Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Jacqueline de Longwy

mardi 8 janvier 2019, par ljallamion

Jacqueline de Longwy (vers 1520-1561)

Comtesse de Bar-sur-Seine-Duchesse de Montpensier-Dauphine d’Auvergne

Jacqueline de Longwy vers 1550, Chantilly, musée Condé par François ClouetElle fut l’amie et confidente de la reine Catherine de Médicis. Acquise à la réforme protestante, on lui prête une influence importante sur la politique de conciliation menée par la reine-mère à son avènement au pouvoir.

Fille de Jean IV de Longwy [1], seigneur de Givry [2], baron de Pagny [3] et de Mirebeau [4] et de Jeanne d’Angoulême dite Jeanne d’Orléans , sœur illégitime de François 1er. Jacqueline est donc la demi-nièce du roi.

En 1538, Jacqueline se marie avec Louis III de Montpensier dit Louis III de Bourbon-Vendôme , qui deviendra Duc de Montpensier [5] à la mort de sa mère, Louise de Bourbon dite Louise de Montpensier le 5 juillet 1561.

À l’occasion de ce mariage, François 1er rend aux Montpensier les comtés de Forez [6], Beaujeu [7], et la Dombes [8].

En 1543, le dauphiné d’Auvergne est rétabli et Jacqueline en devient dauphine. En 1556, Jacqueline, et Diane de Poitiers ainsi que Madame de Montmorency, sont commise par le reine Catherine de Medicis à juger du procède de Mademoiselle de Rohan, l’une des protectrices du mathématicien François Viète, séduite et abandonnée par le duc Jacques de Nemours.

Elle entretient les meilleurs rapports avec Jean V de Parthenay et on la soupçonne alors de sympathie huguenote.

Elle meurt à Paris le 28 août 1561 et n’a été duchesse de Montpensier que pendant 2 mois. Son époux se remarie après sa mort avec Catherine de Lorraine .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Jules Bonnet, François Viète, Mémoire de la vie de Jean V de Parthenay dit Soubise

Notes

[1] Longwy-sur-le-Doubs est une commune française située dans le département du Jura. Les sires de Longwy apparaissent au 13ème siècle, issus des seigneurs de Chaussin, qu’on présume eux-mêmes sortis des seigneurs de Neublans, ou du moins étroitement apparentés. Son fils ou petit-fils Simonin (Simon III) assure la suite des seigneurs principaux, barons de Longwy (la ville et le Bourg Dessous), alors que le neveu ou frère de Simonin, Mathée II, continue les sires de Rahon, probablement aussi seigneurs secondaires de Longwy (le Bourg Dessus) et de Neublans en partie (au 15ème siècle, ils hériteront par un mariage des seigneurs de Pagny, Neublans et Binans issus de la célèbre Maison de Vienne, avant de se fondre dans les Maisons Chabot puis de Lorraine-Guise-Elbeuf).

[2] Gevry est une commune française située dans le département du Jura. Jadis mentionné sous le nom de Geveriacum, en 785, Gevry est une seigneurie démembrée de la châtellenie de Dole. Les terres de Montbauzon, Gevry et Sampans furent cédées en 1341 par le duc Eudes IV de Bourgogne à sa belle-sœur Isabelle de France, (fille de Philippe V de France) pour mettre fin à des querelles d’apanage. Isabelle de France épousa en 2ème noce, Jean III de Faucogney. Leur fille Jeanne apporta en dot, lors de son mariage, le château de Gevry, à Henri De Longwy, chevalier, sire de Rahon, l’un des principaux officiers attachés à la cour de Marguerite, comtesse de Flandres et de Bourgogne. La seigneurie de Gevry resta dans la famille De Longwy, jusqu’en 1526. Date du mariage de Françoise de Longwy, fille de Jean de Longwy (Baron de Pagny et Seigneur de Gevry-sur-le-Doubs) et de Jeanne D’Orléans, avec Philippe Chabot. Les terres de Pagny et de Gevry passent ensuite dans la famille de Lorraine, lors du mariage de Marguerite de Chabot, (fille de Léonor Chabot) avec Charles 1er d’Elbeuf de Lorraine. Le village est dévasté par les armées de Louis XI au 15ème siècle et les protestants au 16ème. Le château fort, un des plus puissants de Franche-Comté, est détruit en 1636 lors du siège de Dole. Il n’est plus habitable en 1659. Le château est vendu pour matériaux en 1793.

