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Hugues 1er de Châtillon

mardi 24 avril 2018

Hugues 1er de Châtillon (fin du 12ème-1248)

Comte de Saint-Pol et de Blois en droit de sa femme

Second fils de Gaucher III de Châtillon , et d’ Élisabeth Candavène fille de Hugues IV de Campdavaine .

En mars 1222, il est présent lorsque Thibaut IV prête fidélité à Philippe Auguste, mais son frère et lui se brouillent avec Thibaut IV.

En 1223, il exerce en viager la charge de bouteiller de Champagne [1] pour succéder à son père, Gaucher, et reçoit Crécy-en-Brie [2] ainsi que ses dépendances.

En mai 1224, il est à Sézanne [3], avec quelques barons de Champagne, où réconcilié une première fois, d’avec Thibaut, ils donnent leur accord pour le droit d’aînesse de celui-ci. Un an plus tard, il assiste à l’hommage de Robert III de Dreux fait à Thibaut.

En 1227, il est de nouveau en froid avec Thibaut, mais sans gravité car ils s’occupent tous deux du mariage de la nièce de Hugues, Yolande de Châtillon , avec Archambaud IX de Bourbon .

Alors vassal et grand officier de Thibaut IV, ils se brouillent encore lors de la révolte contre le prince champenois, Louis IX. Hugues se met au service de ce jeune roi et l’accompagne lors de sa marche contre Pierre de Dreux dit Mauclerc.

En décembre 1230, ils semblent définitivement réconciliés.

Il démolit en partie l’église collégiale de Saint-Sauveur de Blois [4] pour bâtir un château au même endroit ; aussi le pape écrivit-il au prévôt [5] de Saint-Omer [6], le 13 juin 1245, pour qu’il demande au comte une compensation, un terrain pour la construction d’une église et des maisons à Saint-Pol [7].

Il se prépare pour partir avec le roi Saint Louis en croisade pour la Terre sainte avec un corps d’armée, il avait fait construire un navire à Inverness [8] grâce à la faveur d’Innocent IV envers les croisés, mais meurt le 9 avril 1248, d’un coup de pierre reçu à Avignon lors de leur passage. Son corps fut inhumé dans l’abbaye du Pont-aux-Dames [9], qu’il avait créée, en 1226, et dotée, avec sa seconde épouse, Marie d’Avesnes .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Hugues Ier de Châtillon/ Portail de la Champagne-Ardenne/ Maison de Châtillon

Notes

[1] Bouteiller était un titre donné au Moyen Âge à l’officier chargé de l’approvisionnement en vin d’une cour royale, impériale ou princière. Il pouvait aussi avoir un rôle d’échanson, ce qui signifie qu’il pouvait être amené à servir le roi à table dans les grandes occasions. Dans le royaume de France sous la dynastie capétienne, le bouteiller perd sa fonction de gestion des approvisionnements de la cour, rôle désormais dévolu à des échansons. Il est désormais chargé d’administrer le vignoble du domaine royal, fonction pour laquelle il perçoit une redevance sur certaines abbayes fondées par le roi. Le bouteiller est alors un des principaux officiers de la cour : il atteste très souvent les chartes royales. Aux 11ème et 12ème siècles, sous les règnes de Louis VI et Louis VII notamment, la famille de Senlis est traditionnellement attachée à cet office, à tel point que son chef est souvent désigné sous le nom de « Bouteiller de Senlis ». À partir du 14ème siècle, le bouteiller porte le titre de Grand bouteiller de France, et la fonction devient purement honorifique.

[2] Crécy-la-Chapelle est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. La commune de Crécy-la-Chapelle est née le 1er octobre 1972 de la fusion entre les anciennes communes de Crécy-en-Brie et de La Chapelle-sur-Crécy. C’est à partir des 9ème et 10ème siècles que fut édifiée la première forteresse. Isabelle, comtesse de Crécy, apporta la ville en dot à Guy le Rouge, comte de Rochefort. Guy et son fils Hugues de Crécy se joignant aux ennemis du roi Philippe 1er de France dotèrent Crécy d’une redoutable défense. À sa mort, sa sœur Luciane, mariée à Guichard II de Beaujeu, hérite de ses biens, reprenant ainsi les terres de Crécy. Crécy passe ensuite aux mains de leur fils Humbert III de Beaujeu qui partit pour la Terre sainte. Crécy était un comté dont dépendaient plusieurs fiefs dont la forêt de Lubeton devenue forêt de Crécy. Le domaine appartint ensuite à Robert II comte de Dreux et de Brie, puis à sa fille Alix, à Beaudoin VIII et par le jeu des mariages, Crécy échut à Gaucher II de Châtillon, vassal des comtes de Champagne. Crécy est ensuite possédée par Thibaut V de Champagne, puis par son frère Henri III de Champagne. À la mort de ce dernier sa fille Jeanne de Champagne en hérita. Le domaine fut ajouté à la couronne de France, en 1284, lors du mariage de Jeanne avec Philippe le Bel.

