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Saint Éloi

mercredi 27 juillet 2022, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 10 septembre 2011).

Saint Éloi (588-660)

Saint Éloi Maître de l'hôtel de la Monnaie de Paris

Maître de l’hôtel de la Monnaie de Paris [1], il l’est, parce qu’il a reçu une formation d’orfèvre, chargé de veiller à la réalisation d’objets destinés au roi ou au culte comme des crosses et des calices.

S’il acquiert une importante fortune grâce à ses fonctions, il ne manque pas de faire la charité aux pauvres, de libérer des esclaves, de financer la construction d’églises.

Consacré évêque de Noyon [2] et de Tournai [3] en 641, après avoir été ordonné prêtre un an plus tôt, il prêche dans les Flandres et en Frise, fonda des monastères à Paris, à Noyon, à Solignac [4].

Il est encore conseiller de Sainte Bathilde lorsqu’elle est régente de Gaule.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Saint Eloi/nominis/la vie des saints/

Notes

[1] La Monnaie de Paris a été créée le 25 juin 864 par l’Édit de Pîtres de Charles le Chauve : c’est la plus ancienne institution française et également une des plus vieilles entreprises du monde toujours en activité

[2] Pendant la période où l’évêché se trouve à Vermand, cette cité occupe dans la Notice des provinces de la Gaule, le troisième rang, après la métropole, parmi les cités de la province de Belgique seconde. La date de fondation de cet évêché n’est pas établie avec certitude, car les premiers noms de la liste paraissent douteux. Les sources permettent de mettre en évidence de l’existence certaine d’un évêque dans la seconde moitié du 5ème siècle, car la vie de Médard évoque une école épiscopale où le futur évêque fut éduqué. Le transfert du siège épiscopal de Vermand à Noyon reste un épisode obscur. La tradition l’explique par la ruine de Vermand par les Barbares, vers le milieu du 5ème siècle. Cependant, saint Médard ne s’installe à Noyon qu’après 531 : il semble s’agir d’un choix personnel, car Médard était originaire d’un village voisin de Noyon, ou d’un choix politique, pour se rapprocher de la capitale mérovingienne de Soissons. Selon d’autres sources c’est le terroir mieux adapté à la vigne qui fit choisir Noyon comme siège épiscopal plutôt que Saint-Quentin. À cette époque, il ne s’agit d’ailleurs pas encore d’un transfert du siège épiscopal, car Vermand continue d’être considéré comme tel. La mention d’un « évêque de Noyon » n’est pas antérieure au 7ème siècle. En 532, Médard fut élu évêque de Tournai et les deux sièges restèrent unis jusqu’en 1146, année où le pape Eugène III sépara de nouveau les deux églises et rendit à Tournai son évêque particulier.

[3] Le diocèse de Tournai est un diocèse suffragant de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles. Il a été constitué au 6ème siècle. L’évêché de Tournai avait été réuni à Noyon dans le cours du 6ème siècle ; il en fut détaché en 1146. Il comprit, sans doute à partir de cette date, deux archidiaconés, celui de Tournai et celui de Flandre. À la fin du 13ème siècle, l’archidiaconé de Flandre fut subdivisé en archidiaconé de Bruges et archidiaconé de Gand. Lors de la réorganisation religieuse des Pays-Bas de 1559-1561, le diocèse de Tournai devient suffragant de l’archidiocèse de Cambrai. Il perd par ailleurs une grande partie de son territoire, qui constitue dès lors les diocèses de Bruges et de Gand. Après le concordat de 1801, le diocèse de Tournai devient suffragant de l’archidiocèse de Malines et son territoire est modifié afin de correspondre au département de Jemmapes, qui deviendra la province de Hainaut en 1815. Il est ainsi agrandi aux dépens de l’archidiocèse de Cambrai.

[4] L’abbaye de Solignac est une abbaye fondée à Salignac, devenu Solignac, près de Limoges, en Haute-Vienne par saint Éloi.