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L’histoire pour le plaisir

Philibert Hamelin

samedi 8 février 2020, par ljallamion

Philibert Hamelin (mort en 1557)

Prédicateur protestant

Philibert Hamelin Prédicateur protestantNé à Tours [1], mort brûlé pour avoir procédé à des destructions d’icônes dans les églises du Poitou [2] lors de ses premiers prêches. Il est considéré comme un martyr par les communautés protestantes.

Ancien prêtre de Chinon [3], converti au Calvinisme [4], emprisonné en 1546 à Saintes [5], il voit brûler un de ses coreligionnaires, Nicole, dissimule sa foi et s’enfuit en Suisse. Il établit à Genève une imprimerie, puis, d’imprimeur, il redevient missionnaire, retourne en Saintonge [6] en 1554 et pendant 2 ans, évangélise le Bas Poitou [7].

Pour ce faire, il se mêle aux paysans, et les instruit à leur moment de repos, à l’ombre d’un arbre, ou d’une haie. Il exerce son ministère à Saintes puis dans la presqu’île d’Arvert en septembre 1555 dont il organise la première église, et enfin dans l’Ile d’Oléron [8]. Il demande du renfort à Genève mais il est arrêté après un baptême. Ses amis, dont Bernard Palissy et les Parthenay [9] essayent de le faire sauver.

Condamné à mort à Bordeaux, dégradé à l’église de Saint-André, il fut étranglé, et jeté au bûcher en 1557. Il avait écrit un traité sur les psaumes.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Philibert Hamelin Portail de Poitou-Charentes/ Catégories : Huguenot/ Condamné à la peine de mort

Notes

[1] Tours est une commune de l’ouest de la France, sur les rives de la Loire et du Cher, dans le département d’Indre-et-Loire, dont elle est le chef-lieu. Ancienne Caesarodunum cité des Turones, fondé par Auguste, capitale de la 3ème Lyonnaise avec un des plus grands amphithéâtres de l’empire romain. Sanctuaire national avec saint Martin, Grégoire de Tours et Alcuin sous les Mérovingiens et les Carolingiens, avec l’adoption par les Capétiens de la monnaie locale la livre tournois qui deviendra la monnaie du royaume. Capitale du comté de Tours qui deviendra la Touraine, le jardin de la France. Première ville de l’industrie de la soie, voulu par Louis XI, capitale royale sous les Valois avec ses châteaux de la Loire et ville d’art avec l’École de Tours. Capitale de loyauté pour Henri III et Henri IV pendant les guerres de Religion

[2] Le Poitou était une province française, comprenant les actuels départements de la Vendée (Bas-Poitou), Deux-Sèvres et de la Vienne (Haut-Poitou) ainsi que le nord de la Charente et une partie de l’ouest de la Haute-Vienne, dont la capitale était Poitiers. Il a donné son nom au Marais poitevin, marais situé dans l’ancien golfe des Pictons, sur la côte occidentale de la France, deuxième plus grande zone humide de France en superficie après la Camargue ; le marais s’étend de l’Atlantique aux portes de Niort et du sud de la Vendée au nord de La Rochelle.

[3] Chinon est une commune française située dans le département d’Indre-et-Loire. Placée sur le cours de la Vienne, dans une position stratégique aux confins de la Touraine, de l’Anjou et du Poitou, dotée d’un éperon rocheux fortifié dès l’Antiquité, la ville, avec son imposante forteresse, a longtemps joué un rôle défensif clé. Chinon est une des places fortes favorites des Plantagenêt. Jean sans Terre la perd au profit de Philippe Auguste, qui l’adjoint aux domaines de la Couronne de France. Siège de la cour sous Charles VII, lieu de sa rencontre avec Jeanne d’Arc, la ville ne quittera le giron royal que pour passer entre les mains du cardinal de Richelieu et de sa famille, qui la conserve jusqu’à la Révolution.

[4] Le protestantisme est l’une des principales branches du christianisme avec le catholicisme et l’orthodoxie. Entendu largement, le protestantisme est l’ensemble des groupements « issus, directement ou non, de la Réforme et qui rejettent l’autorité du pape ». Selon cette perspective, le protestantisme englobe des mouvements variés allant des luthériens aux réformés en passant par les évangéliques, jusqu’aux quakers. Il rassemble environ 900 millions de fidèles.

[5] Saintes est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime. Au 16ème siècle, les conflits entre factions catholiques et protestantes conduisent à la destruction partielle de plusieurs monuments de la ville. La paix revenue voit le développement d’une politique de contre-Réforme marquée par l’implantation de nombreux ordres religieux, tandis que la relative tolérance vis-à-vis des huguenots s’amenuise au fil des années, provoquant une émigration d’une partie de la population réformée.

[6] La Saintonge est une ancienne province française dont les limites ont plusieurs fois varié avec le temps. Apparaissant comme une marche frontalière entre les domaines capétien et plantagenêt durant le bas Moyen Âge, elle est secouée par des luttes incessantes entre 1152 et 1451, ses seigneurs hésitant souvent entre l’attachement anglo-aquitain et le lien avec Paris. Tout montre que l’attachement anglo-aquitain y a été prédominant jusque vers la moitié du 14ème siècle. Néanmoins, les erreurs de conduite de Henry de Grosmont, comte de Derby puis du Prince Noir contribuent progressivement à affaiblir le pouvoir anglo-aquitain, et la province passe définitivement sous le contrôle du roi de France en 1451.

[7] Le Bas-Poitou est l’ancienne division du Poitou, correspondant à sa partie occidentale. Elle représente approximativement au département de la Vendée et à la partie nord-ouest des Deux-Sèvres jusqu’à Airvault (le Bocage bressuirais et une partie de la Gâtine). La Vendée y prend sa source.

[8] L’île d’Oléron est située dans le golfe de Gascogne, au large des côtes de la Charente-Maritime dont elle fait partie, à 1,5 km de la pointe Espagnole et à 14,5 km au nord de l’estuaire de la Gironde. Avec les îles de Ré, d’Aix, Madame et Nôle, elle fait partie de l’archipel charentais ; elle est séparée de la presqu’île de Marennes par le coureau d’Oléron, au nord, et de la presqu’île d’Arvert par le pertuis de Maumusson, au sud. Plus grande île française métropolitaine après la Corse, avec 30 km de long sur 8 km dans sa plus grande largeur, elle a une superficie de 174 km². Au cours de son histoire, elle fait partie tantôt de l’ancienne province de l’Aunis, tantôt de l’ancienne province de Saintonge, au gré des nombreuses guerres, surtout pendant la période médiévale.

[9] Les seigneurs de Parthenay se surnomment Parthenay l’Archevêque à partir de 1140, en souvenir de Joscelin II de Parthenay, archevêque de Bordeaux au 11ème siècle.