François III, avec l’archiduchesse régnante d’Autriche Marie-Thérèse. Ce François III a été élu par la suite roi des Romains et couronné comme Saint Empereur Romain sous le nom de François (premier de ce nom), de sorte qu’on parle de sa femme comme l’Impératrice Marie-Thérèse.

[12] Relevant à la fois du Saint Empire romain germanique mais aussi du domaine royal de France (partie du duché située à l’ouest de la Meuse), le comté, puis duché de Bar, fut formé au 10ème siècle par Ferry d’Ardennes, frère de l’évêque de Metz Adalbéron. Il fut annexé par la France en 1766. Ses villes principales étaient Bar-le-Duc, la capitale, Pont-à-Mousson sur la Moselle, au pied du château de Mousson, Briey et Longwy. Ses frontières bordaient le comté de Champagne, la principauté épiscopale de Verdun, le comté puis duché de Luxembourg, la principauté épiscopale de Metz, le duché de Lorraine et la principauté épiscopale de Toul.

[13] Magnat (était la dénomination, ou plutôt le titre de courtoisie, donné aux membres de la grande noblesse en Pologne et Lituanie, en Hongrie, en Angleterre. Le titre est apparu dans le haut Moyen Âge. Un magnat était un grand propriétaire terrien, qui possédait des châteaux, des manoirs, des villes et des villages. Il avait aussi une grande influence sur les affaires du pays. Le titre était héréditaire. On peut le considérer comme l’équivalent de pair héréditaire. Il y avait en Pologne 200 à 300 familles de magnats (18ème siècle). Le magnat était un seigneur qui se distinguait de la petite noblesse (appelée szlachta en Pologne) par sa puissance économique et politique.