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Ermengarde de Bourgogne (vers 905-vers 945)

mardi 7 juillet 2020, par ljallamion

Ermengarde de Bourgogne (vers 905-vers 945)

Troisième duchesse de Bourgogne

Elle appartient à la dynastie des Bivinides [1]. Elle est la fille de Richard de Bourgogne, premier duc de Bourgogne [2] et d’Adélaïde de Bourgogne, comtesse d’Auxerre [3].

Lorsqu’il accède au trône de Francie [4], en 923, le frère d’Ermengarde de Bourgogne, Raoul, préfère confier le duché de Bourgogne à son ancien lieutenant, Gilbert de Chalon , qui devient son beau-frère 5 ans plus tard, plutôt qu’à son propre frère cadet, Hugues.

Ermengarde de Bourgogne, alors Comtesse d’Autun [5] de 921 à vers 945, épouse, en 928, Gilbert de Vergy ou Gilbert de Chalon, alors comte de Chalon, de Beaune et de Dijon.

En 936, son frère Hugues et Hugues le Grand, alors comte de Paris [6], marquis de Neustrie [7], et duc des Francs, contestent tous deux la décision du roi Raoul et revendiquent le duché de Bourgogne.

En 938, un traité, signé à Langres [8], divise celui-ci en trois part égales, respectivement attribuées à Gilbert de Chalon, à Hugues de Bourgogne le Noir, et à Hugues le Grand. Chaque bénéficiaire prend alors le titre de duc de Bourgogne.

Ermengarde de Bourgogne demeure duchesse, mais règne de fait, avec son mari, sur un territoire réduit, et la femme d’Hugues le Grand, Hedwige de Saxe, fille d’Henri 1er l’Oiseleur, empereur d’Occident, prend le titre ducal. Hugues le Noir, n’étant pas marié, il n’y a donc que deux duchesses.

Cette division prend fin en 943, par décision de Louis IV d’Outremer, roi des Francs, qui confie l’intégrale des droits sur le duché de Bourgogne à Hugues le Grand, et donne à Hugues le Noir et à Gilbert de Chalon, le titre de comte principal de Bourgogne. Dès lors, ces derniers continuent de jouir de la part qui leur avait été attribuée mais deviennent des vassaux du duc.

Ermengarde de Bourgogne meurt vers 945.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Ermengarde de Bourgogne/ Portail de la Bourgogne/ Duchesse de Bourgogne

Notes

[1] Les Bivinides sont une famille de la noblesse franque constituée des descendants de Bivin de Vienne. Le terme de bivinide a été introduit par les historiens allemands, il vise à distinguer les descendants agnatiques de Bivin de Vienne des Bosonides. En effet, on a longtemps cru que Bivin de Vienne était un fils de Boson l’Ancien mais la remise en cause de cette filiation rend impossible de qualifier de Bosonides les descendants de Bivin, la désignation des lignées franques correspondant à une ascendance agnatique. En revanche, il est possible que les Bivinides soient issus cognatiquement de Boson l’Ancien si l’on retient l’hypothèse que Bivin de Vienne était le gendre de ce dernier.

[2] Le duché de Bourgogne est fondé en 880 à partir du royaume de Bourgogne, par les rois carolingiens Louis III et Carloman II et les membres princiers de leur famille qui se partagent l’Empire carolingien de Charlemagne dont ils ont hérité. Ils féodalisent tous les royaumes carolingiens de France en duchés et comtés vassaux des rois de France. Richard II de Bourgogne (dit Richard le Justicier) est nommé marquis puis premier duc de Bourgogne et un des six pairs laïcs primitifs de France par son suzerain le roi Louis III.