[3] Sézanne est une commune française, située dans le département de la Marne. Sézanne est située à 44 km d’Épernay, à 60 km de Châlons-en-Champagne, 62 km de Troyes, et 117 km de Paris.

[4] La collégiale Saint-Sauveur de Blois était un monument historique du 12ème siècle construit dans l’avant cour du château de Blois et qui fut détruit en 1793. Le comte Louis II de Blois-Châtillon y fut enterré en 1372

[5] Un prévôt est un fonctionnaire pouvant occuper plusieurs rôles. En France le royaume a été divisé en prévôtés au 11ème siècle. Le prévôt pouvait être un agent du roi domanial qui s’occupait des finances, de la justice et de l’administration et de l’ordre public sur une telle zone géographique. Le prévôt était surtout un officier de justice subalterne (ses décisions peuvent être changées par les baillis et sénéchaux) qui jugeait notamment en appel les jugements civils seigneuriaux.

[6] Saint-Omer est une commune française, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais. Aux 11ème et 12ème siècles, les marchands de Saint-Omer sont organisés en guilde, dotée de statuts. Y sont codifiés, les beuveries mais aussi les conditions d’admission, le rôle des doyens, l’entraide, la charité envers les pauvres, l’entretien des places et des remparts, etc. Saint-Omer fut perdue par le comté de Flandre au traité de Pont-à-Vendin du 25 février 1212 et devint une des principales places du comté d’Artois qui venait de se créer. Ferrand de Flandre essaya de reprendre la ville mais il fut vaincu à la bataille de Bouvines. Dès lors la francisation commença et les documents officiels furent écrits en français ; le flamand n’en resta pas moins la langue courante dans la population et, au 13ème siècle, le chroniqueur Guillaume d’Andres nous affirme que, de son temps, les affaires se plaidaient en flamand. Encore en 1507 la coutume de Saint-Omer précise dans son article 7 que « ses majeurs et eschevins ont accoustumé faire raidigier leurs dictes sentences criminelles en langaige flamang ». La ville resta d’ailleurs dans une large mesure au sein du réseau économique des Pays-Bas dont elle était officiellement séparée. En 1384, Saint-Omer revint aux ducs de Bourgogne, mais la paix de Nimègue en 1678 la céda définitivement à la France.

[7] Saint-Pol-sur-Ternoise est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais. Au 12ème siècle, la maison de Campdavaine détint le comté de Saint-Pol. En 1202, Hugues IV de Campdavaine, dernier comte de la famille de Candavène octroie aux bourgeois de Saint-Pol une charte communale. Au 13ème siècle, le comté et la ville de Saint-Pol passèrent à la maison de Châtillon. En 1354, le comté de Saint-Pol passa par mariage à la maison de Luxembourg.

[8] Inverness est le centre administratif du council area du Highland, et était auparavant la capitale du comté de Inverness-shire et de l’ancienne région du Highland (ainsi que du district d’Inverness au sein de cette région). Elle est, de manière plus générale, la plus grande ville et le pôle d’attraction de toute la région des Highlands. La ville, qui a le statut de Cité, s’est autoproclamée capitale des Highlands.

[9] Hugues de Châtillon, comte de Saint-Paul, seigneur de Crécy, et sa femme Marie d’Avesnes, fondent en 1226, une abbaye, appelée initialement abbaye du Pont ou du Pont Notre-Dame. L’abbaye du Pont-aux-Dames (Pons Dominarum), paroisse de Couilly (châtellenie de Crécy), diocèse de Meaux, était une abbaye cistercienne de femmes. Elle fut établie dans une Maison-Dieu au hameau du Pont à Couilly, sur le Grand Morin, et transférée, par ses fondateurs en 1239, dans le hameau de Rus, qui prit le nom de Pont-aux-Dames ; quant à l’ancien lieu, il porta le nom de Pré de l’Hôtel-Dieu. Gaucher de Châtillon, seigneur de Crécy, cède la châtellenie au roi, en janvier 1289. Et par des chartes de juin, 1294 et 1299, l’abbaye obtint la dîme du pain et du vin dépensée par l’Hôtel du roi, Philippe le Bel, la reine Jeanne de Champagne, ou leur fils aîné, lors de leurs séjours royaux à Crécy-en-Brie, Becoisel-en-Brie (château de Becoiseau), Crèvecœur-en-Brie, ou Villeneuve-le-Comte. L’abbaye constituait un lieu d’internement pour de grandes dames tombées en disgrâce, ainsi en 1774, Madame du Barry y fut exilée après la mort de Louis XV, pour près d’un an. L’abbaye devient bien national à la Révolution, où vendue en novembre 1792