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Didier duc d’Istrie

mardi 19 avril 2016 (Date de rédaction antérieure : 26 septembre 2011).

Didier duc d’Istrie(vers 710-774)

Roi des Lombards 756-774

Élu roi des Lombards, grâce au pape Etienne II. Pour étendre encore son royaume et son pouvoir, il désirait marier son fils à Gisèle, sœur de Charlemagne et sa fille, Désirée, à Charlemagne, bien que celui-ci soit déjà marié à Himiltrude. Le pape Etienne III, craignant pour son état pontifical, prie Charlemagne et Carloman de ne pas s’unir aux Lombards. Mais Charlemagne accepte l’union.

Dans son désir d’unifier l’Italie, il menace la papauté. En 771, Didier marche vers Rome et pénètre dans la ville. Etienne III implore alors Charlemagne.

Charlemagne répudie Désirée et fait ainsi comprendre au roi des Lombards qu’il le condamne. Il envahit la Lombardie, prend Pavie et détrône Didier.

En 772, Etienne III décède,Adrien 1er lui succède. Didier pense pouvoir le manipuler aussi facilement que l’ancien pape mais Adrien 1er lui tient tête et le somme de lui rendre les villes qu’il détient indûment.

Adrien 1er envoie un émissaire à Charlemagne afin de lui demander aide et soutien.

En 773, Charlemagne et son armée propose aux Lombards un dédommagement en échange des villes, mais Didier refuse. L’armée de Charlemagne est alors divisée en 2, une partie sous ses ordres, une autre sous l’autorité de son oncle, Bernard.

Ils franchissent ainsi les Alpes, et une armée de volontaires prend un itinéraire détourné afin de prendre les Lombards à revers. Les Lombards fuient, Didier se réfugie dans Pavie et son fils, Adalgis, dans Vérone.

En 774 Revenu à Pavie, Charlemagne soumet Didier, le contraint à capituler.

Le roi des Francs refuse de traiter avec lui et se proclame roi de Lombardie.

Didier est enfermé dans un monastère, ainsi que la veuve de Carloman et ses fils.

Charlemagne prit les territoires des Lombards pour créer les États pontificaux. Il meurt au monastère de Corbie [1] en 775

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l’Europe, Paris, Hachette, coll. « Pluriel »,‎ 1983 (réimpr. 1997), 490 p. (ISBN 2-01-278851-3)

Notes

[1] L’Abbaye Royale Saint-Pierre de Corbie est un monastère bénédictin fondé en 657 par la reine Bathilde, mère du roi franc Clotaire III. Par la production de son scriptorium et l’activité de ses missionnaires, elle joua un rôle de premier plan dans la Renaissance carolingienne. La reine Bathilde imagina dès 650 de convertir en abbaye le fort de Corbie dominant la vallée de la Somme. Le premier abbé, Théofroy, un moine de l’abbaye de Luxeuil, prit ses fonctions en 662. Suivant la tradition bénédictine, le monastère forma d’emblée des moines lettrés, tels Leutcharius, Abellinus et Martin de Corbie qui fut précepteur du futur intendant du palais, Charles Martel.