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André Cardinal dit Destouches

dimanche 1er novembre 2015 (Date de rédaction antérieure : 9 mai 2013).

André Cardinal dit Destouches (1672-1749)

Compositeur-Directeur de l’Académie royale de musique 1728-1730

André Cardinal dit Destouches Compositeur-Directeur de l'Académie royale de musique 1728-1730

Issu d’une famille de marchands aisés. Fils d’un riche négociant, Étienne Cardinal, seigneur des Touches. En 1681-1682 il entre au collège des Jésuites de la rue Saint-Jacques au moment ou celui-ci prend le nom de collège Louis-le-Grand [1]. En 1685 sa mère décède. Sa sœur entre en 1686 au couvent des Ursulines de la rue Saint-Jacques. La même année, il termine la classe de rhétorique. Il est âgé de 14 ans. Son professeur, le géographe et mathématicien GuyTachard l’invite à l’accompagner pour son second voyage au Siam pour y reconduire les trois Ambassadeurs que leur Roi avait envoyés au Roi Louis XIV. Alors qu’il navigue sur le navire l’Oyseau, son père se remarie en 1687 avec Anne Vabois, fille d’un membre du parlement.

A son retour en 1688, il n’a plus la vocation religieuse et s’inscrit à l’école de cavalerie de Tournon pour se préparer au métier des armes. En 1692 il s’enrôle dans la 2ème compagnie des mousquetaires du roi, ou mousquetaires noirs. Il suivit le roi pendant la Campagne du Siège de Namur [2] en 1692 et continua d’y servir jusqu’en 1696.

Au casernement, il compose des airs sur des textes de Morfontaine un noble du pays de Brie avec accompagnement de guitare. L’un de ses amis, Duomeni les chante. Ils acquièrent une certaine renommée. C’est ainsi qu’il devient un familier des princes de Conti, de Vendôme et d’ Antoine Grimaldi , le futur prince de Monaco.

En 1694, son père meurt, il hérite du titre de sieur Destouches, et son demi-frère celui de sieur de Guilleville.

Il démissionne de l’armée en 1694 pour se consacrer à la musique. Il prend André Campra comme professeur auprès duquel il rencontre son cousin Antoine Houdard de Lamotte , l’un des principaux librettistes de ce temps qui travaille avec Campra à l’Europe galante, premier opéra-ballet. Destouche compose quelques airs pour cette entreprise et gardera Houdard de la Motte comme librettiste.

Leur premier opéra, “Issé, pastorale héroïque”, créé à la cour de Fontainebleau le 7 octobre 1697, à l’occasion du mariage du dauphin Louis de France , a un succès immédiat. Le roi le fait rejouer à Versailles au Trianon le 17 décembre, et offre 200 Louis d’or à Destouches. Le 30 décembre, Issé est joué à l’Opéra de Paris. Cette œuvre est reprise dans les années qui suivent à la Haye, Wolfenbüttel, Bruxelles ; elle est abondamment parodiée.

En 1713 il est nommé inspecteur général de l’Académie royale de musique. Il en devient le directeur en 1728. Après le mort de Louis XIV, le régent qu’il a connu aux armées le protège. Destouches compose pour lui de la musique religieuse.

En 1718, il achète la charge de surintendant de la musique en survivance de Delalande , avec lequel il compose “Les Éléments”, un opéra-ballet. En 1726, il compose sa dernière œuvre théâtrale, une comédie lyrique, “Les Stratagèmes de l’amour”.

A la mort de Campra le 18 juin 1726, il devient surintendant de la musique en titre avec François Colin de Blamont . En 1727, il est maître de musique de la chambre du roi. En 1728, il est nommé directeur de l’Opéra de Paris. Il crée au palais un “concert spirituel” sur le modèle de celui de la ville pour Marie Leczinska .

En 1731 il est établi Inspecteur général de l’Opéra, avec une pension de 4000 livres par an, qu’il conserva le reste de sa vie.

Il mourut à Paris le 3 Février 1749 et fut inhumé à Saint Roch.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de musicologie/Biographies/d/ Destouches

Notes

[1] Le lycée Louis-le-Grand, établissement d’enseignement secondaire et supérieur public, s’élève le long de l’ancien cardo de Lutèce, au 123 de la rue Saint-Jacques dans le 5e arrondissement de Paris, en plein cœur du Quartier latin. Son origine remonte au xvie siècle, puisqu’il fut fondé en 1550 comme collège jésuite dans l’hôtel parisien de Guillaume du Prat, évêque de Clermont d’où son nom d’origine : Collège de Clermont.

[2] Le siège de Namur est un épisode de la guerre de la Ligue d’Augsbourg au cours duquel les armées françaises commandées par Boufflers et Vauban assiègent pendant un mois la ville de Namur alors dans les Pays-Bas espagnols. La ville finit par se rendre le 30 juin 1692.