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De mai 1804 au couronnement de Napoléon 1er

mardi 2 mars 2021, par ljallamion

De mai 1804 au couronnement de Napoléon 1er

Le 18 mai 1804, un sénatus-consulte proclame Bonaparte empereur des Français et de la République française sous le nom de Napoléon 1er. Le gouvernement de la République est confié à un empereur héréditaire. Le titre d’empereur a été choisi parce que plus républicain que celui de roi.

C’est le 22 juin 1804 qu’apparaît les premiers vélocifères*. Le 10 octobre 1804 Joseph Cugnot, l’inventeur du fardier meurt à Paris après une vie consacrée à la mise au point de sa célèbre locomobile et d’autres inventions destinées à l’armée. 

Le 25 novembre 1804 une entrevue de Napoléon et de Pie VII a lieu. L’oncle de Napoléon, le cardinal Fesch, a réussi à convaincre le pape Pie VII de venir à Paris y sacrer son neveu. C’est à Fontainebleau* que le protocole a prévu la rencontre du pape et de l’empereur. Lorsqu’il apprend que Pie VII vient de quitter Nemours*, Napoléon, sous le prétexte d’une chasse, prend le galop et rejoint la Croix de Saint-Hérem*, où il sait que le cortège papal doit passer. Lorsque la voiture du souverain pontife arrive, l’empereur met pied à terre. Les deux hommes se saluent. L’empereur monte dans la voiture du pape et ils continuent ensemble la route jusqu’au château de Fontainebleau. 

Le Couronnement de Napoléon.

La veille, sur ordre du pape, le cardinal Fesch a béni religieusement le mariage de l’empereur avec Joséphine. En ce 2 décembre le carrosse impérial conduit par 8 chevaux isabelle, a quitté les Tuileries* et passe par la rue Saint-Honoré*, s’arrête devant Notre-Dame de Paris*.

La foule sur tout le parcours n’a cessé d’acclamer le couple impérial qui descend maintenant du carrosse. L’empereur est vêtu d’un manteau de velours cramoisi. Sa tête est ceinte d’une couronne de feuilles de laurier d’or. La robe de l’impératrice est constellée de pierreries.

En entrant dans la cathédrale, l’empereur se penche vers son frère Joseph et lui dit si notre père nous voyait !

Après les onctions saintes reçues du souverain pontife même, l’empereur prend dans les mains du pape la couronne qu’il se pose lui-même sur la tête, puis il couronne l’impératrice. Pie VII proclame alors face à la foule des dignitaires de l’empire Vivat imperator in aeternum ! L’acclamation est reprise par toute l’assistance. Puis le pape se retire dans la sacristie et laisse l’empereur prêter serment. Au soir de ce sacre, dont la décoration a été l’œuvre de David et qui a été ponctué par le Te Deum de Paisiello, des motets* de Lesueur et le Vivat de l’abbé Roze, l’empereur assure : Je n’ai pas succédé à Louis XVI, mais à Charlemagne.