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Robert Burnell

dimanche 7 décembre 2014

Robert Burnell

Évêque et homme d’État anglais (vers 1239-1292)

Les ruines du manoir construit par Robert Burnell à Acton Burnell, dans le Shropshire.Originaire du Shropshire [1], Robert Burnell travaille à la chancellerie royale avant d’entrer au service du prince héritier Édouard. Lorsque ce dernier se rend en Terre Sainte lors de la 9ème croisade, en 1272, Burnell reste en Angleterre. Il assure la régence du royaume après la mort du roi Henri III, survenue alors qu’Édouard se trouve encore outre-mer. Après son retour, le nouveau roi le nomme Lord Chancelier en 1274.

Burnell manque à 2 reprises de devenir archevêque de Cantorbéry, mais sa vie privée l’empêche d’obtenir l’approbation du chapitre de Cantorbéry, puis du pape. Il entretient notamment une maîtresse qui lui aurait donné 4 fils. Il est néanmoins élu évêque de Bath et Wells [2] en 1275.

En tant que Lord Chancelier, Burnell participe aux réformes législatives du règne d’Édouard. À travers l’application de la procédure de “Quo warranto” [3], il s’efforce de faire respecter l’autorité des serviteurs du roi. C’est également lui qui met un terme au nomadisme de la Court of Chancery [4], qui suivait jusqu’alors le roi dans tous ses déplacements, en la fixant définitivement à Londres.

Burnell bénéficie de la confiance du roi Édouard jusqu’à sa mort. Il conduit plusieurs missions diplomatiques en son nom et administre la Gascogne vers la fin des années 1280.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Robert Burnell »

Notes

[1] Shropshire aussi appelé Salop ou dans sa forme abrégée Shrops est un comté anglais des West Midlands, Le chef-lieu est Shrewsbury

[2] L’évêque de Bath et Wells est à la tête du diocèse anglican de Bath et Wells, dans la province de Cantorbéry.

[3] Quo warranto ( latin médiéval pour "par ce mandat ? ») est un bref de prérogative obligeant la personne à qui il est adressé à montrer de quelle autorité ils ont d’exercer un droit ou un pouvoir (ou « franchise ») qu’ils prétendent détenir.

[4] La Court of Chancery (Cour de la Chancellerie en français) était un tribunal britannique. Contrairement aux tribunaux de common law, le système juridique anglais, la Cour de la Chancellerie appliquait les règles de l’equity, une nouvelle juridiction parallèle basée sur les principes de justice et d’équité, permettant de pallier les insuffisances du common law et ses rigidités. Son champ d’action couvrait les fiducies, la propriété, l’administration du patrimoine des malades mentaux et la tutelle des enfants. Elle était dirigée par le Lord Chancelier, puisqu’un de ses rôles était d’être le « gardien de la conscience du roi » : en effet, la Cour de la Chancellerie était à l’origine un corps administratif chargé principalement du droit naturel. Ainsi, elle avait une juridiction plus étendue que les tribunaux de common law, dont elle avait le pouvoir de compléter, de réformer ou d’annuler les décisions dans leur intégralité, et était beaucoup plus flexible.

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