Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 12ème siècle > Guillaume II de Garlande

Guillaume II de Garlande

vendredi 10 juillet 2020, par ljallamion

Guillaume II de Garlande

Fils de Guillaume 1er de Garlande et frère de Gilbert dit Païen, sénéchal de France [1], Anseau, aussi sénéchal, Étienne , chancelier [2], Gilbert dit le Jeune, bouteiller [3].

Il a été seigneur de Garlande, sénéchal de France après la mort de son frère, Anseau, entre 1118 et 1120. Il est assassiné le 23 mars 1120.

Il dirige l’armée du roi à la bataille de Brenneville, en Normandie, en 1119. Il est présent à la dédicace de l’abbaye de Morigny [4], près d’Étampes [5], par le pape Calixte II, le 3 octobre 1119.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Guillaume II de Garlande/ Portail de l’histoire/ Seigneur français

Notes

[1] L’office de sénéchal de France est entre le 10ème et le 12ème siècle le premier des grands offices de la couronne de France. Héritier lointain du Maire du Palais, le sénéchal est à l’origine le chef de la maison du roi mais ses attributions dépassent bien vite le cadre domestique pour en faire le personnage le plus puissant du royaume après le souverain. Il a notamment le contrôle des armées royales. Il avait la surintendance de la maison du roi, et donnait ordre aux vivres. En temps de guerre, il conduisait les troupes et réglait la dépense.

[2] Le chancelier de France est un important personnage de l’Ancien Régime, il est le second officier de la couronne, puis le premier, en 1627, avec la suppression du connétable et de l’amiral de France. La conservation d’une copie de tous les actes de gouvernement (édits, traités, capitulaires, dénombrements, etc.) est une des fonctions principales du chancelier. La France a sans doute, après le Vatican, la seconde plus vieille chancellerie du monde, puisqu’elle conserve encore 47 actes originaux datant des rois mérovingiens (481-751). La collection des plus anciens, toujours appelée Trésor des Chartes, constitue le fonds original des Archives nationales de France. Lacunaires jusqu’au 12ème siècle, ce n’est qu’à partir de sa réorganisation par frère Guérin, évêque de Senlis et garde des Sceaux de Philippe Auguste, que l’on conserve véritablement au palais du roi à Paris un exemplaire de tous les actes expédiés ou reçus par le roi. L’office de chancelier, ou cancellariat, dérive de celui de secrétaires et de notaires du roi, il est le chef de l’administration de la justice, et de tous les conseils du roi. Il est le dépositaire des sceaux de France, dont il use pour la distribution de la justice, dons, grâces, et offices. Il préside le conseil du roi, et expose les volontés du roi devant le parlement quand il va y tenir son lit de justice. Cet office ne peut être récusé, sauf démission et forfaiture. Le chancelier est le porte-parole et le représentant du roi, et à la mort de celui-ci, il est le seul personnage de la cour à ne pas porter le deuil pour marquer la pérennité de sa charge. Il est deuxième grand officier de la couronne dans l’ordre des préséances. Il y a toujours un chancelier chef de la justice et il devient de fait l’officier le plus important de la couronne.

[3] Dans le royaume de France sous la dynastie capétienne, le bouteiller perd sa fonction de gestion des approvisionnements de la cour, rôle désormais dévolu à des échansons. Il est désormais chargé d’administrer le vignoble du domaine royal, fonction pour laquelle il perçoit une redevance sur certaines abbayes fondées par le roi. Le bouteiller est alors un des principaux officiers de la cour : il atteste très souvent les chartes royales. Aux 11ème et 12ème siècles, sous les règnes de Louis VI et Louis VII notamment, la famille de Senlis est traditionnellement attachée à cet office1, à tel point que son chef est souvent désigné sous le nom de « Bouteiller de Senlis ». À partir du 14ème siècle, le bouteiller porte le titre de Grand bouteiller de France, et la fonction devient purement honorifique.

[4] L’abbaye de la Sainte-Trinité de Morigny est une ancienne abbaye bénédictine du Gâtinais, fondée à la fin du 11ème siècle, et qui relevait du diocèse de Sens. Elle a été fermée en 1743. Ses vestiges se trouvent sur l’actuelle commune de Morigny-Champigny, dans le canton d’Étampes (Essonne).

[5] Étampes est une commune française située à 50 kilomètres au sud-ouest de Paris et 60 kilomètres au nord d’Orléans. Étampes est sous-préfecture du département de l’Essonne. Ville royale fortifiée depuis le Moyen Âge, comté et pairie devenus duché donné en apanage à trois favorites successives, Étampes est depuis toujours le principal centre urbain de l’Étampois, aux confins de l’agglomération parisienne et des larges plaines de Beauce. En 1123, Louis VI le Gros accorda une franchise aux marchands qui s’installaient dans le secteur inhabité qui séparait alors le quartier Notre-Dame du quartier Saint-Martin. Ce fut l’origine du peuplement du quartier Saint-Gilles. En 1130, le roi convoqua dans la ville les archevêques de Sens, Reims et Bourges ainsi que des évêques et abbés parmi lesquels Bernard de Clairvaux, afin de juger qui des deux prétendants d’alors était le pape légitime sur le plan canonique. Leur assemblée, restée le plus notable des conciles d’Étampes, se prononça en faveur d’Innocent II et refusa de considérer le dossier de son adversaire Anaclet II. C’est à nouveau à Étampes et toujours avec le concours de saint Bernard que le successeur de Louis VI, Louis VII le Jeune, réunit en 1147 le concile qui acheva les préparatifs de la deuxième croisade. À cette époque se trouvait au lieu-dit actuel du Temple la commanderie d’Étampes de l’ordre du Temple composé d’une maison et d’une chapelle entre autres. C’était aussi un baillie avant la dissolution de l’ordre en 1312.