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Iaropolk Sviatoslavitch dit Iaropolk 1er

dimanche 17 février 2019, par ljallamion

Iaropolk Sviatoslavitch dit Iaropolk 1er (958/960-980)

Prince rous’ de 972 à sa mort

« Le meurtre de Iaropolk », gravure du 18ème siècleFils aîné du grand prince Sviatoslav 1er dit Sviatoslav le Brave , grand prince de Kiev [1] appartenant à la dynastie des Riourikides [2] et d’une certaine Predslava, mentionnée dans le traité russo-byzantin de 945.

Lorsqu’en 969 son père, Sviatoslav, annonça sa décision d’aller vivre à Pereïaslavets, en Bulgarie, Iaropolk hérita de Kiev, Oleg Sviatoslavitch reçut les terres drevlianes [3] et Vladimir, le cadet, hérita de Novgorod [4]. Ce n’est qu’en 972 que Iaropolk prit possession de son héritage, Olga de Kiev , sa grand-mère, très malade, ayant prié son fils de surseoir à son plan jusqu’à sa mort.

Bientôt, la guerre éclata entre Iaropolk, devenu grand prince, et son frère Oleg, parce que celui-ci avait tué le fils de l’un de ses hommes. Oleg fut tué au cours de la bataille où s’affrontèrent les deux princes et Iaropolk s’empara des possessions de son frère. Puis, il décida de conquérir Novgorod d’où Vladimir, prudent, s’était éloigné en apprenant la nouvelle de la mort d’Oleg. Ayant réuni à son profit l’ensemble des possessions de son père, Iaropolk s’établit à Novgorod.

Il tenta alors d’établir des contacts avec le monde occidental. Lambert d’Hersfeld rapporte que, le jour de Pâques 973, l’empereur germanique Otton 1er reçut la visite de legati gentium Ruscorum [5] chargés de riches présents ; 4 ans plus tard, il reçut le légat [6] du pape Benoit VII à Kiev. En 979, il signa un traité d’amitié avec Ildéja, prince des Petchenègues [7] et il reçut les ambassadeurs de l’empereur byzantin venus lui porter le tribut que Constantinople avait déjà payé à son père.

En 980, Vladimir revint d’exil avec une droujina [8] varègue [9] et reprit Novgorod. Peu après, il envoya un message à Rogvold , prince de Polotsk [10], lui demandant la main de sa fille Rognéda . Mais il fut éconduit, Rognéda préférant Iaropolk, fils légitime de Sviatoslav au bâtard Vladimir.

Celui-ci, à la tête d’une armée composite, marcha alors contre Polotsk dont il s’empara, faisant Rognéda prisonnière alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre Iaropolk, puis se dirigea vers Kiev où celui-ci s’était retranché.

Vladimir s’entendit alors avec le voïvode [11] de Iaropolk appelé Bluld pour faire sortir Iaropolk de Kiev.

Blud conseilla à Iaropolk de se réfugier dans la ville de Rodnya à l’embouchure de la rivière Ros’ [12].

Vladimir mit le siège devant Rodnya et obligea Iaropolk à négocier. Faisant confiance à Blud et à la promesse de son frère, Iaropolk se dirigea vers la forteresse où se trouvait Vladimir.

Dès son arrivée, il fut attaqué par deux Varègues qui lui plongèrent leur épée dans le corps.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Yaropolk I of Kiev »

Notes

[1] Le grand-prince de Kiev (parfois appelé grand-duc de Kiev) était le titre donné aux dirigeants de la ville de Kiev, dans la Rus’ de Kiev (Russie médiévale) entre le 9ème et le 13ème siècle.

[2] La dynastie ruthène puis moscovite (d’origine varègue c’est-à-dire viking) des Riourikides ou Rurikides, issue de Riourik, régna sur la Rus’ de Kiev (ou Russie kiévienne) puis la Moscovie de 862 à 1598. Les Riourikides perdirent le trône en 1598 à la mort du tsar Fédor 1er, lorsque Boris Godounov prit le pouvoir. Une période troublée s’ouvrit alors, qui s’acheva par le couronnement de Michel Romanov, fondateur de la dynastie des Romanov, en 1613.

