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Perséphone

dimanche 3 novembre 2019 (Date de rédaction antérieure : 2 juillet 2014).

Perséphone

Personnage de la mythologie grecque

Fille de Zeus et de Déméter. Elle est d’abord connue sous le simple nom de Coré. Déesse du monde souterrain [1], elle est également associée au retour de la végétation lors du printemps, notamment dans les Mystères d’Éleusis [2].

Elle est assimilée à Proserpine dans la mythologie romaine.

Perséphone est une des principales divinités chtoniennes [3] des Grecs. Son histoire est contée notamment dans l’Hymne homérique à Déméter.

Perséphone est d’une rare beauté, et sa mère Déméter l’élève en secret en Sicile, son île favorite, où la jeune fille est en sécurité. Dans les bois d’Enna, Perséphone se divertit en compagnie des Océanides [4]. Un jour, alors qu’elles sont occupées à cueillir des fleurs, Perséphone s’écarte du groupe, pour cueillir un narcisse. Là elle est remarquée par le puissant Hadès, son oncle, qui souhaite en faire sa reine.

Il enlève la jeune fille qui d’un cri alerte sa mère mais celle-ci arrive trop tard. La scène se serait déroulée près du lac de Pergusa [5], en Sicile. Personne n’ayant rien vu, Déméter partira à la recherche de sa fille unique pendant 9 jours et 9 nuits.

Hélios, le soleil, décidera alors de révéler à Déméter que c’est Hadès qui a enlevé sa fille. La déesse ira aux Enfers la chercher mais Hadès refusera de la rendre. L’affaire est portée devant Zeus.

Zeus n’est pas capable de prendre une décision car il ne veut froisser ni Déméter, ni Hadès. Constatant que Coré (Perséphone) a mangé sept pépins de grenade, Zeus pense qu’elle doit rester aux Enfers.

Cependant il décide d’un compromis. La jeune fille passera six mois (les périodes automnale et hivernale) aux côtés de son époux en tant que reine des Enfers. Les six autres mois de l’année, elle retournera sur Terre et dans l’Olympe en tant que Coré aider sa mère pour le printemps et l’été.

Perséphone occupe une place importante dans les cultes de nombreuses villes, en particulier ceux d’Éleusis [6], de Thèbes [7] et de Mégare [8], ainsi qu’en Sicile et en Arcadie [9].

Divinité infernale, elle est aussi à l’origine une déesse du blé, comme sa mère. Chez les Grecs, la fertilité du sol est étroitement liée à la mort, et les grains de semence sont conservés dans l’obscurité pendant les mois d’été, avant les semailles de l’automne. Ce retour de la vie après l’ensevelissement est symbolisé par le mythe de Perséphone, enlevée, puis restituée, et donne naissance aux rites des mystères d’Éleusis. Pour les fidèles, le retour sur terre de la déesse est une promesse formelle de leur propre résurrection.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Perséphone/ Portail de la mythologie grecque/ Divinité grecque chthonienne

Notes

[1] les Enfers

[2] Dans la religion grecque antique, les Mystères d’Éleusis faisaient partie d’un culte à mystères, de nature ésotérique, effectué dans le temple de Déméter à Éleusis (à 20 km à l’ouest d’Athènes). Au cours de leur évolution, les mystères d’Éleusis se sont ouverts d’abord à tous les Grecs, puis à tout homme ou femme, libre ou esclave, parlant grec. L’initiation comportait plusieurs degrés. Ces mystères étaient traditionnellement consacrés non seulement à Déméter et à sa fille Perséphone, mais aussi à Pluton, c’est-à-dire aux divinités de la terre et des morts, ainsi qu’à Dionysos sous son nom favori d’Iacchos auquel il a été assimilé

[3] Les divinités grecques chthoniennes, ou chtoniennes, sont des divinités anciennes ayant contribué à la formation du Panthéon grec. Elles sont dites « chthoniennes » ou « telluriques » parce qu’elles se réfèrent à la terre, au monde souterrain ou aux enfers, par opposition aux divinités célestes, dites « ouraniennes » ou « éoliennes ». Les premières divinités chthoniennes étaient probablement majoritairement féminines puisqu’étant des incarnations de la Grande Déesse et de la Terre (Gaïa). Elles appartiennent à un vieux fonds méditerranéen, que l’on identifie avec le plus d’évidence en Anatolie. Les cycles de la nature, ceux de la vie et de la survie après la mort sont au centre des préoccupations qu’elles traduisent.

