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Patrick de Dunbar 9ème comte de March

lundi 13 juillet 2020, par ljallamion

Patrick de Dunbar 9ème comte de March (vers 1285-1369)

Magnat écossais

Prééminent durant les règnes de Robert 1er d’Écosse et David II. Le comté, situé dans l’East Lothian [1], est connu de façon interchangeable sous les noms de Dunbar et March. Il s’agissait d’un des fiefs successeurs du royaume anglo-saxon de Northumbrie [2] devenu ensuite comté.

Patrick hérite à l’âge de 24 ans des domaines de son père Patrick 8ème comte de March à sa mort en 1309. Ce dernier avait été un des candidats au trône lors de la Crise de succession écossaise de 1290-1292. Son ancêtre paternel Patrick 1er comte de Dumbar avait en effet épousé Ada une fille illégitime du roi Guillaume le Lion de plus son épouse Marjory étant une descendante par son père Alexander Comyn du roi Donald III .

Lors de la première guerre d’indépendance de l’Écosse [3], après la bataille de Bannockburn [4], Patrick de Dunbar donne refuge au roi d’Angleterre Édouard II dans son château de Dunbar [5], et réussit à favoriser l’évasion du roi grâce à un bateau de pêche par lequel le souverain est transporté en Angleterre.

Le comte fait ensuite la paix avec le roi Robert Bruce, et il est présent au parlement tenu à Ayr le 26 avril 1315, lorsque la succession à la Couronne d’Ecosse fut réglée.

En 1318, il participe à la reprise de Berwick-upon-Tweed [6] aux Anglais. En 1320, il fut l’un des signataires de la déclaration d’Arbroath [7], qui est envoyée au pape Jean XXII.

En 1331, l’évêque de Durham [8] se plaignit à la Couronne que le village de Upsettlington, du côté écossais de la rivière Tweed [9] et à l’ouest du château de Norham [10], lui appartenait et non à Dunbar. Le roi d’Angleterre Édouard III s’immisça dans l’affaire et il semble que le village fut rendu à l’évêque.

En 1332, Dunbar est nommé gardien du royaume [11] pour le jeune David II à la suite de la mort de Thomas Randolph, 1er comte de Moray [12]. Il combat contre Édouard Balliol lors de la bataille de Dupplin Moor [13] en 1332 et s’oppose à Édouard III à la bataille de Halidon Hill [14] en 1333 et à la bataille de Boroughmuir [15] en 1335.

Après l’exil de David II en 1334, Balliol livre Berwick [16], Roxburgh [17], Édimbourg [18] et la ville de Dunbar [19] à Édouard III. Ce dernier installe une garnison au château de Dunbar. Finalement, il rend le château au comte Patrick en 1338.

Dunbar continue à combattre les Anglais avec l’aide de Robert II . Il enchaîne les succès, ce qui permet à David II de revenir en Écosse en 1341. Cependant, en 1346, Dunbar est battu à la bataille de Neville’s Cross [20] lors de laquelle le roi est capturé.

En août 1355, Dunbar mène une invasion de l’Angleterre avec William Douglas 1er comte de Douglas. Il bat les Anglais à la bataille de Nesbit Moor [21]. Il s’agit de sa dernière campagne.

Malade, il mène un pèlerinage jusqu’à la tombe de Thomas Becket à Cantorbéry [22] en 1366. En juin 1368, les conseillers du Parlement de Scone [23] se concertent sur les comtés de Dunbar et Douglas et sur la sécurité des marches de l’Est. Le 25 juillet 1368, il renonce à ses terres pour les donner à son petit-neveu Georges Dunbar (10e comte de March) . Patrick n’est pas présent lors du couronnement du roi Robert II d’Écosse en 1371, on suppose donc qu’il est mort avant cette date, soit vers 1368/1369.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Patrick V, Earl of March »

Notes

[1] L’East Lothian est l’un des 32 council areas de l’Écosse ainsi qu’une région de lieutenance. L’East Lothian est frontalier de la ville d’Édimbourg et du Midlothian à l’ouest et des Scottish Borders au sud. La principale ville est Musselburgh mais le chef lieu en est cependant Haddington. L’East Lothian était un comté jusqu’en 1975

[2] La Northumbrie est un royaume médiéval situé dans le nord de l’actuelle Angleterre et constituait l’un des principaux royaumes de l’Heptarchie. Sa notoriété est surtout liée à son rôle dans la propagation du christianisme nicéen dans l’île et à la constitution d’un centre culturel d’importance européenne avec l’archevêché d’York. Le nom de Northumbria désigne à l’origine les terres envahies par les Angles au 6ème siècle situées au nord de la rivière Humber. La Northumbrie en tant que royaume se constitue au début du 7ème siècle par l’union de deux autres entités Angles : celle de Bernicie (Bernicia) au nord et celle de Deirie (Deira) au sud.

