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Ennemond de Lyon ou Dauphin (Dalfinus)

lundi 10 octobre 2022, par ljallamion

Ennemond de Lyon ou Dauphin (Dalfinus) (mort vers 657)

Archevêque de Lyon entre 652 et 654

Il fut élevé au palais sous Dagobert et Clovis II où il jouissait d’une certaine influence.

Succédant à Viventius, il devient archevêque de LyonCité capitale de la Gaule romaine depuis Auguste et à la croisée des chemins du monde romain, Lugdunum accueille dès le 2ème siècle les doctrines chrétiennes rapportées d’Asie mineure. Une petite communauté se structure autour d’un premier évêque saint Pothin vers 150. Chronologiquement l’évêché est le premier de la Gaule et par extension de la France actuelle et l’un des premiers de la partie occidentale de l’empire romain après Rome. entre 652 et 654 sous le règne de Clovis II.

Les textes hagiographiques [1] tardifs le disent issu d’une famille gallo-romaine bien que son nom soit d’origine germanique, plus courant chez les burgondes à la fin du 5ème siècle. Ces mêmes textes lui attribuent un frère Dauphin (Dalfinus) préfet des Gaules. Les récits de ses contemporains Étienne de Ripon et Bède le Vénérable nomment l’évêque de Lyon Dalphinus et ne font aucune mention de son frère.

La tradition lui attribue l’évangélisation de la région de Castellum Sancti Admundi [2] dont l’église renferme encore une de ses reliques.

Victime d’un complot fomenté par le maire du palais, Ebroin, il fut assassiné près de Chalon-sur-Saône [3] au plus tard en 658.

Son corps a été ramené à Lyon soit à l’abbaye Saint-Pierre [4] soit à l’église Saint-Nizier [5]. Genesius dit Genès de Lyon lui succèda.

Une de ses reliques est conservée dans l’église Saint-Ennemond de Saint-Etienne [6].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Ennemond de Lyon/ Portail du christianisme/ Catégories : Saint catholique et orthodoxe/ Chrétien martyr en Gaule/ Archevêque de Lyon

Notes

[1] L’hagiographie est l’écriture de la vie et/ou de l’œuvre des saints. Pour un texte particulier, on ne parle que rarement d’« une hagiographie », mais plutôt d’un texte hagiographique ou tout simplement d’une vie de saint. Le texte hagiographique étant destiné à être lu, soit lors de l’office des moines soit en public dans le cadre de la prédication. Un texte hagiographique recouvre plusieurs genres littéraires ou artistiques parmi lesquels on compte en premier lieu la vita, c’est-à-dire le récit biographique de la vie du saint. Une fresque à épisode est également une hagiographie, de même qu’une simple notice résumant la vie du bienheureux. Par rapport à une biographie, l’hagiographie est un genre littéraire qui veut mettre en avant le caractère de sainteté du personnage dont on raconte la vie. L’écrivain, l’hagiographe n’a pas d’abord une démarche d’historien, surtout lorsque le genre hagiographique s’est déployé. Aussi les hagiographies anciennes sont parsemées de passages merveilleux à l’historicité douteuse. De plus, des typologies de saints existaient au Moyen Âge, ce qui a conduit les hagiographes à se conformer à ces modèles et à faire de nombreux emprunts à des récits antérieurs.

[2] Saint-Chamond

[3] Chalon-sur-Saône est une commune française, sous-préfecture du département de Saône-et-Loire. Chalon est une capitale du royaume durant l’indépendance du royaume des Burgondes, elle garde toute son importance en revenant dans les royaumes francs. Chalon est, du 5ème au 8ème siècle, le théâtre de douze conciles, de 470 à 1073. La ville est détruite par les Sarrasins en 732, rebâtie par Charlemagne un demi-siècle plus tard, incendiée en 834 par Lothaire ; prise d’assaut par les Hongrois en 937 et de nouveau en 1168 par Louis VII, irrité contre le comte Guillaume. Jean 1er de Chalon, dit Jean l’Antique ou Jean le Sage, en 1237, échange avec Hugues IV le Pacifique, duc de Bourgogne, les comtés de Chalon et d’Auxonne contre les seigneuries de Salins, de Bracon, de Vuillafans et d’Ornans, et conserve jusqu’à sa mort le titre de comte de Chalon qu’il transmet à ses descendants. Au milieu du 12ème siècle, Chalon obtient une charte communale

[4] L’abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains de Lyon, connue aussi sous le nom d’abbaye des Dames de Saint-Pierre ou simplement palais Saint-Pierre, est un ancien édifice religieux catholique recevant des moniales bénédictines dès le 10ème siècle et reconstruit au 17ème siècle. Fermée à la Révolution, l’ancienne abbaye abrite aujourd’hui le musée des Beaux-Arts de Lyon.

[5] L’église Saint-Nizier est une église catholique de la ville de Lyon, située place Saint-Nizier au cœur de la Presqu’île, entre la place des Terreaux et celle des Jacobins, dans le quartier des Cordeliers. Elle constitue l’un des plus importants lieux de cultes de la capitale des Gaules, aussi bien en termes d’ancienneté et de prestige que de visibilité architecturale et monumentale. Dédié à Nizier, l’un des évêques de Lyon, l’édifice est attesté dès le Haut Moyen Âge. Après l’an mille, alors que l’importance politique et économique de la ville s’affirme, celle de Saint-Nizier va croissant, ce qui n’est pas sans créer des tensions avec la principale église lyonnaise, la cathédrale Saint-Jean, et en particulier avec son chapitre canonial.

[6] l’église Saint-Ennemond de Saint-Etienne se situe au cœur de l’antique quartier Polignais-Tarentaize, entre le Palais de justice et la médiathèque municipale. L’édifice a été construit au 19ème siècle sur les fondations d’une ancienne chapelle aux proportions plus modestes, mais dont la cloche réside encore dans l’église. Les colonnes du parvis lui donne un air antique avec son style ionique.