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Marcus Popillius Laenas (consul en 359 av.jc)

mercredi 10 février 2021, par ljallamion

Marcus Popillius Laenas (consul en 359 av.jc)

Homme politique de la République romaine

Emblème de la République romaine.Il atteint 4 fois le consulat, en 359, 356, 350 et 348 av. jc.   Il est membre de la gens des Popillii Laenates [1], il est le père de Marcus Popillius Laenas, consul en 316 av. jc .   Durant son premier consulat, Popillius défait une armée gauloise qui a envahi le territoire romain, soutenue par les Tiburtins [2]. Selon Tite-Live, les 2 consuls de l’année 359 av. jc. font également face vers la fin de leur mandat à une attaque des Tarquiniens [3] qui ravagent les régions du territoire romain bordant l’Étrurie [4].   D’après Cicéron, Popillius occupe en 359, en plus du consulat, la fonction de Flamen Carmentalis [5]. Alors qu’il accomplit un sacrifice officiel en tant que flamine, il apprend que la plèbe [6] se soulève contre le Sénat.   Il se rend immédiatement sur place, toujours revêtu du manteau sacerdotal appelé “laena”. Son autorité et le discours qu’il tient permettent de calmer la situation.   Il serait donc le premier des Popillii à porter le cognomen de Laenas, attribué après cette heureuse intervention auprès de la plèbe.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Fabio Mora, Fasti e schemi cronologici : la riorganizzazione annalistica del passato remoto romano, Franz Steiner Verlag, 1999

Notes

[1] Les Popillii ou Popiliin sont les membres d’une gens romaine plébéienne d’origine étrusque, dont les membres de la branche principale portent le cognomen Laenas. Cette branche s’éteint durant le règne d’Auguste avec la mort de Paulla Popillia. Une autre branche mineure de la famille est connue grâce à une inscription funéraire et porte le cognomen Achaicus Quietus

[2] Tivoli est une ville de la province de Rome, dans la région du Latium, en Italie. Très ancienne cité datant d’avant la colonisation romaine, elle fut, selon la tradition et quelques éléments archéologiques, fondée en 1215 av. jc, bien que ses plus anciens vestiges, que constituent les murs d’enceinte, datent du 4ème siècle av. jc. Elle connut, sous le nom de Tibur, un apogée durant la période romaine, avec la construction par l’empereur Hadrien de sa résidence de villégiature, la villa d’Hadrien, au début du 2ème siècle. Durant toute cette période, la ville s’enrichit grâce à l’extraction de travertin, servant à la construction des palais romains, et également grâce à ses eaux thermales réputées.

[3] Tarquinia était l’une des plus anciennes et des plus importantes cités de la dodécapole étrusque. Elle a donné à Rome la dynastie légendaire des rois étrusques : Tarquin l’Ancien, Servius Tullius et Tarquin le Superbe. Par la suite, Tarquinia est entrée plusieurs fois en guerre avec Rome et a été finalement soumise. Sur le littoral de Tarquinia s’est développée la colonie maritime de Gravisca, qui jusqu’à la fondation de Centumcellae (aujourd’hui Civitavecchia) par l’empereur Trajan au 2ème siècle de notre ère, a représenté le port principal de l’Étrurie méridionale, abandonné ensuite en raison des raids des pirates sarrasins au début du Moyen Age.

[4] L’Étrurie était le territoire des Étrusques. Il correspond à l’actuelle Toscane, s’étendant durant la période de son expansion maximum, au-delà de l’Apennin tosco-émilien jusqu’à la plaine du Pô et son embouchure, à Hadria, port antique qui donna son nom à la Mer Adriatique. Au sud, le territoire étrusque s’étendait au-delà de Rome (comprise), jusqu’à Capoue.

[5] prêtre romain voué au culte de Carmenta

[6] La plèbe est une partie du peuple romain, c’est-à-dire les citoyens romains, distincts des esclaves. La plèbe ou les plébéiens se définissent par opposition aux patriciens. Dans le langage courant, la plèbe désigne le peuple par opposition aux élites de pouvoir.