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Robert 1er de Hesbaye

vendredi 30 avril 2021, par ljallamion

Robert 1er de Hesbaye (vers 700-764)

Comte de Hesbaye en 715

Noble franc de la famille des Robertiens [1], fils d’un certain Lambert , comte de Hesbaye [2] de Neustrie [3] et Austrasie [4].

Vers 730, il épouse Williswinte, fille du comte Adalelm.

Il est vers 750 nommé comte de Worms et d’Oberrheingau [5] et missus [6] en Italie. Il est également comte palatin en 741/742.

Il est l’un des fidèles les plus proches de Charles Martel. Son intervention comme missus royal avec l’abbé Fulrad de Saint-Denis est attestée au début de l’année 757 dans les négociations entre le pape Étienne II et le duc Didier prétendant à la couronne lombarde.

En 758, le pape Paul 1er envoya au roi des Francs Pépin le Bref une épée par le biais de son ambassadeur Robert.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Karl Ferdinand Werner, Les premiers Robertiens et les premiers Anjou (IXe siècle - Xe siècle), in : Mémoires de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1997

Notes

[1] La famille des Robertiens est une famille de la noblesse franque qui tire son nom du prénom Robert que portèrent un grand nombre de ses membres. La puissance des Robertiens, fortement implantés en Neustrie, s’explique moins par « leur carrière royale intermittente » que par leur « capacité à renoncer au trône pour affermir leur position » dans le royaume et le diriger de fait. Trois membres de la famille accédèrent au trône : Eudes en 888, son frère Robert 1er en 922 et le petit-fils de ce dernier Hugues Capet en 987. Les descendants de ce dernier sont nommés Capétiens et régnèrent sur la France sans interruption de 987 à 1792 (805 ans) puis de 1815 à 1848 (33 ans). Ainsi, de 888 à 1848, soit pendant environ 960 ans, la famille issue des Robertiens a joué un rôle politique de premier plan en France

[2] La Hesbaye est une région naturelle de Belgique s’étendant sur les provinces du Brabant flamand, du Brabant wallon, de Liège, de Limbourg et de Namur.

[3] Royaume franc qui couvrait le nord-ouest de la France actuelle, et avait pour capitale Soissons. Néanmoins, il semble que le terme de Neustrie ne soit apparu qu’un siècle après la création du royaume. La Neustrie avait été créée lors du partage qui suivit la mort de Clovis 1er, en 511, et revint à Clotaire 1er, qui, au terme de son long règne de 50 ans, avait réussi à reconstituer le royaume de son père. Elle fut le 2ème grand royaume franc né lors des partages successoraux mérovingiens à partir des territoires conquis sur Syagrius. Son aire géographique était limitée par la Loire au sud, l’océan Atlantique et la Basse-Bretagne à l’ouest, et la Champagne à l’est. Elle s’étendait jusqu’en Flandre au nord.

[4] L’Austrasie désignait durant la période mérovingienne un royaume franc couvrant le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur du Rhin. La capitale en fut d’abord Reims, puis Metz. Les habitants de l’Austrasie étaient les Austrasiens. Ce royaume est apparu à la mort de Clovis en 511, lorsque le territoire de celui-ci est partagé entre ses fils. Berceau de la dynastie carolingienne, l’Austrasie disparaît en 751 avec le dernier roi mérovingien pour être intégrée dans le grand royaume franc que réunirent Pépin le Bref et Charlemagne.

[5] Le Rheingau, ex Unterrheingau, est une petite région de l’Allemagne au nord du Rhin, entre Wiesbaden et Rüdesheim am Rhein près de Francfort, connue pour ses vins et ses paysages grandioses. Politiquement et culturellement, la Rheingau appartient à la Hesse.

[6] Les missi dominici, sont un organe et une charge institués en 789 et renouvelés en 802 par le pouvoir carolingien. Les missi sont des envoyés spéciaux des souverains carolingiens qui contrôlent les représentants du pouvoir royal au niveau local. Ils permettent au souverain de hiérarchiser son administration, de centraliser le pouvoir et sont l’expression d’une idéologie proprement impériale. Envoyés en collège de deux ou trois - et souvent plus -, comptant en général au moins un comte et un évêque, ils sont dans un premier temps étrangers au district - missatica - qu’ils administrent. Des missi extraordinaires représentent l’empereur dans des circonstances spéciales et, éventuellement, en dehors de leur région d’exercice habituel.