[3] La première guerre (1296-1328) débuta avec l’invasion anglaise de l’Écosse et se termina avec la signature du traité d’Édimbourg-Northampton en 1328.

[4] La bataille de Bannockburn est une écrasante victoire de l’armée écossaise menée par Robert Bruce sur les troupes anglaises dirigées par Édouard II d’Angleterre pendant la première guerre d’indépendance écossaise. Elle est marquée par l’utilisation par Robert Bruce de carrés de piquiers nommés schiltrons sur lesquels viennent s’écraser les charges de cavalerie anglaises. Cette bataille entraîne une remise en question tactique de l’armée anglaise, ce qui aura un impact majeur sur les tactiques de combat de la guerre de Cent Ans.

[5] sur la côte Est de l’Écosse entre Édimbourg et Berwick-upon-Tweed

[6] Berwick-upon-Tweed, ou simplement Berwick, est située dans le comté de Northumberland et est la ville la plus au nord de l’Angleterre, sur la côte Est, à l’embouchure de la Tweed. Elle est située à 4km au sud de la frontière écossaise. La ville a été fondée durant la période du royaume de Northumbrie qui faisait alors partie de l’Heptarchie. Le site a joué un rôle central dans les guerres qui ont opposé l’Angleterre et l’Écosse pendant des siècles ; la dernière fois que la ville a changé de main fut en 1482 quand les Anglais l’ont reconquise.

[7] La déclaration d’Arbroath est une déclaration d’indépendance écossaise, écrite en latin sous le règne de Robert Bruce dans le but de confirmer le statut de l’Écosse en tant que nation indépendante et souveraine et de justifier le recours aux forces armées si elle se trouvait injustement attaquée. Cette déclaration revêt la forme d’une lettre, datée du 6 avril 1320, qui fut envoyée au Pape Jean XXII. Signée par 51 nobles dont les principaux barons d’Écosse dans la petite ville d’Arbroath (comté d’Angus), cette lettre est la seule restante des trois écrites à l’époque. Les deux autres émanaient du Roi des Écossais et du clergé qui comportaient vraisemblablement les mêmes points.

[8] L’évêché de Durham est d’une importance particulière dans le Royaume d’Angleterre, car 15 ans après la conquête normande, le nord du royaume est toujours plus ou moins hors du contrôle royal. En 1069-1070, le Conquérant avait mené une campagne sanglante et dévastatrice dans le nord afin de le soumettre, mais la région n’était toujours pas pacifiée.

[9] La Tweed est le troisième fleuve d’Écosse avec ses 156 km de longueur, après la Tay et la Clyde. Elle prend sa source dans les collines de Tweedsmuir à Tweed’s well puis traverse toute la région des Scottish Borders. Elle draine l’ensemble de la région des Borders. La partie la plus méridionale de son cours marque la frontière avec l’Angleterre sur 27 km, près de Berwick-upon-Tweed.

[10] Norham est un village du Northumberland, en Angleterre, situé juste au sud de la Tweed et de la frontière écossaise. Il abrite le château de Norham, construit au 12ème siècle. C’est là qu’Édouard 1er d’Angleterre rencontra les Écossais en 1292 pour décider du futur roi d’Écosse.

[11] Entre les 13ème et 16ème siècles, l’histoire du royaume d’Écosse se caractérise par de nombreuses minorités, périodes au cours desquelles, les rois sont captifs, absents ou empêchés, voire de vacances du pouvoir qui impliquèrent la mise en place de régences, parfois collectives, pendant lesquelles le pouvoir fut exercé par des Régents ou des Gardiens du Royaume.

[12] Le titre de comte de Moray de la pairie d’Écosse succède à celui de mormaer de Moray qui était à la tête du mormaerdom celtique de Moray. Le territoire des mormaers de Moray s’étendait le long de la rive sud du Moray Firth, à partir de la rivière Spey au travers du nord de l’Écosse jusqu’à la côte occidentale du pays. Le Moray était séparé du comté de Ross par la rivière de Beauly.

