Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 10ème siècle > Frédérune ou Frérone

Frédérune ou Frérone

jeudi 13 novembre 2014

Frédérune ou Frérone (vers 885/887-917)

Sœur de l’évêque Beuve II de Châlons-en-Champagne, et parente de Mathilde de Ringelheim la deuxième épouse du roi Henri 1er de Germanie.

Le 16 avril 907, la noble Frederune épouse le roi Charles le Simple, lui apportant de puissants alliés. Le roi constitue pour elle, au palais d’Attigny [1], un douaire comprenant le fisc de Corbeny [2] et le palais de Ponthion [3], avec l’ensemble de leurs dépendances.

Mais elle ne donne au roi que des filles, ce qui entraîne un réel problème de succession. Son effacement de la scène publique a laissé supposer qu’elle aurait été délaissée par son mari, ce qui est sans fondement.

La France est confrontée aux invasions normandes, le traité de Saint-Clair-sur-Epte [4] accorde à Rollon, chef des Normands, un territoire qui deviendra l’actuelle Normandie. Leur fille, Gisèle, lui est donnée en mariage.

Frédérune décède prématurément le 10 février 917, peut être en couche, et est inhumée dans le chœur de la basilique Saint Remi de Reims [5].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Frédérune/ Portail du royaume de France/ Reine de France/

Notes

[1] Au Haut Moyen Âge, Attigny a une certaine importance, puisqu’elle abrite une résidence royale depuis Clovis II qui y construisit un palais en 647. Elle fut également résidence impériale carolingienne et la présence de Charlemagne y est citée à de nombreuses fêtes de Noël ou de Pâques. Charles II le Chauve résida de nombreuses fois au palais. Le duc saxon Wittekind, ennemi principal de Charlemagne pendant ses guerres contre les Saxons (772-805), y reçut le baptême en 786 par Charlemagne. Il s’y tint plusieurs conciles, comme le Concile de 765 ou bien encore celui de 822 dans lequel Louis le Débonnaire fit pénitence publique, dite pénitence d’Attigny.

[2] Corbény, est une commune française située dans le département de l’Aisne en région Picardie.

[3] Haut lieu de l’époque carolingienne, Ponthion abritait un palais qui fut souvent occupé par les souverains carolingiens. C’est là que, le 6 janvier 754, Pépin le Bref, proclamé roi des Francs en 751, accueillit le pape Étienne II venu chercher l’alliance des Francs contre les Lombards qui menaçaient le pouvoir pontifical en Italie. Le sacre de Pépin par le pape, la même année, à Saint-Denis, préfigure celui de Charlemagne comme empereur en l’an 800. L’accord de Ponthion est à l’origine de l’ascension de la dynastie carolingienne. Le 1er septembre 858 au palais de Ponthion, les grands du royaume franc jurent fidélité au roi Louis le Germanique à qui ils ont fait appel devant l’incapacité de Charles le Chauve à combattre l’envahisseur viking. C’est dans ce même palais que Charles III le Gros, appelé pour assurer la régence du royaume lors de la minorité du futur Charles III le Simple, reçoit en juin 885 le serment d’allégeance des grands vassaux du royaume franc. Un des évènements le plus marquant pour l’histoire de Ponthion est le concile de 876 qui dura près d’un moi avec la présence de 50 évêques, 7 archevêques et 4 légats du pape. Charles le chauve s’y fit reconnaître empereur par les grands du royaume. Ponthion, nommé alors Pontgoin, fut offert en avril 907 à Frédérune lors de son mariage avec Charles le Simple.

[4] Traité signé en 911, par lequel le roi Charles le Simple octroie la Normandie au chef scandinave Rollon, qui devient ainsi le premier duc de Normandie. En échange, ce dernier rend hommage au roi et se fait baptiser chrétien.

[5] La basilique Saint-Remi est un édifice religieux chrétien, construit aux alentours de l’An mil, dans la ville de Reims (Champagne). Après la cathédrale, qu’elle égale presque en taille, la basilique Saint-Remi est l’église la plus célèbre de Reims. Elle fut longtemps rattachée à une importante abbaye, l’abbaye Saint-Remi de Reims.