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Sigefroid de Luxembourg

vendredi 29 mai 2015 (Date de rédaction antérieure : 2 novembre 2011).

Sigefroid de Luxembourg (vers 922- 998)

Il était probablement le fils de Wigéric, comte de Bigdau, puis comte palatin de Lotharingie [1], et de Cunégonde, petite-fille du carolingien, Louis II le Bègue. Ce fut un de ses descendants, Guillaume 1er de Luxembourg qui s’intitula 150 ans plus tard comte de Luxembourg. Il fut également avoué des abbayes Saint-Maximin de Trèves [2] et Saint-Willibrord d’Echternach [3]. Il épousa vers 950 Hedwige de Nordgau petite-fille d’Eberhard IV , comte de Nordgau

P.-S.

Source : Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. II, Bruxelles, H. Lamertin,‎ 1902 (réimpr. 1981)

Notes

[1] La Lotharingie désigne le royaume de Lothaire II, arrière-petit-fils de Charlemagne. Il fut constitué en 855. Après sa mort, elle fut l’enjeu de luttes entre les royaumes de Francie occidentale et de Francie orientale, avant d’être rattachée au Royaume de Germanie en 880. Il devint un duché au début du 10ème siècle. Dans la deuxième moitié du 10ème siècle, le duché fut scindé en un duché de Basse Lotharingie et un duché de Haute Lotharingie, qui deviendra la Lorraine.

[2] Saint-Maximin de Trèves est une abbaye bénédictine fondée à Trèves en Austrasie (actuellement Rhénanie-Palatinat en Allemagne) aux alentours du 4ème siècle. Elle fut à l’origine d’une réforme monastique qui se diffusa dans le Saint Empire romain germanique. En 934, l’abbaye, qui relevait jusque-là du duc de Lotharingie Gislebert en tant qu’abbé laïc, fut réformée sous l’impulsion de ce dernier comme du roi Henri 1er de Germanie. Du point de vue de Gislebert, cela représentait une perte, celle de la mense abbatiale. Mais le prestige moral qu’il en retirait était suffisamment important pour la compenser, d’autant que le duc gardait un droit de regard sur l’abbaye. Surtout, cela permettait de définitivement couper court aux velléités de l’évêque de Trêves de contrôler l’abbaye.

[3] L’ancienne abbaye d’Echternach, sise au bord de la Sûre, à Echternach au Luxembourg, était un monastère bénédictin. Fondé au 7ème siècle par saint Willibrord, il fut supprimé lors de l’occupation française à la fin du 18ème siècle.