[13] À la bataille de Dupplin Moor le 11 août 1332, l’armée du prétendant Édouard Balliol et des « déshérités », dirigée par Henri de Beaumont, vainc les forces écossaises, pourtant plus nombreuses.

[14] Au cours des guerres d’indépendance de l’Écosse, la couronne d’Écosse est disputée entre Édouard Balliol, allié des Anglais, et David II d’Écosse. Édouard Balliol ayant dû fuir l’Écosse, le jeune roi Édouard III d’Angleterre intervient et défait les Écossais à Halidon Hill le 19 juillet 1333 à proximité de la ville de Berwick-upon-Tweed.

[15] La bataille de Boroughmuir eut lieu le 30 juillet 1335, durant la Seconde Guerre d’indépendance de l’Écosse. Ce fut une victoire pour les Écossais menés par John Randolph et Patrick Dunbar, qui défirent une armée d’invasion d’Édouard III d’Angleterre.

[16] Berwick-upon-Tweed, ou simplement Berwick, est située dans le comté de Northumberland et est la ville la plus au nord de l’Angleterre, sur la côte Est, à l’embouchure de la Tweed. Elle est située à 4km au sud de la frontière écossaise. La ville a été fondée durant la période du royaume de Northumbrie qui faisait alors partie de l’Heptarchie. Le site a joué un rôle central dans les guerres qui ont opposé l’Angleterre et l’Écosse pendant des siècles ; la dernière fois que la ville a changé de main fut en 1482 quand les Anglais l’ont reconquise.

[17] Le château de Roxburgh était un château situé près de l’ancienne ville de Roxburgh dans les Scottish Borders, une région d’Écosse. Le château fut fondé par David 1er d’Écosse. En 1174 le château se rend à l’Angleterre après la capture de Guillaume 1er d’Écosse à Alnwick, et fut la plupart du temps aux mains des Anglais après cela.

[18] Édimbourg est une ville de la côte d’Écosse au Royaume-Uni, et est sa capitale depuis 1532. Elle est le siège du Parlement écossais, qui a été rétabli en 1999.

[19] Le château de Dunbar, aujourd’hui en ruines, était une des plus importantes forteresses d’Écosse, dominant le port de la ville de Dunbar, dans l’East Lothian. Au début du Moyen Âge, le château de Dunbar dépendait d’un Ealdorman vassal des rois du château de Bamburgh, puis de ceux de York. En 678, saint Wilfrid fut enfermé à Dunbar, à la suite de son expulsion de son siège de York par Ecgfrith de Northumbrie. Plus tard, le château aurait été incendié par Kenneth 1er d’Écosse, roi des Scots, qui le possédait

[20] La bataille de Neville’s Cross (ou parfois Nevill’s Cross) a eu lieu à Neville’s Cross près de Durham en Angleterre entre les Écossais et les Anglais le 17 octobre 1346.

[21] La bataille de Nesbit Moor (ou Nisbet Muir), opposa le royaume d’Angleterre et le royaume d’Écosse en août 1355.

[22] La cathédrale de Canterbury située à Canterbury (Cantorbéry en français) dans le comté du Kent est l’une des plus anciennes et des plus célèbres églises chrétiennes d’Angleterre. L’ensemble de l’église Saint-Martin de Canterbury, des ruines de l’abbaye Saint-Augustin de Canterbury et de la cathédrale Christ church marque les différentes étapes de la chrétienté en Grande-Bretagne, illustre l’adaptation des édifices romains, le développement des styles anglo-saxon, roman et gothique parallèlement au développement du monachisme bénédictin qui naît à Canterbury. Le scriptorium de l’abbaye fut l’un des plus grands centres de production de livres de l’île mais aussi l’un des plus grands lieux d’enseignement du pays.

[23] Scone est un village d’Écosse, dans la région de Perth and Kinross. À Scone se trouvait la Pierre du destin, dite aussi Pierre de Scone, sur laquelle les rois d’Écosse étaient couronnés. La pierre fut emmenée comme butin de guerre à Westminster par le roi Édouard 1er d’Angleterre en 1296. Mais les rois écossais continuèrent à se faire couronner à Scone, jusqu’à Charles II, en 1651.