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Triomphe de La Flûte enchantée

mardi 11 novembre 2025, par lucien jallamion

Triomphe de La Flûte enchantée

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Papageno sur le timbre du 200e anniversaire de la mort de Mozart à côté de l’affiche de la première représentation de la Flûte enchantée.

Le 30 septembre 1791, dans un théâtre des faubourgs de Vienne [1], La Flûte enchantée est accueillie par une ovation triomphale. C’est pour une troupe populaire que Mozart a composé cet opéra en allemand, plein de fantaisie et de mystère, où le prince Tamino, l’oiseleur Papageno et la Reine de la Nuit se disputent les faveurs du public dans une mise en scène truffée d’effets spéciaux.

Le livret de cette œuvre féerique, rédigé par l’acteur Emanuel Schikaneder , est truffé d’allusions à la franc-maçonnerie [2], un mouvement ésotérique né quelques décennies plus tôt en Angleterre et auquel ont appartenu Mozart et son librettiste. C’est ainsi que l’on y voit des prêtres assemblés comme en une loge maçonnique.

Mozart meurt d’épuisement à 35 ans, le 5 décembre 1791, sans venir à bout d’un Requiem qui sera achevé par un disciple conformément à ses ultimes instructions.

La dépouille de Mozart est inhumée au cimetière Saint-Marc, à quelques kilomètres de Vienne.

Il nous reste l’essentiel : plus de 600 œuvres de toutes natures opéras, sonates, concertos, quatuors à cordes, symphonies, dont la célébrissime Petite musique de nuit, qui marquent l’apogée de la musique classique occidentale.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Hérodote

Notes

[1] Vienne est la capitale et la plus grande ville de l’Autriche ; elle est aussi l’un des neuf Länder (État fédéré) du pays. La ville est située dans l’est du pays et traversée par le Danube (Donau). Capitale du duché puis archiduché d’Autriche, elle fut de fait celle du monde germanique durant le règne de la maison de Habsbourg (devenue en 1745 la maison de Habsbourg-Lorraine) sur le Saint-Empire romain germaniquepuis présida la Confédération germanique de 1815 à 1866. Elle fut en même temps celle de l’empire d’Autriche de 1804 à 1867 puis de l’Autriche-Hongrie de 1867 à 1918.

[2] Le terme franc-maçonnerie désigne un ensemble d’espaces de sociabilité sélectifs qui recrutent leurs membres par cooptation et pratiquent des rites initiatiques se référant à un secret maçonnique et à l’art de bâtir. Formée de phénomènes historiques et sociaux très divers, elle semble apparaître en 1598 en Écosse (Statuts Schaw), puis en Angleterre à la fin du 17ème siècle où elle est contemporaine de l’essor des sociétés amicales. Elle se décrit, suivant les époques, les pays et les formes, comme une « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » ou comme un « ordre initiatique ». Organisée en obédiences depuis 1717 à Londres, la franc-maçonnerie dite « spéculative » c’est-à-dire philosophique fait référence aux Anciens devoirs de la « maçonnerie » dite « opérative » anglaise formée par les corporations de bâtisseurs. Elle puise ses sources dans un ensemble de textes fondateurs rédigés entre les 14 et 18ème siècles. Elle prodigue un enseignement progressif à l’aide de symboles et de rituels. Elle encourage ses membres à œuvrer pour le progrès de l’humanité, tout en laissant à chacun le soin d’interpréter ses textes. Sa vocation se veut universelle, bien que ses pratiques et ses modes d’organisation soient extrêmement variables selon les pays et les époques. Elle s’est structurée au fil des siècles autour d’un grand nombre de rites et de traditions, ce qui a entraîné la création d’une multitude d’obédiences, qui ne se reconnaissent pas toutes entre elles. Elle a toujours fait l’objet de nombreuses critiques et dénonciations, aux motifs très variables selon les époques et les pays.