Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 11ème siècle > Raoul VI Payen de Beaumont-au-Maine

Raoul VI Payen de Beaumont-au-Maine

mardi 31 décembre 2019, par ljallamion

Raoul VI Payen de Beaumont-au-Maine (mort en 1088)

Blason de la famille Beaumont-au-Maine Fils de Raoul V de Beaumont. Raoul est surnommé ordinairement Payen, parce qu’il avait été baptisé déjà grand, et qualifié vicomte de Montreveau [1], du Lude [2] et de Vendôme [3].

Gilles Ménage et ceux qui l’ont suivi, lui attribuent la plupart des actes de son neveu homonyme. Il est témoin avec sa mère du don de Cohémon à l’Abbaye du Ronceray d’Angers [4], en 1047, avec son père, la même année, du don d’un serf à l’abbaye de Bourgueil [5]. En 1062 et 1067 environ, on le cite aux Cartulaires du Ronceray et de Vivoin, avec son frère Hubert. Il accorde à la Trinité de Vendôme la foire de la Purification en 1070, se désiste en faveur de Marmoutier [6] des terres du Maz et de Moussay, en 1071, avec sa femme il confirme encore à l’abbaye de Vendôme tout ce qu’elle possède dans son fief.

En 1079, il est le premier des témoins du comte Bouchard III de Vendôme , bienfaiteur de la même abbaye.

En 1095, il donne au chapitre d’Angers l’église de Saint-Nicolas construite dans son nouveau château et autorise Pierre, fils de Landry, à lui remettre les églises de Maulimar. En 1096, il se fit excommunier par le légat [7] du pape pour la rétention de l’église de Mazé [8] sur la Trinité de Vendôme.

Raoul Payen de Beaumont épouse avant 1071 Agathe de Vendôme, fille de Foulques de Vendôme dit L’Oison, comte de Vendôme [9] qu’on voit citée avec son mari dans une foule de circonstances.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de histoire de Abbé Angot, « Les vicomtes du Maine », dans Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1914, no 30

Notes

[1] Montevrault

[2] Le château du Lude se situe dans la commune du Lude dans le département français de la Sarthe. Situé parmi les châteaux de la Loire les plus au nord, le site est occupé dès le Moyen Âge et devient un point stratégique aux confins du Maine, de l’Anjou et de la Touraine. Occupé par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, le château devient la propriété de Jean Daillon, chambellan du roi Louis XI, en 1457.

[3] Bouchard 1er le Vénérable, comte de Vendôme vers 960-1007, nomma Fulcrade vicomte de Vendôme dans les années 980. C’est un des parents d’Élisabeth de Melun ou Élisabeth Le Riche, l’épouse de Bouchard 1er. Il semble que Fulcrade était issu des vicomtes de Chartres, qui quittèrent la ville après que Thibaut 1er le Tricheur, comte de Blois s’en fut emparé vers 960. Sa famille est celle des Fulchérides du Vendômois

[4] L’Abbaye du Ronceray d’Angers est une abbaye située à Angers, en France. La charte de fondation de l’abbatia Beata Maria Caritatis (abbaye Notre-Dame-de-la-Charité) date de 1028. L’abbaye a été reconstruite de 1060/1070 à 1119. Sa fondation est attribuée à Hildegarde, deuxième épouse de Foulque III, comte d’Anjou.

[5] L’abbaye de Bourgueil, plus précisément l’abbaye Saint-Pierre de Bourgueil en Vallée, est une abbaye bénédictine, qui adopte la règle de Saint Maur en 1630. Elle est située à Bourgueil, autrefois Burgolium, dans le pays du Bourgueillois, dépendant avant 1790 de l’élection de Saumur, du siège royal de Chinon et du diocèse d’Angers, donc de l’Anjou historique. Mais de nos jours Bourgueil est en Indre-et-Loire. Cette importante abbaye est fondée en 990 par Emma, fille de Thibaud le Tricheur, comtesse de Blois et duchesse d’Aquitaine.

[6] L’abbaye de Marmoutier est une ancienne abbaye bénédictine située sur la rive droite de la Loire, un peu en amont de Tours. Fondée par Martin de Tours, peut-être dès 372, l’abbaye connut son apogée au Moyen Âge et ses dépendances s’étendaient dans une bonne partie de la France médiévale et jusqu’en Angleterre. Elle fut démembrée sous le Révolution française.

[7] Titre porté par les représentants officiels de la Rome antique. Les ambassadeurs étaient des légats du Sénat romain. Sous la République romaine, les consuls, proconsuls, préteurs en campagne pouvaient charger temporairement des légats du commandement de la cavalerie, des réserves ou même d’une légion entière et de plusieurs légions. Sous l’Empire romain, à partir d’Auguste, la fonction de ces légats militaires devint permanente. Désignés par l’empereur, ils le représentaient dans les provinces et les légions. On distingua alors les légats consulaires et les légats prétoriens, qui gouvernaient les provinces « impériales » et exerçaient le pouvoir militaire, et les légats de légion, officiers expérimentés, de rang sénatorial, qui étaient chef d’une légion. Le titre de légat se transmit de l’Empire romain à l’Église catholique

[8] Mazé est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire.

[9] Le comté de Vendôme est l’héritier du pagus vindocinensis qui était une subdivision de la cité des Carnutes. Le comté de Vendôme est constitué des châtellenies de Lavardin, de Montoire - dont les seigneurs deviennent comtes de Vendôme en 1218 - de Trôo et de Mondoubleau - annexé au comté en 1406. La seigneurie de Beaugency est un alleu qui passera aux comtes de Blois. Le comté comportait également une vicomté de Vendôme. Un acte de 1484, signale que le comté de Vendôme relevait à cette date du duché d’Anjou.