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L’histoire pour le plaisir

Baldassarre Peruzzi

lundi 19 septembre 2022, par ljallamion

Baldassarre Peruzzi (1481-1537)

Peintre, dessinateur et architecte italien

Élève de Bramante, en concurrence avec Raphaël, qui fut, aussi, un spécialiste d’architecture militaire. Il se rattache à l’école siennoise [1]. On le considère aussi comme un précurseur du maniérisme.

Baldassarre Peruzzi vient à Rome en 1503 pour étudier, et alterne les séjours à Sienne [2] et à Rome. En 1504, il est l’aide de Pinturicchio pour la réalisation des fresques de la bibliothèque Piccolomini [3] de la cathédrale de Sienne [4].

Il travaille longtemps à Rome, notamment à la Villa Farnesina [5] et aux mosaïques de la chapelle Sainte-Hélène, dans la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem [6]. Entre 1516 et 1517, il travaille à la décoration de Sainte-Marie de la Paix [7] sous la direction de Raphaël.

En 1520, il succède à Bramante à la direction des travaux de la basilique Saint-Pierre de Rome [8], étant reconnu comme son meilleur disciple.

En 1527, il est fait prisonnier par les Espagnols durant le sac de Rome, parvient à se faire libérer et retourne à Sienne comme architecte de la République où il construit les nouveaux remparts de la ville.

Il est le peintre des fresques de la chapelle saint Jean du dôme de Sienne [9]

Il est rappelé à Rome vers 1535 par des prélats qui avaient apprécié ses dons artistiques.

Une, de ses plus importantes réalisation est le Palazzo Massimo alle Colonne [10], à Rome.

Sa dépouille repose au Panthéon de Rome [11], au côté de Raphaël.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Baldassarre Peruzzi/ Portail de la peinture/ Peintre italien du XVIe siècle

Notes

[1] L’école siennoise de peinture en Italie s’étend du 13ème au 16ème siècle et se développe parallèlement à l’art pictural de l’école florentine, par un goût raffiné pour la couleur, hérité de Byzance, avec un chromatisme très particulier, orangés, rouges très vifs, verts amandes et un jeu subtil d’opposition des chauds et des froids. Leur verdaccio, cette préparation qui va définir le modelé des visages et des mains, répond à une technique particulièrement soignée qui sera développée par Martini. Un des caractères de la peinture siennoise, c’est un sens réel de l’histoire, de la narration. Beaucoup de scènes de la vie des saints n’avaient pas de modèles iconographiques. Il fallait inventer. Les peintres siennois ont eu également le souci précoce d’assimiler des modes d’expression gothiques. Cela les distingue des principes que l’on attribue traditionnellement à la Renaissance italienne, de la plus pure tradition byzantine de Duccio di Buoninsegna, à Simone Martini, Pietro et Ambrogio Lorenzetti, Domenico et Taddeo di Bartolo, Stefano (il Sassetta) et Matteo di Giovanni.

[2] Sienne se situe au centre d’une zone collinaire, entre les vallons de l’Arbia au sud, de la Merse au sud-ouest et de l’Elsa au nord, avec les collines du Chianti au nord-est, la Montagnola à l’ouest et les Crete Senesi au sud-est. La place en « coquillage » est le point d’intersection des trois collines qui forment Sienne.

[3] la Libreria Piccolomini est la bibliothèque du cardinal Francesco Piccolomini (futur Pie III) située dans le duomo de Sienne et dédiée aux épisodes de la vie de son oncle, le pape Pie II.

[4] La cathédrale Santa Maria Assunta (cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Sienne), appelée couramment Duomo di Siena, est la cathédrale de Sienne, en Toscane (Italie). Elle domine une ville déjà perchée et concentrée entre ses remparts. Elle mêle les styles, roman toscan et gothique. Elle est connue pour son pavement intérieur entièrement constitué de marqueteries de marbre figuratives, une création qui s’est étalée sur 6 siècles, faisant l’objet d’un article à part : Pavement intérieur du Duomo de Sienne.

