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Henri de Bourbon dit Henri de Montpensier

mercredi 26 août 2020, par ljallamion

Henri de Bourbon dit Henri de Montpensier (1573-1608)

Dauphin d’Auvergne-Duc de Montpensier-17ème prince souverain de Dombes-Seigneur de Châtellerault et vicomte de Brosse

Né à Mézières-en-Brenne [1], fils de François de Bourbon dit François de Montpensier , duc de Montpensier [2] avant la mort de son père, il combattit les Ligueurs [3] et particulièrement le duc de Mercœur en Bretagne à partir de 1590, prenant par ruse la ville de Quimperlé [4] en avril 1590. Celui-ci le battit à Craon [5] en 1592. Il fut nommé ensuite gouverneur de Normandie, entreprit de reconquérir cette province pour le roi et fut grièvement blessé au siège de Dreux [6] en 1593.

En 1596, il combattit les Espagnols en Artois, pour le compte d’Henri IV, se trouva à la bataille d’Ivry [7] puis participa en 1600 à la campagne de Savoie [8].

Il épousa en 1597 Henriette Catherine de Joyeuse duchesse de Joyeuse [9], fille d’ Henri duc de Joyeuse , et de Catherine de Nogaret et eut une seule fille Marie de Bourbon-Montpensier mariée à Gaston de France, duc d’Orléans et frère de Louis XIII.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Henri de Montpensier/ Portail du royaume de France/ Catégories : Maison de Bourbon-Montpensier/ Duc de Montpensier

Notes

[1] Mézières-en-Brenne est une commune française située dans le département de l’Indre. La paroisse était située à l’origine au hameau de Subtray, jusqu’à la construction du château à Mézières. Le château a créé un pôle d’attraction, et le village s’est petit à petit presque entièrement déplacé. La résistance des autorités religieuses au changement fit que la paroisse ne fut déplacée à l’église du village principal qu’au 18ème siècle.

[2] Montpensier est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme. À partir du 11ème siècle est évoquée la seigneurie de Montpensier, qui passe de la maison de Thiers à la maison de Beaujeu en 1176. Le 8 novembre 1226, le roi de France Louis VIII dit Louis le Lion meurt au château de Montpensier à la suite de fortes fièvres contractées lors de la croisade contre les Albigeois. En 1308, la seigneurie de Montpensier passe à la maison de Dreux. En 1384, la seigneurie est vendue au duc de Berry Jean de France, et alors érigée en comté. En 1434, par l’intermédiaire de Marie de Berry, dont Montpensier constitue la dot, le comté passe à sa mort à la maison de Bourbon. Charles III de Bourbon, connétable de Bourbon, trahit François 1er et se met au service de Charles Quint. C’est pourquoi le comté de Montpensier est confisqué en 1525, et ne sera rendu qu’en 1539 à sa sœur Louise de Montpensier et alors érigé en duché.], et de Renée d’Anjou-Mézières .

Titré prince de Dombes[[La Dombes est un des pays du département de l’Ain. Région naturelle et historique. À partir de l’avènement d’Humbert V de Thoire-Villars en 1300, la seigneurie s’oriente progressivement vers la France ; les trois derniers sires de Villars servent les rois de France durant la guerre de Cent Ans. Humbert VI est l’un des principaux artisans du rattachement du Dauphiné à la France en 1349. La Dombes souffre de guerres entre les comtes de Savoie et les sires de Villars (alliés au Dauphin et au comte de Chalon contre la Savoie) à partir de la fin du 13ème siècle. En voulant aider Édouard, comte de Savoie contre Guigue V dauphin de Viennois, Humbert 1er de Beaujeu est fait prisonnier à la bataille de Varey en 1325. Il est contraint de prêter hommage pour les seigneuries de Meximieux, Miribel et Bourg-Saint-Christophe à l’est de la Dombes, et demande au comte de Savoie un dédommagement. Les terres des sires de Villars subissent, quant à elles, plusieurs chevauchées parties des terres des comtes de Savoie, jusqu’à ce que le climat ne s’apaise, aux alentours de 1355. En 1400, le dernier des Beaujeu, Édouard II cède ses États au duc de Bourbon, Louis II. De son côté, Humbert VII de Thoire-Villars, n’ayant pas vu son fils unique lui survivre et se trouvant menacé par le duc de Bourgogne à qui il refuse de prêter hommage, vend ses terres en 1402, les partageant entre les ducs de Savoie et de Bourbon, se plaçant ainsi sous la protection de ces grands princes. Humbert VII garde toutefois l’usufruit de ses terres jusqu’à sa mort en 1423. En 1523, François 1er accuse le connétable de Bourbon de félonie, en vertu de quoi il confisque ses terres dans le royaume de France et dépêche des troupes pour confisquer la partie de la Dombes lui appartenant, bien que ces terres se trouvent côté Empire, la Saône marquant la frontière entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique. Il institue alors la fonction de gouverneur afin d’administrer la Dombes en son nom, ainsi qu’un parlement de Dombes qui siège d’abord à Lyon, par « territoire emprunté ». L’occupation royale par François 1er dure du 17 septembre 1523 au 31 mars 1547, suivit par celle d’Henry II du 31 mars 1547 au 10 juillet 1559 puis par celle de François II du 10 juillet 1559 au 27 septembre 1560. En 1560, François II rend leurs possessions au duc de Montpensier, héritier du connétable de Bourbon, qui récupère également ses possessions de Dombes. L’empereur n’ayant pas eu l’ambition de contrer le roi de France lorsqu’il avait confisqué ce territoire relevant pourtant de sa juridiction, les Montpensier érigent la Dombes en petite souveraineté indépendante dont Trévoux devient, suite logique à l’ampleur prise par la ville à la fin du Moyen Âge, la capitale. On rassemble dès lors dans cette cité tous les organes nécessaires à la bonne administration d’un petit État.

