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Publius Cornelius Rufinus

vendredi 30 juillet 2021, par ljallamion

Publius Cornelius Rufinus

Homme politique de la République romaine-Dictateur de 334 à 333 av. jc

Emblème de la République romaine.Il est le premier membre des Cornelii Rufini [1], branche de la gens Cornelia [2], à atteindre une haute magistrature. Les Cornelii Sullae, parmi lesquels Sylla, comptent parmi ses descendants. Son petit-fils, Publius Cornelius Rufinus (consul en 290 av. jc) , devient dictateur [3] et 2 fois consul mais il est chassé du Sénat par le censeur [4] Caius Fabricius Luscinus pour excès de luxe.

Publius Cornelius Rufinus aurait été nommé dictateur en 334 av. jc alors que les consuls affrontent les Sidicins [5] et que Rome craint une guerre contre les Samnites [6]. Sa dictature semble se poursuivre en 333 av. jc, année pour laquelle les sources antiques ne donnent pas de noms de consuls et qui est considérée comme la première des 4 années de dictature de la fin du 4ème siècle av. jc apparaissant sur les Fastes capitolins [7]. Toutefois, Rufinus et son maître de cavalerie [8] Marcus Antonius [9] doivent abdiquer, leur nomination étant jugée irrégulière d’un point de vue religieux

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Publius Cornelius Rufinus/ Portail de la Rome antique/ Catégories  : Dictateur (Rome antique)

Notes

[1] Les Cornelii Rufini Sullae sont des patriciens romains membres d’une branche de la gens des Cornelii. Apparus en 333 av. jc avec le dictateur Publius Cornelius Rufinus, Rufinus signifie « le petit roux » mais le cognomen est abandonné et on lui substitue celui de Sulla qui signifie « qui a le teint couleur viande de porc » ou « petite jambe » selon les sources.

[2] Les Cornelii ou gens Cornelia constituent l’une des familles patriciennes les plus importantes de l’histoire romaine et ont, de loin, revêtu plus de magistratures que n’importe quelle autre gens. Ils se classent en majorité dans le camp conservateur mais certains d’entre eux ont épousé la cause populaire, soit par conviction, soit par opportunisme. Ses membres les plus illustres sont Aulus Cornelius Cossus, Scipion l’Africain, Scipion Émilien, Sylla et Cinna. Le premier Cornelius à revêtir le consulat est Servius Cornelius Maluginensis Cossus, consul en 485 av. jc. La gens disparaît des Fastes consulaires après 178 et le consulat de Servius Cornelius Scipio Salvidienus Orfitus.

[3] Le dictateur est, durant la République romaine, un magistrat extraordinaire qui détient les pleins pouvoirs (imperium) pour un mandat qui ne peut, à l’origine, excéder six mois. Selon la tradition, le titre a été institué en 501 av. jc pour répondre à une situation d’urgence militaire, mais un magister populi (littéralement « maître du peuple ») existe déjà sous la Royauté romaine.

[4] Le censeur est un magistrat romain. Deux censeurs sont élus tous les cinq ans parmi les anciens consuls par les comices centuriates. Le pouvoir des censeurs est absolu : aucun magistrat ne peut s’opposer à leurs décisions, seul un autre censeur qui leur succède peut les annuler. Après 18 mois de mandat, ils président une grande cérémonie de purification, le lustrum, à la suite de laquelle ils abdiquent. La censure est la seule magistrature romaine qui n’autorise pas la réélection. Les censeurs ne sont plus élus à partir de la dictature de Sylla, et leurs pouvoirs sont repris par les empereurs romains.

[5] Les Sidicins sont un peuple osque de l’Italie antique. Ils occupent le nord de la Campanie entre la Liris et le Vulturne, sur les confins du Samnium. Leur capitale est Teanum Sidicinum, au contact des Aurunces.

[6] Les Samnites sont des tribus sabelliennes établies dans le Samnium (région montagneuse d’Italie centrale) du 7ème à la fin du 3ème siècle av. jc. La première mention écrite des Samnites remonte à 354 av. jc dans un traité conclu avec les Romains.

[7] Les Fastes capitolins sont des documents épigraphiques trouvés en 1546-1547 dans les ruines du forum romanum à côté du temple des Dioscures. Ils sont conservés depuis 1586 au palais des Conservateurs de Rome. Ils se composent de trois listes chronologiques :
- Les Fastes consulaires capitolins (en latin : Fasti consulari capitolini, abrégé en : Fasti cos. capitolini) ;
- Les Fastes triomphaux capitolins (en latin : Acta triumphorum capitolina, abrégé en : Acta triumph. capitolina)
- La liste des Jeux séculaires. Ils contiennent la liste des magistrats suprêmes de Rome, à savoir les consuls et les censeurs, les decemviri, les tribuns militaires à pouvoir consulaire et les dictateurs de 483 av. jc à 19 av. jc et la liste des triomphes du début de la République romaine à 19 av. jc, sous le règne d’Auguste

[8] Le maître de cavalerie est, durant la République romaine, l’assistant qu’un dictateur romain doit nommer, une sorte de chef d’état-major. À partir du 1er siècle av. jc, le titre est utilisé par l’armée romaine comme titre honorifique. Le grade de magister equitum, associé à de véritables pouvoirs de commandement, réapparaît durant le Bas-Empire romain.

[9] Les Antonii sont les membres de l’une des plus importantes familles plébéiennes romaines, la gens Antonia. Le nomen Antonius pourrait être traduit par « inestimable ». Selon Tite-Live, la branche des Antonii Merendae est patricienne. Toutefois, le nomen Antonius n’a été porté jusque-là que par des plébéiens, ce qui n’est pas incompatible avec le fait qu’un de ses membres ait pu intégrer le décemvirat à pouvoir consulaire de composition mixte