[5] La villa Farnesina (ou la villa della Farnesina ou plus simplement la Farnesina ou même la Farnésine), via della Lungara, à Rome, a été construite entre 1508 et 1511 par l’architecte Baldassarre Peruzzi dans le rione du Trastevere, pour le compte du Siennois Agostino Chigi, banquier et trésorier du pape Jules II.

[6] La basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem est une basilique catholique de Rome. C’est l’une des sept églises de pèlerinage de Rome. Selon la tradition, la basilique a été consacrée vers 325 comme maison des reliques de la Passion ramenées de Terre Sainte par sainte Hélène de Constantinople, mère de l’Empereur romain Constantin 1er. À cette époque, le sol de la basilique est couvert de terre venant de Jérusalem, acquérant ainsi le titre en Hierusalem.

[7] L’église Santa Maria della Pace est une église de Rome située près de la Piazza Navona dans le rione de Ponte. L’église est construite sur les fondations de la chapelle Saint-André-des-Porteurs-d’Eau (Aquarizarii), une corporation importante après la destruction des aqueducs romains. Elle est dédiée à la Vierge Marie à la suite du miraculeux saignement en ce lieu, en 1480, d’une icône de la Vierge. Le pape Sixte IV qui en commande la construction en 1482 après avoir été frappé par l’événement et avoir juré que si la conspiration Pazzi, dans laquelle il était quelque peu impliqué, ne conduisait pas à la guerre qui était redoutée, il ferait construire une grande église dédiée à la Madone à cet endroit. L’auteur de ce projet n’est pas connu : on envisage Baccio Pontelli ou Meo del Caprino, ou les deux. Entre 1500 et 1504, Bramante réalise un cloître attenant à l’église à la demande du cardinal Oliviero Carafa. Il s’agit de sa première réalisation d’envergure à Rome avant le Tempietto de San Pietro in Montorio et de l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture classique à la Renaissance.

[8] La basilique Saint-Pierre est le plus important édifice religieux du catholicisme. Elle est située au Vatican, sur la rive droite du Tibre, et sa façade s’ouvre sur la place Saint-Pierre. Elle a été construite là où, sous la volonté de l’empereur Constantin 1er, les premiers pèlerins venaient rendre un culte à saint Pierre à l’emplacement du cirque de Caligula et de Néron.

[9] La cathédrale Santa Maria Assunta (cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Sienne), appelée couramment Duomo di Siena, est la cathédrale de Sienne, en Toscane (Italie). Elle domine une ville déjà perchée et concentrée entre ses remparts. Elle mêle les styles roman toscan et gothique. Elle est connue pour son pavement intérieur entièrement constitué de marqueteries de marbre figuratives, une création qui s’est étalée sur 6 siècles.

[10] Le palais Massimo alle Colonne est un palais de Rome se trouvant sur le corso Vittorio Emanuele II. Son nom fait référence aux colonnes présentes à cet endroit avant même l’édification du palais ; on en voit les restes de l’une ou l’autre sur l’arrière du bâtiment. Le palais fut édifié au 15ème siècle sur les ruines de l’Odéon de Domitien. En 1532, pour célébrer le mariage de Angelo Massimo avec Antonietta Planca Incoronati, la façade est décorée d’un enduit monochrome. En 1532, après l’incendie provoqué lors du Sac de Rome, l’ensemble fut reconstruit selon un projet de Baldassarre Peruzzi.

[11] Le Panthéon de Rome est un édifice religieux antique situé sur la piazza della Rotonda (Rome), bâti sur l’ordre d’Agrippa au 1er siècle av. jc, endommagé par plusieurs incendies, et entièrement reconstruit sous Hadrien au début du 2ème siècle. À l’origine, le Panthéon était un temple dédié à toutes les divinités de la religion antique. Il fut converti en église chrétienne au 7ème siècle. C’est le plus grand monument romain antique qui nous soit parvenu en état pratiquement intact, du fait de son utilisation ininterrompue jusqu’à nos jours. Il a donné son nom à un quartier de Rome.