[3] La Ligue catholique, la Sainte Ligue ou la Sainte Union est le nom donné pendant les guerres de Religion à un parti de catholiques qui s’est donné pour but la défense de la religion catholique contre le protestantisme. Son succès fut tel qu’elle devint un danger pour la monarchie. En 1588, elle parvient à chasser le roi Henri III de la capitale. La Ligue décline petit à petit devant les victoires du roi Henri IV. Elle constitua un des plus grands dangers que connut la monarchie française avant l’avènement de l’absolutisme, avec la Fronde, au siècle suivant, dont les acteurs gardèrent présente à l’esprit la Ligue, comme modèle ou comme repoussoir.

[4] Quimperlé est une commune française, située dans le département du Finistère. En 1590, durant la Guerre de la Ligue, la ville était aux mains des Ligueurs, hostiles au protestantisme. Pour le compte du roi de France Henri IV (devenu récemment roi en abandonnant le protestantisme), le prince de Dombes s’empara de Quimperlé par surprise en avril 1590 au détriment de François Duchastel, marquis de Mesle et seigneur de Châteaugal en Landeleau, qui commandait la place de Quimperlé

[5] Craon est une commune française située dans le département de la Mayenne. Ce fut une redoutable forteresse médiévale composée de 27 tours et de 1 600 mètres de murailles, servant à garder la frontière angevine face à la Bretagne. Ce fut une ville marchande très importante (connue pour son fil de lin blanchi) dotée de halles fondées au 12ème siècle et réputées parmi les plus grandes de France. Craon qui fut le siège de la première baronnie d’Anjou était une force politique, judiciaire et religieuse importante, gérant une quarantaine de paroisses. Au Moyen Âge puis sous l’Ancien Régime, le fief de la baronnie angevine de Craon dépendait de la sénéchaussée principale d’Angers et du pays d’élection de Château-Gontier. La baronnie était qualifiée de « Première baronnie d’Anjou »

[6] Dreux est une commune française située dans le département d’Eure-et-Loir. Au cours des guerres de religion, le 19 décembre 1562, se déroula la Bataille de Dreux entre l’armée catholique et royale de Catherine de Médicis, régente du Royaume de France et comtesse de Dreux, et les troupes protestantes du prince Louis de Condé et de l’amiral de Coligny. Les catholiques remportèrent la victoire, mais au prix de 8 000 morts laissés sur le champ de bataille. La ville de Dreux fut ensuite assiégée à deux reprises par Henri IV en 1590, sans succès, puis en 1594 après quoi les fortifications de la ville furent démantelées.

[7] La bataille d’Ivry, le 14 mars 1590, est une bataille des guerres de religion qui ensanglantèrent ponctuellement le Royaume de France entre 1562 et 1598. Elle oppose l’armée royale commandée par Henri IV à l’armée ligueuse, renforcée de contingents espagnols, commandée par le duc Charles de Mayenne. Elle se déroule dans la plaine Saint-André entre la ville de Nonancourt et la ville d’Ivry, ensuite renommée Ivry-la-Bataille en souvenir du combat. Malgré leur supériorité numérique, les ligueurs sont mis en déroute.

[8] la guerre franco-savoyarde qui se déroule du 13 août 1600 au 9 mars 1601, voit les troupes françaises de Henri IV prendre Bourg-en-Bresse.

[9] Joyeuse est une ville située, sous l’Ancien Régime, dans le Vivarais (diocèse de Viviers), frontière de Languedoc et de Gévaudan. La vicomté fut érigée (à partir des territoires de la vicomté de Joyeuse, des seigneuries de Balbiac, Rosières, Lablachère, Labeaume, Saint-Alban, Saint-André, Saint-Sauveur, etc. ) en duché-pairie en 1581 (lettres d’août 1581, enregistrées le 7 septembre suivant) par Henri III, roi de France, en faveur de son favori Anne de Joyeuse, auquel succédèrent ses frères Scipion, François et Henri. Celui-ci, qui se fit capucin après la mort de sa femme, eut pour fille unique Henriette-Catherine, duchesse de Joyeuse, qui porta ce duché à Charles 1er de Lorraine, duc de Guise.