Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 19ème siècle > Le 19ème en France > Le 14 juin 1800 Bonaparte victorieux de justesse à Marengo

Le 14 juin 1800 Bonaparte victorieux de justesse à Marengo

mercredi 12 février 2020, par ljallamion

Le 14 juin 1800 Bonaparte victorieux de justesse à Marengo

JPEG - 77.3 ko
La bataille de Marengo. Tableau de Louis-François Lejeune. (Musée National du Château de Versailles)

Napoléon Bonaparte bat les Autrichiens à Marengo, près d’Alexandrie*, dans le Piémont italien.   Devenu Premier Consul quelques mois auparavant, par le coup d’État de Brumaire, Bonaparte veut clore la Révolution. Ayant redressé la France à coup de réformes hardies, il tente d’établir une paix durable avec le reste de l’Europe.   Mais ses offres de paix échouent. Il doit reprendre les armes et vaincre la deuxième coalition qui rassemble depuis deux ans l’Angleterre, l’Autriche et la Russie.   L’armée du Rhin, sous le commandement de Moreau, piétine dans sa marche vers Vienne*, tandis que l’armée d’Italie, sous le commandement de Masséna, se laisse assiéger dans Gênes* sans relâcher la pression sur les Autrichiens.   Bonaparte lève dans l’improvisation une armée de réserve : 40.000 hommes, 6.000 chevaux, 40 canons. Il franchit à sa tête le col du Grand-Saint-Bernard* (2469 mètres) en Suisse, dans des conditions qui frappent de stupeur les contemporains. Il y a plusieurs mètres de neige au col, et l’équipement de la troupe est radicalement inadapté. Les hommes doivent se transformer en bêtes de somme pour transporter le matériel.   La rencontre décisive avec les Autrichiens du feld-maréchal* Mélas débute mal pour les Français. Ceux-ci se retirent en bon ordre. Bonaparte, à tout hasard, envoie un messager à Desaix sans savoir si son ami pourra intervenir à temps.   Se guidant au son du canon, le général Louis Desaix surgit avec ses deux divisions au début de l’après-midi, tandis que les Autrichiens se préparent à poursuivre les Français. Il retourne la situation mais périt d’une balle en plein cœur au cours de la bataille.   Le lendemain, à Alexandrie, le général Mélas signe un armistice* avec le Premier Consul qui ne manque pas de s’attribuer le mérite de la victoire.   Avec Marengo disparaît la menace d’une nouvelle invasion de la France par le sud, mais la victoire française est insuffisante pour contraindre les Autrichiens à la paix. Les pourparlers s’éternisent à Lunéville*, en Lorraine pendant l’automne.   C’est seulement le succès inattendu du général Moreau à Hohenlinden*, en Bavière, sur la route de Vienne, qui va contraindre l’archiduc François II à la paix.   La paix sera signée à Lunéville avec l’Autriche avant de l’être avec la Russie et l’Angleterre. Elle durera juste assez pour permettre à Bonaparte de devenir Napoléon 1er, empereur des Français.