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Macé Ferrand ou Mathieu Ferrand

mardi 9 juin 2015, par ljallamion

Macé Ferrand ou Mathieu Ferrand

Légiste français-Chancelier de France sous Philippe VI de Valois

Masse de Chancelier, Palais du Tau de Reims.La vie de Ferrand est quasiment inconnue. On sait qu’il était clerc et juriste de formation. Il est déjà au service de Philippe de Valois avant l’accession au trône de celui-ci, et est chanoine du Mans en 1328.

Après l’avènement de Philippe VI, Ferrand suit ce dernier à Paris et devient Maître des requêtes de l’Hôtel du roi [1], où il fait preuve d’une grande activité.

Le 13 juillet 1328, Jean XXII le nomme évêque de Saint-Brieuc [2], charge qu’il refuse finalement, préférant rester à la Cour du roi. À l’automne 1328, Ferrand est nommé par le roi conseiller clerc au sein de la Grand’chambre du Parlement, mais il n’a pas à siéger du fait de sa nomination au poste de garde des sceaux, lors de la vacance de la chancellerie, le 1er novembre 1328, à la suite de la mort de Jean de Cherchemont .

Ferrand fait preuve au cours de son cancellariat [3] d’une grande activité et gère strictement la chancellerie. Il fait ainsi cesser les abus financiers qui avaient été commis par son prédécesseur et commande une enquête contre les responsables.

Macé Ferrand décède seulement six mois après son entrée en fonction, le 21 avril 1329.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Raymond Cazelles, La société politique et la crise de la royauté sous Philippe de Valois, Paris, Librairie d’Argences, coll. « Bibliothèque elzévirienne »,‎ 1958

Notes

[1] Le titre de maître des requêtes est porté en France, ainsi que dans certains autres pays d’Europe, depuis le Moyen Âge, par les titulaires de certaines hautes fonctions judiciaires et administratives. Les maîtres des requêtes ordinaires de l’hôtel du Roi étaient, depuis le Moyen Âge, des officiers propriétaires d’une charge extrêmement prestigieuse et devenue, sous Louis XIV, particulièrement coûteuse. Les maîtres des requêtes étaient les collaborateurs du chancelier de France, dont ils dépendaient étroitement. Ils étaient associés à l’œuvre de justice à travers l’audience du sceau et le Conseil des parties, auquel ils assistaient. Ils siégeaient par quartiers trimestriels. Chaque quartier avait son doyen. Le doyen des doyens avait rang de conseiller d’État. Au Conseil, les maîtres des requêtes étaient debout et découverts. Ils étaient membres du parlement de Paris où ils pouvaient siéger mais pas plus de quatre en même temps. Ils n’étaient justiciables que devant les chambres assemblées du Parlement. Ils étaient fréquemment appelés comme rapporteurs dans les Conseils de gouvernement. Du fait de leurs formations de juges et d’administrateurs, ils formaient le vivier dans lequel se recrutaient naturellement les très hauts fonctionnaires et les membres du Gouvernement royal : conseillers d’État, intendants des provinces, intendants des finances, intendants du commerce, contrôleurs généraux des finances, lieutenants généraux de police, etc.

[2] L’ancien diocèse de Saint-Brieuc a disparu à l’époque du Concordat à la création du Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier coïncidant avec les limites du département des Côtes-d’Armor. D’abord suffragant de Dol, l’ancien évêché a ensuite appartenu à la province de Tours. Ses titulaires ne sont connus qu’à partir du 11ème siècle.

[3] Dignité, fonction du chancelier.