[3] La tribu des Drevliens, ou Drevlianes, est un peuple slave oriental, voisin de Kiev, qui a existé entre le 6ème et le 10ème siècle.

[4] La république de Novgorod est un puissant État de la Russie médiévale, centré sur la ville de Novgorod et qui s’étendait de la mer Baltique à l’Oural entre 1136 et 1478.

[5] des envoyés de la Rous

[6] le représentant

[7] Les Petchénègues ou Petchenègues sont un peuple nomade d’origine turque qui apparaît au 8ème siècle à la frontière sud-est de l’Empire khazar. Ils s’installent au 10ème siècle au nord de la mer Caspienne. Selon la légende, ils constituent la tribu Peçenek des Oghouzes, issue de Dağ Han (« Prince Montagne »), l’un des six fils d’Oghuz Khan, considéré comme l’ancêtre des Turcs.

[8] détachement

[9] La garde varangienne ou garde varègue formait un corps d’élite de l’armée byzantine. Les Varègues apparurent dans le monde byzantin en 839 quand l’empereur Théophile négocia avec eux pour obtenir quelques mercenaires pour son armée. Bien que les Rus’ eussent le plus souvent des relations pacifiques avec les Byzantins, les raids varègues depuis le nord n’étaient pas rares. Ces attaques eurent lieu en 860, 907, 911, 941, 945, 971 et finalement en 1043. Ces raids n’eurent d’autre succès qu’une renégociation des traités de commerce ; militairement, les Varègues étaient toujours vaincus par l’armée de Constantinople, qui utilisait le feu grégeois. La classe gouvernante des deux villes-États puissantes de Novgorod et Kiev finit par devenir varègue, et les Byzantins purent bientôt acheter les services d’une force mercenaire officielle, qui devint la garde varègue. Ceci advint en 988, quand le prince de Kiev, Vladimir 1er se convertit à l’orthodoxie. En échange de la main de la sœur de Basile II, Anne, Vladimir donna 6 000 Varègues comme garde personnelle. Cette unité, s’ajoutant à la liste des tagmata, fut l’un des éléments les plus efficaces et loyaux de l’armée byzantine, comme le rapporte la chronique d’Anne Comnène pendant le règne de son père Alexis 1er.

[10] Polotsk est une ville de la voblast de Vitebsk, en Biélorussie, et le centre administratif du raïon de Polatsk. Polatsk est une des plus anciennes villes d’Europe de l’Est. Elle fut mentionnée pour la première fois dans une chronique de 862 et elle était à l’époque la capitale de la principauté de Polotsk, un des États slaves primitifs. Le premier prince connu est un certain Rogvold. La principauté, vassale de la Rus’ de Kiev, était une grande nation marchande, qui commerçait avec les autres États slaves et la Scandinavie. Les Allemands installèrent d’ailleurs à Polatsk un comptoir de la Ligue hanséatique. La ville était alors une des plus grandes villes de la région, et les sagas nordiques la décrivaient comme la ville la plus fortifiée de la Rus’ de Kiev. La principauté correspondait en grande partie à la Biélorussie actuelle et, par là, Polatsk est en quelque sorte la première capitale biélorusse.

[11] Voïvode est un terme d’origine slave, qui désigne au départ le commandant d’une région militaire. En Serbie, la région de Voïvodine porte son nom en souvenir de ce titre, porté par les différents princes serbes qui ont gouverné ce territoire. Malgré son origine slave, il est aussi utilisé en Roumanie, pays de langue romane, et en Hongrie, pays de langue finno-ougrienne.

[12] La rivière Ros est un cours d’eau d’Ukraine et un affluent de la rive droite du Dniepr. La Ros prend sa source dans le village d’Ordyntsi de l’oblast de Vinnytsia. Elle coule d’abord vers le nord-est, puis change de direction à partir de sa confluence avec la Kamianka, peu avant Bila Tserkva. Elle se dirige alors vers le sud-est et se jette dans le réservoir de Krementchouk.