[3] Pagny-le-Château est une commune française située dans le canton de Brazey-en-Plaine du département de la Côte-d’Or. Au moins depuis les 11/12ème siècles, Pagny, Pouilly-sur-Saône et Seurre avec la Motte-Saint-Georges (quartier sud de Seurre), constituent un complexe féodal, un groupe de seigneuries liées, sises sur la Saône à mi-chemin entre Beaune et Dole, qu’Eglantine de Pouilly apporte vers 1170 à son mari Philippe 1er de Neublans.

[4] Mirebeau-sur-Bèze est une commune française située dans le département de la Côte-d’Or. Importante place forte au Moyen Âge, Mirebeau fut assiégé en 1015 par Robert II le Pieux lorsque ce roi essaya de conquérir le Dijonnais. Robert II revint guerroyer à Mirebeau en 1031 (l’année de sa mort) pour débarrasser la région des centaines de routiers-pillards qui l’infestaient. Ils s’étaient regroupés au château fort de Mirebeau, alors en construction. L’intervention énergique du roi permit de les éliminer. En 1125 la famille de Montsaugeon, qui possédait la châtellenie de Mirebeau mais qui n’avait plus d’héritier, céda ses droits au duc de Bourgogne Hugues II le Pacifique. Les seigneurs des bourgs et villages de la région (Mirebeau, Pontailler-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, etc.) durent alors prêter serment au duc, confirmant ainsi leur rattachement au duché de Bourgogne. En 1636, la ville fut attaquée par les Impériaux de Matthias Gallas et François Mercy. Après un siège de trois jours et une résistance héroïque, le 2 septembre, les habitants de Mirebeau repoussèrent les assaillants, tuant l’un des chefs principaux de l’armée impériale, le comtois Demandres (gouverneur du bailliage de Gray) responsable, fin août 1636, de la destruction de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay, Saint-Sauveur etc.). Mirebeau paya très cher ce succès initial, lorsque le gros des troupes impériales arriva un peu plus tard, la ville fut rasée.

[5] Montpensier est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme. À partir du 11ème siècle est évoquée la seigneurie de Montpensier, qui passe de la maison de Thiers à la maison de Beaujeu en 1176. Le 8 novembre 1226, le roi de France Louis VIII dit Louis le Lion meurt au château de Montpensier à la suite de fortes fièvres contractées lors de la croisade contre les Albigeois. En 1308, la seigneurie de Montpensier passe à la maison de Dreux. En 1384, la seigneurie est vendue au duc de Berry Jean de France, et alors érigée en comté. En 1434, par l’intermédiaire de Marie de Berry, dont Montpensier constitue la dot, le comté passe à sa mort à la maison de Bourbon. Charles III de Bourbon, connétable de Bourbon, trahit François 1er et se met au service de Charles Quint. C’est pourquoi le comté de Montpensier est confisqué en 1525, et ne sera rendu qu’en 1539 à sa sœur Louise de Montpensier et alors érigé en duché.