[3] Le comté d’Auxerre est un fief médiéval situé en Bourgogne. Sa principale ville est Auxerre. Le premier comte connu est un compagnon de Charlemagne, Hermenold, qui reçoit Auxerre en 771. Plusieurs comtes lui succèderont et en 859, Charles le Chauve donne le comté d’Auxerre à son cousin germain Conrad II. S’étant révolté, il est destitué et le comté est confié à Robert le Fort. À la mort de ce dernier, tous ses honneurs passent à Hugues l’Abbé, qui se trouve être aussi le frère de Conrad II. Il confie Auxerre à un comte délégué, Girbold, puis en fait la dot de sa nièce Adélaïde qui épouse Richard le Justicier. Celui-ci et ses successeurs nomment des vicomtes à Auxerre, dont le premier est un certain Rainard. Durant la seconde moitié du 10ème siècle, aucun comte n’est connu. Par contre, deux évêques d’Auxerre assument de facto la fonction. Le premier est Héribert, le demi-frère du duc des Francs Hugues Capet, et le second Hugues de Chalon. Ils font le jeu des Robertiens. Le second aurait laissé se développer des lignages de Grands (Donzy, Toucy) qui régenteront la majorité du comté. Le comté finit par revenir aux Capétiens et Robert II le Pieux en fait la dot de sa fille Adélaïde qui épouse Renaud 1er de Nevers. Ce dernier est désormais comte d’Auxerre et de Nevers et entre en conflit avec l’évêque d’Auxerre. Jusqu’au 13ème siècle, soit pendant 2 siècles et demi, les destinées des comtés d’Auxerre et de Nevers resteront liées, et auxquelles s’ajoutera celle du comté de Tonnerre, jusqu’à la mort de Mathilde II, en 1262. Ses trois filles se partageront les comtés et Alix, mariée à Jean 1er de Châlon aura Auxerre. En 1370, Jean IV de Châlon, vend Auxerre au roi de France, qui en fait un bailliage royal. En 1435, un traité de paix entre Charles VII, roi de France, et Philippe III le bon, duc de Bourgogne donne la ville au duché de Bourgogne, qui sera définitivement annexé à la France en 1477. Jean Rapine est le premier gouverneur nommé par le roi de France.

[4] La Francie orientale est la partie orientale de l’empire carolingien partagé lors du traité de Verdun en 843. Elle échoit à Louis le Germanique. Ce royaume comprenait la part orientale de l’ancienne Austrasie, la Saxe, la Thuringe et la Bavière. Le royaume des Francs orientaux ne gardera que sous les Carolingiens le nom de Francie qui sera dès l’origine également utilisé pour désigner deux régions : l’une originellement peuplée de Francs, la Francie du Rhin ou Lotharingie (« Rheinfranken »), l’autre colonisée par eux, la Francie du Main, ou Franconie (« Mainfranken »).

[5] Autun est une commune française du département de Saône-et-Loire. Fondée par les Romains comme Augustodunum, sœur et émule de Rome au début du règne de l’empereur Auguste, capitale gallo-romaine des Éduens en remplacement de Bibracte, évêché dès l’Antiquité, Autun a été jusqu’à la fin du 15ème siècle une cité prospère et un centre culturel influent, en dépit des pillages et des invasions.

[6] Le comté de Paris était un comté carolingien ayant Paris et sa cité épiscopale pour chef-lieu. Il aurait été fondé par Charlemagne, mais le premier comte cité est Griffon, fils de Charles Martel, maire du Palais. Paris devient le chef-lieu du duché de France, et les Robertiens obtiennent le comté de Paris héréditairement à partir de Robert le Fort, défenseur de la cité contre les Normands. Avec l’accession des Capétiens à la couronne de France, les rois ne nomment plus que des vicomtes à Paris. Ceux-ci furent à leur tour, remplacés par des prévôts, l’ancien comté devenant la prévôté de Paris.

[7] La marche de Neustrie, créée pour la défense contre les Bretons est désignée par "marche bretonne" et celle contre les Normands par "marche normande". Ces appellations ne sont en rien contemporaines, les deux marches ayant été désignées sous le terme générique de "marche de Neustrie". La "marche bretonne" confiée en 861 à Robert le Fort, comprenait la Touraine, l’Anjou et le Maine, ce dernier ayant à l’époque perdu sa capitale, Le Mans, et les territoires alentours, érigés en apanage, le duché du Mans. La "marche normande", qui s’étendait depuis la région du Mans en Basse Normandie jusqu’à la Seine, échoit à Adalard le Sénéchal et à ses parents Udo et Bérenger, fils du comte Gebhard.

[8] Langres est une commune française du département de la Haute-Marne, dont elle est l’une des deux sous-préfectures. Langres a donné son nom à une région traditionnelle qui avait le titre de comté et une coutume particulière à celle de Sens (le Pays de Langres), ainsi qu’à un diocèse dont le titulaire avait depuis le 12ème siècle le titre de duc et pair de France.