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Bouchard d’Avesnes

dimanche 14 octobre 2018, par ljallamion

Bouchard d’Avesnes (1251-1296)

Évêque de Metz de 1282 à 1296

Armoiries des évêques de Metz : Les pierres rappellent le martyre de Saint-Etienne, lapidé, et la main tenant l'épée celui de Saint-Paul, qui eu la tête tranchée. Ces deux saints sont les patrons du diocèse.Cinquième fils de Jean 1er d’Avesnes fils de Bouchard d’Avesnes et de Marguerite de Constantinople et d’Alix, sœur de Guillaume II de Hollande.

En compétition avec Guillaume d’Auvergne, chanoine de Saint-Lambert [1] à la succession de Jean d’Enghien comme prince-évêque de Liège [2], il se rend à Rome plaider sa cause.

Le pape Martin IV, nomme finalement Jean II de Dampierre à Liège et choisit Bouchard d’Avesnes pour le remplacer à Metz.

En 1288 il est en guerre contre Ferry III de Lorraine et Henri III de Bar à propos du comté de Castres [3], un fief qui avait été engagé. Allié à l’évêque de Strasbourg [4] Conrad de Lichtenberg , Bouchard d’Avesnes remporte une victoire importante près du futur Sarrelouis [5] puis signe un traité de paix en 1290.

En 1291 il aide son frère Jean 1er de Hainaut à mater la révolte des bourgeois de Valenciennes.

Il est mort le 29 novembre 1296 et fut enterré dans la cathédrale de Metz [6].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Bouchard d’Avesnes (1251-1296)/ Portail du catholicisme/ Évêque de Metz

Notes

[1] La cathédrale Notre Dame et Saint Lambert fut la cathédrale de Liège jusqu’en 1794, date du début de sa destruction. Cette immense cathédrale gothique, à la mémoire de saint Lambert, occupait l’actuelle place Saint-Lambert, au cœur de Liège. Avec ses deux chœurs, ses deux transepts, ses trois nefs à trois, le circuit de ses chapelles absidales et collatérales, son cloître et ses annexes, et sa flèche de 135 mètres, la cathédrale Notre Dame et Saint Lambert faisait partie des grands vaisseaux du monde occidental au Moyen Âge et était le monument majeur du gothique mosan. Elle pouvait contenir 4 000 personnes.

[2] La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint Empire romain, compris dans le Cercle de Westphalie, ayant pour capitale la ville de Liège. C’est en l’an 985 que naît la principauté épiscopale. C’est à cette date que Notger, déjà évêque de Liège depuis 972, devient prince-évêque en recevant le comté de Huy. Cet État a existé pendant plus de 800 ans, jusqu’à la révolution liégeoise en 1789.

[3] Dans une région marquée par la ligne de partage entre langues romane et germanique, Castres fut le premier nom de Blieskastel, sur la Blies (également appelée Bleuve en langue romane). Le comté de Castres fut donné par l’empereur Othon 1er, en 960 à Adalbéron 1er de Metz, évêque de Metz, qui l’accorda en fief aux comtes de Lunéville puis (fin 12ème siècle) à la Maison de Lorraine ou aux comtes de Deux-Ponts de la famille de Wittelsbach. Les évêques réaffirmèrent plusieurs fois leurs droits sur ce fief, accordé au 13ème siècle aux comtes de Salm, et convoité par les ducs de Lorraine ou les comtes de Sarrebruck.

[4] Les évêques de Strasbourg étaient princes d’Empire. Ils occupent le siège dit « de Saint-Arbogast ». L’archevêque de Strasbourg a la particularité d’être l’un des deux seuls évêques catholiques au monde à ne pas être formellement nommés par le Pape, mais par un pouvoir temporel, en l’occurrence le Président de la République française (l’autre étant l’évêque de Metz ; cf. Concordat en Alsace-Moselle pour plus de détails). Il est aussi à noter que l’archevêque de Strasbourg n’est théoriquement qu’évêque, en effet, l’ordonnance soumise au premier ministre de la République Française changeant le statut de l’évêché de Strasbourg n’a jamais été signée

[5] Sarrelouis est aujourd’hui une des principales villes du Land de la Sarre en Allemagne

[6] La cathédrale Saint-Étienne de Metz est une cathédrale catholique romaine, située à Metz, en Moselle. Elle est le siège du diocèse de Metz. Vieille cité gauloise, Metz devient le siège d’un évêché au 3ème siècle. Comme nous l’apprend un passage de l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours4, rédigée vers 576, un sanctuaire dédié à Étienne (Oratorium beati Stephani) qui se trouvait à l’emplacement actuel de la cathédrale, fut le seul monument épargné par les Huns lors du sac de la cité le samedi saint 7 avril 451. L’oratoire de Saint-Étienne est dans les grâces divines et devient alors fort populaire. On parle de miracle. Il accueille le siège de l’évêque et devient en quelque sorte la première cathédrale de Metz, à l’intérieur même de celle-ci. On peut supposer que le sanctuaire de Saint-Étienne était relativement récent lors du sac de Metz par Attila.