[4] Dans la mythologie grecque, les Océanides, ou Océanines, sont des nymphes aquatiques mais non marines (à l’inverse des Néréides), principalement rattachées au cours de leur père Océan. Elles sont parfois considérées comme les nymphes des fonds marins inaccessibles. Elles accompagnent leur mère, Téthys, couronnées de fleurs.

[5] Le lac de Pergusa est un lac situé en Sicile au pied des monts Héréens, à 5 km d’Enna. Il est un lieu recherché par un grand nombre d’oiseaux lors de leurs migrations annuelles. Au delà des populations ornithologiques, il abrite également des espèces de mammifères, de reptiles et d’amphibiens.

[6] Éleusis est une ville de Grèce, en Attique, à 20 kilomètres environ au nord-ouest d’Athènes, sur le golfe de Salamine. D’une grande importance historique et mythologique, Selon la tradition la cité est rattachée à Athènes lors du synœcisme de Thésée. En réalité, ce rattachement daterait plutôt de la fin du 8ème siècle ou du début du 7ème siècle av. jc. Pendant les guerres médiques, en 480-479 av. jc, la ville est dévastée par les armées de Xerxès 1er et le temple de Déméter est brûlé.

[7] Thèbes est une ville grecque de Béotie, siège d’un dème. Elle fut dans l’antiquité l’une des principales cités de Grèce, et était liée à de très nombreux mythes antiques.

[8] Mégare est une ville de la banlieue d’Athènes en Grèce. Située à l’extrémité est de l’isthme de Corinthe, à mi-chemin entre Corinthe et Athènes, elle était connue à l’origine sous le nom de Nisée, d’après le roi éponyme légendaire Nisos. Selon la tradition, la cité est peuplée par les Doriens après que ceux-ci ont été écartés d’Athènes par le sacrifice du roi Codros. Point de passage terrestre entre la Grèce centrale et le Péloponnèse, la cité acquiert rapidement de l’importance. Ses deux ports, l’un sur le golfe Saronique et l’autre sur le golfe de Corinthe, en font un centre commercial de première importance. Entre 730 et 550 av. jc, elle connaît une activité coloniale considérable : elle fonde Astacos, Chalcédoine et Byzance sur le Bosphore ; Héraclée du Pont en Bithynie ; Megara Hyblaea en Sicile. Vers 600 av. jc, elle tombe sous la domination du tyran Théagène ; la tyrannie fut suivie de luttes politiques dont l’écho se trouve peut-être dans les poèmes de Théognis. Elle perd ses territoires à l’ouest au profit de Corinthe, et Salamine au profit d’Athènes (570 av. jc). Peu avant 500 av. jc, elle rejoint la ligue du Péloponnèse et prend une part active aux guerres médiques.

[9] L’Arcadie est une région de la Grèce située au centre de la péninsule du Péloponnèse. Son relief est très montagneux, surtout au nord et elle est baignée à l’est par la mer Égée. Tirant son nom du personnage mythologique Arcas. L’Arcadie était un pays de villages, qui n’a jamais eu un poids fort dans la politique grecque. Mantinée et Tégée furent pourtant mêlées à l’expansion spartiate, principalement au 5ème siècle av.jc. Pendant longtemps l’Arcadie n’eut pas de gouvernement central : plus tard, Sparte ne pouvant plus s’y opposer, Megalopolis, capitale de toute l’Arcadie, fut bâtie en 370 avant jc. Ce pays fut d’abord gouverné par des rois,