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Apriès

vendredi 13 décembre 2019, par ljallamion

Apriès

Pharaon de la XXVIème dynastie de 589 à 570 av. jc

Sphinx en bronze d'Apriès entre 589 et 570 av. jc 26ème dynastie d'Égypte (Musée du Louvre)En 588 av. jc, Apriès reprend la lutte contre Nabuchodonosor II qui s’était emparé de Jérusalem [1]. Il s’empare de Gaza [2] et soutient Tyr [3] et Sidon [4] dans leur résistance aux Babyloniens [5].

Il ne peut contrer la prise de Jérusalem et la destruction du royaume de Juda [6] par les Babyloniens. Appelé à l’aide par le roi libyen Adicran, il met à l’écart ses mercenaires grecs et envoie un corps expéditionnaire exclusivement composé d’Égyptiens.

Ceux-ci sont massacrés par les Grecs de Cyrène [7]. L’événement provoque une réaction nationaliste et un coup d’État militaire à la suite duquel il finit ses jours en captivité.

Grand constructeur, outre des obélisques érigés à Saïs [8] pour le temple de Neith on lui doit également un palais dans la grande enceinte nord de Memphis [9]. Les colonnes qui affleurent au-dessus du site portent encore sa titulature. Il intervint également à Héliopolis [10] et on lui connaît de nombreuses représentations de diverses tailles dont un sphinx colossal repêché au large de Qait Bay à Alexandrie [11].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Apriès/ Portail de l’Égypte antique/ Pharaon

Notes

[1] Jérusalem est une ville du Proche-Orient que les Israéliens ont érigée en capitale, que les Palestiniens souhaiteraient comme capitale et qui tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane. La ville s’étend sur 125,1 km². La vieille ville, d’une superficie assez réduite (moins de 1 km²), est historiquement composée de quatre quartiers avec : un quartier arabe, un quartier arménien, un quartier chrétien, et un quartier juif. Ces quartiers sont entourés de remparts dont la partie visible aujourd’hui a été érigée entre 1535 et 1538.

[2] Gaza, parfois appelée en anglais Gaza City pour la distinguer de la bande de Gaza qui désigne la région dans son ensemble, est la ville qui donne son nom à ce territoire longiligne appelé « bande de Gaza ».

[3] Tyr se situe dans la Phénicie méridionale, à un peu plus de 70 km au sud de Beyrouth et à 35 km au sud de Sidon, presque à mi-chemin entre Sidon au nord et Acre au sud, et à quelques kilomètres au sud du Litani.

[4] Sidon ou Saïda en arabe est une ville du Liban. Elle fut dans l’antiquité la capitale incontestée de la Phénicie. La ville était construite sur un promontoire s’avançant dans la mer. Ce fut le plus grand port de la Phénicie sous son roi Zimrida, au 18ème siècle.

[5] La civilisation babylonienne s’est épanouie en Mésopotamie du Sud du début du 2ème millénaire av. jc jusqu’au début de notre ère. Elle prend corps à partir de l’héritage des civilisations du Sud mésopotamien plus anciennes (Sumer et Akkad) dont elle est historiquement la prolongation, marquée par l’affirmation progressive, de la cité de Babylone, capitale de l’État qui s’affirme à partir du 18ème siècle av. jc et dont les différentes dynasties dominent le Sud mésopotamien pendant plus d’un millénaire. L’État de Babylone devient un royaume puissant dans le courant du 18ème siècle av. jc, sous l’impulsion du plus grand roi de sa première dynastie, Hammurabi. Après son pillage par les Hittites en 1595 av. jc, Babylone passe sous l’autorité d’une dynastie d’origine kassite qui stabilise ce royaume pendant plus de 4 siècles. Cette période marque le début de la rivalité avec le royaume voisin situé au nord, l’Assyrie, qui marque les siècles suivants. Après plusieurs siècles d’instabilité entre 1100 et 800 av. jc, la Babylonie passe sous la coupe de l’Assyrie pendant plus d’un siècle (728-626 av. jc), avant d’initier une réaction qui aboutit à la destruction de l’Assyrie et à la formation de l’Empire néo-babylonien (626-539 av. jc) par les rois Nabopolassar et Nabuchodonosor II. Cette dernière phase de l’histoire du royaume de Babylone est brève, s’achevant en 539 av. jc par sa conquête par le roi perse Cyrus II.

[6] Le royaume de Juda est un royaume du Proche-Orient ancien. Selon la tradition, il a existé à partir de 931 av.jc concomitamment avec le royaume d’Israël, et en rivalité avec lui. Sa disparition intervient en 587 av.jc lors d’une campagne menée par Nabuchodonosor II contre Jérusalem.

[7] Cyrène, l’ancienne ville grecque (en Libye actuelle), est la plus ancienne et la plus importante des cinq colonies grecques dans la région et lui donne son nom de Cyrénaïque, qui est encore utilisé aujourd’hui. Ancien évêché, elle se situe dans la vallée de Djebel Akhdar.

[8] Saïs se situait sur la branche canopique du Nil dans le delta occidental. Elle est identifiée de nos jours au site du village de Sa el-Hagar (ou Sah el-Haggar), à l’Ouest de Samannud. Elle fut la capitale du cinquième nome de Basse Égypte le « nome supérieur de Neith » ou « la cible du Nord »

[9] Memphis est à l’origine le nom de Memphis, princesse de la mythologie grecque, qui aurait fondé une ville en Égypte à laquelle elle aurait donné son nom. Memphis était la capitale du premier nome de Basse Égypte, le nome de la Muraille blanche. Ses vestiges se situent près des villes de Mit-Rahineh et d’Helwan, au sud du Caire.

[10] Héliopolis (la « ville du Soleil », aujourd’hui arabe Aîn-ech-Chams) est le nom donné par les Grecs à la ville antique de Onou (ou Iounou) dans le delta du Nil. Elle était la capitale du treizième nome de Basse Égypte. Les premières constructions datent du 27ème siècle avant notre ère.

[11] Alexandrie est une ville en Égypte. Elle fut fondée par Alexandre le Grand en 331 av. jc. Dans l’Antiquité, elle a été la capitale du pays, un grand centre de commerce (port d’Égypte) et un des plus grands foyers culturels hellénistiques de la mer Méditerranée centré sur la fameuse bibliothèque, qui fonda sa notoriété. La ville d’Alexandrie est située à l’ouest du delta du Nil, entre le lac Maréotis et l’île de Pharos. Cette dernière était rattachée à la création de la ville par l’Heptastade, sorte de digue servant aussi d’aqueduc, qui a permis non seulement l’extension de la ville mais aussi la création de deux ports maritimes.