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L’histoire pour le plaisir

Guyomarch V de Léon

samedi 11 juillet 2020, par ljallamion

Guyomarch V de Léon (mort après 1216)

Vicomte de Léon

Succédant en 1179 à son père Guyomarch IV de Léon, qui s’était soumis au pouvoir ducal quelque temps auparavant, Henri II confisque les terres du vicomte.

À la suite de la confiscation de Morlaix [1] par le duc Geoffroy Plantagenêt, les deux fils de Guyomarch IV, Guyomarch V de Léon et Hervé 1er de Léon , récupèrent leur héritage.

Guyomarch V de Léon reçoit les châtellenies de Lesneven [2], Brest [3], Saint-Renan [4] et Le Conquet [5] ainsi que le titre de vicomte. Hervé 1er de Léon, lui, reçoit les terres de Landerneau [6] et de Daoudour, ainsi que la seigneurie de Coat-Méal [7].

En tant que juveigneur [8] Hervé doit se contenter du titre de seigneur de Léon [9], titre qu’il transmet à ses héritiers de cette branche cadette de la famille de Léon, qui s’installe dans le château de La Roche-Maurice [10].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Patrick Kernévez, André-Yves Bourgès Généalogie des vicomtes de Léon (xie, xiie et xiiie siècles). Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXVI, 2007

Notes

[1] Morlaix est une commune française de Bretagne, située dans le nord-est du département du Finistère. Elle est une sous-préfecture et par conséquent chef-lieu de l’arrondissement de Morlaix. La ville devient très convoitée entre les seigneurs du Léon et les ducs de Bretagne. En 1179, le duc de Bretagne Geoffroy prononce le rattachement de Morlaix au domaine ducal. Le vicomte du Léon Guyomarch provoque un soulèvement dans la ville et la récupère en 1186. L’année suivante, Henri II Plantagenêt met le siège devant la ville et s’en empare. Le duc Jean 1er le Roux met fin à ces querelles en attribuant une rente de 80 livres par an à Hervé IV de Léon. La ville connaît un premier essor économique au 13ème siècle, marqué notamment par la construction du couvent des Dominicains en 1236 et la fondation par le duc Jean II de la collégiale Notre-Dame du Mur le 12 août 1295 pour servir de chapelle au château. Le duc Jean 1er le Roux a racheté la ville à Hervé IV de Léon en 1275 contre une rente de 80 livres

[2] Lesneven est une commune du département du Finistère. Lesneven fut, durant tout le Moyen Âge, la capitale militaire des comtes de Léon qui y installèrent une de leurs quatre châtellenies, et y construisirent au 13ème siècle un imposant château fort

[3] Le château de Brest est un château fort qui domine la ville de Brest au-dessus de l’embouchure de la Penfeld et de la vaste rade qui s’étend à l’ouest du Finistère. Plus ancien monument de la ville, il conserve depuis 17 siècles sa vocation originelle de forteresse militaire dans un site d’une grande importance stratégique. En 1341, Jean, comte de Montfort, demi-frère de Jean III de Bretagne, époux de Jeanne de Flandre, dispute le duché de Bretagne à Charles de Blois, époux de Jeanne de Penthièvre. La prise de Brest lui est indispensable. Il doit éviter que la place devienne un refuge pour ses ennemis ou qu’elle devienne un point d’entrée en France pour les troupes de leur allié, Édouard III d’Angleterre. Pour prendre le château il s’assure d’une large supériorité numérique et de puissants engins de siège pour battre en brèche les murailles. L’assaut dure plusieurs jours.

[4] Saint-Renan est une commune du département du Finistère, située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Brest. En 1276, la ville est vendue par le vicomte Hervé IV de Léon au duc de Bretagne Jean Le Roux, lequel y établit une cour de justice sous la dénomination de barre ducale de Saint-Renan et Brest ; les justices seigneuriales de Coat-Méal, du Chastel, de Keruzas (en Plouzané) et de l’abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre dépendent de cette juridiction »

[5] Le Conquet est une commune française du département du Finistère. C’est, après Plouarzel en raison de la Pointe de Corsen, la commune la plus occidentale de France continentale. En 1207 des partisans de Jean sans Terre bâtirent un château près du Conquet et s’emparèrent de la ville et du port, dont ils se firent une place d’armes. Les Anglais furent chassés en 1218 par Pierre de Dreux qui fit raser le château et la forteresse qu’ils avaient construits. En 1279 le duc de Bretagne Jean 1er afferma les sécheries du Conquet, de Saint-Mahé [Saint-Mathieu] et autres à quelques marchands de Bayonne qui, en 1289, se joignirent aux Anglais, à l’aide desquels ils brûlèrent Le Conquet et pillèrent et ravagèrent tous les environs. Ces marchands se révoltèrent pour se venger du mauvais traitement qu’ils essuyaient de la part des habitants de la ville. En 1295 une flotte anglaise de 360 voiles, commandée par les comtes de Lancastre et de Lincoln, mouilla à la vue du Conquet.

[6] Landerneau est une commune du département du Finistère. Le nom de Landerneau apparaît en 1206, soit à une période où l’agglomération est en plein développement. L’établissement est alors la principale ville de la seigneurie de Léon, un fief né du démembrement de la vicomté du même nom. Il compte deux sanctuaires : l’église Saint-Houardon, et Saint-Thomas, un prieuré de l’abbaye de Daoulas érigé avant 1218 sous le patronage de Thomas Beckett canonisé. En 1336, un hôpital, dédié à saint Julien, est bâti près du pont

[7] Coat-Méal est une commune du département du Finistère.

[8] c’est-à-dire cadet apanagé

[9] La seigneurie de Léon puis principauté de Léon est un ancien fief breton situé dans le pays de Léon dans le nord-ouest de la Bretagne (sur le territoire de l’actuel département du Finistère). Cette seigneurie est un démembrement de l’ancien comté de Léon survenu à la fin du 12ème siècle. La seigneurie de Léon est un vaste fief qui comprenait une soixantaine de paroisses et de trèves. Les terres de la seigneurie sont situées autour de la vallée de l’Élorn, de Landerneau, son chef-lieu, et du château de La Roche-Maurice. À l’origine, la seigneurie est détenue par la branche cadette des vicomtes de Léon dont le fondateur fut Hervé 1er. À la suite de la mort sans héritier d’Hervé VIII de Léon, le fief passa dans les mains des vicomtes de Rohan. Au milieu du 16ème siècle, le fief prit le nom de « principauté de Léon ». Landerneau, Landivisiau, Daoulas, Coat-Méal, Penzé et La Roche-Maurice furent les sièges des juridictions de cette vaste seigneurie bretonne

[10] La Roche Maurice est une commune du département du Finistère. On ignore à quelle date s´est constitué le bourg castral de La Roche Maurice, probablement avant le 15ème siècle, car en 1407 des lettres patentes du duc de Bretagne Jean V autorisent la translation de la foire de La Roche Maurice, du premier dimanche au premier mardi d’octobre. Un testament d’Hervé VIII de Léon en 1363 indique la fondation d´une chapellenie dans la chapelle. On ignore s´il s´agit de l´église actuelle.