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Turgot de Durham ou Thurgot

lundi 3 mai 2021, par ljallamion

Turgot de Durham ou Thurgot (vers 1050-1115)

Prélat anglo-saxon-Archidiacre et prieur de Durham-Évêque de St Andrews en 1107

Il est également l’auteur d’une hagiographie [1] de la reine Marguerite d’Écosse.

Turgot est originaire de l’ancien royaume de Lindsey [2], correspondant à l’actuel comté de Lincolnshire [3].

Après la conquête normande de l’Angleterre, il est retenu comme otage au château de Lincoln [4], mais il parvient à s’enfuir en Norvège où il enseigne la psalmodie [5] au roi Olaf III de Norvège .

Vers 1074, il revient en Angleterre et entre comme clerc au monastère de Jarrow [6]. Il devient ensuite moine à Wearmouth, et en 1087 il est nommé prieur du monastère de Durham [7], succédant à Aldwin .

À partir de 1093, il est également archidiacre [8] de la cathédrale de Durham [9]. Il devient alors un familier de la cour royale d’Écosse et le confesseur de la reine Marguerite, dont il rédige une hagiographie entre 1100 et 1107 à la demande de sa fille Mathilde, l’épouse du roi d’Angleterre Henri 1er.

En juin 1107, Turgot est élu évêque de St Andrews [10] conformément au souhait du roi Alexandre 1er, un fils de Marguerite.

Sa consécration est différée en raison d’un différend avec l’archevêque d’York [11], qui estime détenir la primauté sur le siège de St Andrews, et elle n’intervient pas avant le 1er août 1109.

Selon le chroniqueur Siméon de Durham , il s’estime indigne d’exercer cette fonction et souhaite partir pour Rome, mais le roi l’en empêche. Il tombe alors malade et rentre à Durham, où il meurt le 31 août 1115

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Turgot of Durham »

Notes

[1] L’hagiographie est l’écriture de la vie et/ou de l’œuvre des saints. Pour un texte particulier, on ne parle que rarement d’« une hagiographie », mais plutôt d’un texte hagiographique ou tout simplement d’une vie de saint. Le texte hagiographique étant destiné à être lu, soit lors de l’office des moines soit en public dans le cadre de la prédication. Un texte hagiographique recouvre plusieurs genres littéraires ou artistiques parmi lesquels on compte en premier lieu la vita, c’est-à-dire le récit biographique de la vie du saint. Une fresque à épisode est également une hagiographie, de même qu’une simple notice résumant la vie du bienheureux. Par rapport à une biographie, l’hagiographie est un genre littéraire qui veut mettre en avant le caractère de sainteté du personnage dont on raconte la vie. L’écrivain, l’hagiographe n’a pas d’abord une démarche d’historien, surtout lorsque le genre hagiographique s’est déployé. Aussi les hagiographies anciennes sont parsemées de passages merveilleux à l’historicité douteuse. De plus, des typologies de saints existaient au Moyen Âge, ce qui a conduit les hagiographes à se conformer à ces modèles et à faire de nombreux emprunts à des récits antérieurs.

[2] Le Lindsey est un royaume anglo-saxon situé dans le nord de l’actuel Lincolnshire, entre la Witham et l’Humber. Il apparaît dans le Tribal Hidage sous le nom Lindesfarona mid Haeþfeldlande (« Lindsey avec Hatfield Chase ») et une superficie de 7 000 hides, soit autant que le royaume d’Essex ou celui des Hwicce. Malgré cela, son histoire est presque entièrement inconnue. La région a été longtemps disputée entre la Mercie et la Northumbrie. Elle possède son propre évêché à partir de 678.

[3] Le Lincolnshire est un comté d’Angleterre situé sur le littoral de la mer du Nord. Il a pour voisins, du nord au sud, les comtés du Yorkshire de l’Est, du Yorkshire du Sud, du Nottinghamshire, du Leicestershire, du Rutland, du Cambridgeshire et du Norfolk. Son chef-lieu est la ville de Lincoln.

[4] Le château de Lincoln est un imposant château-fort dominant la ville de Lincoln dans le Lincolnshire en Angleterre. Le château actuel fut édifié lors de la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1068. Il fut construit à l’emplacement d’un ancien fort romain. Le château repose sur deux mottes castrales. Le château servit comme fief seigneurial, comme tribunal et comme prison. Après la victoire de Guillaume le Conquérant lors de la bataille de Hastings, le 14 octobre 1066, il a continué à faire face à la résistance d’Anglo-Saxons dans le nord de l’Angleterre. Durant un certain nombre d’années, la position de Guillaume demeurait très précaire. Afin d’asseoir son influence vers le nord, il fit construire un certain nombre de grands châteaux dans le Nord et les Midlands de l’Angleterre, notamment ceux de Warwick, Nottingham et York. Après avoir pris le contrôle de York, Guillaume le Conquérant se tourna vers le sud et arriva devant la ville romaine et Viking de Lincoln, devenu un carrefour commercial avec une population d’environ 6 000 à 8 000 habitants. Les restes de l’ancienne forteresse romaine fortifiée, s’élevait à 60 mètres au-dessus de la cité et de la campagne environnante La ville détenait une position stratégique idéale pour construire un nouveau château. Le château fut le fief de la famille de la Noblesse d’Angleterre, avec les barons anglo-normands, Richard de Canville et de son fils Gérard de Canville. L’histoire du château de Lincoln fut mouvementée durant la Première Guerre des barons avec la première bataille de Lincoln en 1141 puis la seconde bataille de Lincoln en 1217.

[5] La psalmodie est une technique vocale consistant à réciter un texte sur une unique note. Souvent la psalmodie porte une connotation religieuse.

[6] L’abbaye de Wearmouth-Jarrow, ou de Monkwearmouth-Jarrow, est une abbaye bénédictine, composée de deux monastères jumeaux, fondés en Northumbrie par Benoît Biscop, l’un en 674, l’autre en 682. Bien que ces monastères soient distants d’une dizaine de kilomètres, leur histoire est si étroitement liée qu’on associe le plus souvent leurs noms. Tous deux sont des monastères d’hommes

[7] Durham est une ville du nord-est de l’Angleterre. C’est la capitale du comté de Durham et le chef-lieu du Diocèse de Durham. La ville est connue pour sa cathédrale, son château, ainsi que son université qui est la cinquième du pays. Elle a le statut de Cité.

[8] Un archidiacre est un vicaire épiscopal à qui l’évêque confie certaines fonctions administratives pour un groupe de paroisses.

[9] La cathédrale de Durham est située dans la cité de Durham dans le comté de Durham, en Angleterre. Fondée en 1093, c’est le premier édifice anglais à avoir reçu des voûtes sur toutes ses parties, à être à la fois une abbatiale et une cathédrale, le siège d’un pèlerinage important aux reliques de saint Cuthbert et un point de défense de l’Angleterre face à l’Écosse

[10] L’évêque de St Andrews est le chef ecclésiastique du diocèse de St Andrews, en Écosse. Il est élevé au rang d’archevêque en 1472. Son siège est la cathédrale de St Andrews. L’évêché lui-même a été créé entre 700 et 900 lors de la fusion des églises des Pictes et Scots devenue effective sous le règne du roi Constantin 1er d’Écosse. Au 11ème siècle, il s’agit du plus important évêché du royaume d’Écosse.

[11] L’archevêque d’York est le troisième personnage de l’Église d’Angleterre, après le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre (c’est-à-dire le monarque) et l’archevêque de Cantorbéry (le primus inter pares de tous les primats anglicans).