[6] Le Forez est une région naturelle et historique française située, pour l’essentiel, dans la partie centrale de l’actuel département de la Loire. Cette région fut au cœur du comté de Forez puis de la province de Forez sous l’Ancien Régime, cette dernière englobant tardivement une bonne partie des régions du Roannais et du Jarez dont la ville de Saint-Etienne. Dès le début du xiie siècle, le Forez paraît dans les chartes avoir été une terre "libre" où l’achat, la vente et la transmission des terres se faisait, moyennant les droits en usage, en toute liberté. De même, les sources ne portent pas mention d’un quelconque système de servage. Le titre de capitale du comté est retiré à la ville de Feurs, le 6 mai 1441, par lettres patentes de Charles 1er de Bourbon, 5ème duc de Bourbon, duc d’Auvergne, comte de Forez et comte de Clermont en Beauvaisis, et accordé à la ville de Montbrison. Ce transfert de capitale est confirmé, l’année suivante, par d’autres lettres patentes signées à Moulins. Toutefois, l’antique cité continuera à jouer un certain rôle dans la vie du fief comtal. Trois dynasties de comtes se succédèrent dans le Forez ; la dernière fut celle de Bourbon, à laquelle le Forez échut par le mariage de Louis II, duc de Bourbon, avec Anne de Forez, dauphine d’Auvergne, seule héritière de ce comté. Après la défection du connétable Charles III en 1523, le Forez fut confisqué et peu après en 1531 il fut réuni à la couronne de France. En 1542, la province du Forez intégra la généralité de Lyon, structure administrative comprenant également les provinces du Lyonnais et du Beaujolais.

[7] Beaujeu est une commune française située dans le département du Rhône. Beaujeu est la capitale historique de l’ancienne province du Beaujolais.

[8] La Dombes est un des pays du département de l’Ain. Région naturelle et historique. À partir de l’avènement d’Humbert V de Thoire-Villars en 1300, la seigneurie s’oriente progressivement vers la France ; les trois derniers sires de Villars servent les rois de France durant la guerre de Cent Ans. Humbert VI est l’un des principaux artisans du rattachement du Dauphiné à la France en 1349. La Dombes souffre de guerres entre les comtes de Savoie et les sires de Villars (alliés au Dauphin et au comte de Chalon contre la Savoie) à partir de la fin du 13ème siècle. En voulant aider Édouard, comte de Savoie contre Guigue V dauphin de Viennois, Humbert 1er de Beaujeu est fait prisonnier à la bataille de Varey en 1325. Il est contraint de prêter hommage pour les seigneuries de Meximieux, Miribel et Bourg-Saint-Christophe à l’est de la Dombes, et demande au comte de Savoie un dédommagement. Les terres des sires de Villars subissent, quant à elles, plusieurs chevauchées parties des terres des comtes de Savoie, jusqu’à ce que le climat ne s’apaise, aux alentours de 1355. En 1400, le dernier des Beaujeu, Édouard II cède ses États au duc de Bourbon, Louis II. De son côté, Humbert VII de Thoire-Villars, n’ayant pas vu son fils unique lui survivre et se trouvant menacé par le duc de Bourgogne à qui il refuse de prêter hommage, vend ses terres en 1402, les partageant entre les ducs de Savoie et de Bourbon, se plaçant ainsi sous la protection de ces grands princes. Humbert VII garde toutefois l’usufruit de ses terres jusqu’à sa mort en 1423. En 1523, François 1er accuse le connétable de Bourbon de félonie, en vertu de quoi il confisque ses terres dans le royaume de France et dépêche des troupes pour confisquer la partie de la Dombes lui appartenant, bien que ces terres se trouvent côté Empire, la Saône marquant la frontière entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique. Il institue alors la fonction de gouverneur afin d’administrer la Dombes en son nom, ainsi qu’un parlement de Dombes qui siège d’abord à Lyon, par « territoire emprunté ». L’occupation royale par François 1er dure du 17 septembre 1523 au 31 mars 1547, suivit par celle d’Henry II du 31 mars 1547 au 10 juillet 1559 puis par celle de François II du 10 juillet 1559 au 27 septembre 1560. En 1560, François II rend leurs possessions au duc de Montpensier, héritier du connétable de Bourbon, qui récupère également ses possessions de Dombes. L’empereur n’ayant pas eu l’ambition de contrer le roi de France lorsqu’il avait confisqué ce territoire relevant pourtant de sa juridiction, les Montpensier érigent la Dombes en petite souveraineté indépendante dont Trévoux devient, suite logique à l’ampleur prise par la ville à la fin du Moyen Âge, la capitale. On rassemble dès lors dans cette cité tous les organes nécessaires à la bonne administration d’un petit État.