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Joseph dit Caïphe

samedi 2 juin 2018

Joseph dit Caïphe

Grand prêtre du Temple de Jérusalem de 18 à la fin 36 ou début 37

Il est nommé en 18 par le Préfet romain de Judée Valerius Gratus .

Il était le gendre de Anan dit Hanan ben Seth qui occupa la fonction de grand prêtre [1] entre 6 et 15, et qui était à la tête d’une famille de la classe dirigeante qui fournira des grands prêtres pendant une partie du 1er siècle.

Bien que peu d’éléments de sa vie soient connus, les historiens supposent qu’il entretenait de bonnes relations avec le pouvoir romain et en particulier avec Ponce Pilate, compte tenu du fait qu’il occupa la fonction de grand prêtre pendant près de 20 ans.

Avant Caïphe, Valérius Gratus avait en effet successivement révoqué et nommé 4 Grand Prêtres qui restèrent en service à peine un an. Avec ces nominations révocations successives Valérius Gratus voulait probablement montrer qu’il révoquerait tout grand prêtre qui n’agirait pas strictement dans l’intérêt des romains. Caïphe avait donc parfaitement compris le message puisqu’il resta en place pendant 18 ans et ne fut même pas remplacé pendant le long exercice de Ponce Pilate.

Fin 36 ou au plus tard en avril 37, Joseph Caïphe et le préfet romain Ponce Pilate sont démis de leurs fonctions par le légat [2] de Syrie [3] Lucius Vitellius.

Ponce Pilate a eu des rapports très conflictuels avec la population juive. Ses relations avec les milieux sacerdotaux et en particulier avec le grand prêtre Caïphe semblent avoir été bien meilleures.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Caïphe/ Portail Israël antique et Juifs dans l’Antiquité/ Grand prêtre d’Israël

Notes

[1] Le grand prêtre est le titre que portait le premier des prêtres dans la religion israélite ancienne et dans le judaïsme classique, depuis l’émergence de la nation israélite jusqu’à la destruction du Second Temple de Jérusalem. Les grands prêtres, comme d’ailleurs tous les prêtres, appartenaient à la lignée d’Aaron. Pendant la période du Second Temple, le grand prêtre exerça souvent la charge de président du Sanhédrin. Son rôle déclina avec l’occupation romaine (à partir de 63 av. jc) puis la fonction de grand Prêtre disparut avec la destruction du Second Temple.

[2] Titre porté par les représentants officiels de la Rome antique. Les ambassadeurs étaient des légats du Sénat romain. Sous la République romaine, les consuls, proconsuls, préteurs en campagne pouvaient charger temporairement des légats du commandement de la cavalerie, des réserves ou même d’une légion entière et de plusieurs légions. Sous l’Empire romain, à partir d’Auguste, la fonction de ces légats militaires devint permanente. Désignés par l’empereur, ils le représentaient dans les provinces et les légions. On distingua alors les légats consulaires et les légats prétoriens, qui gouvernaient les provinces « impériales » et exerçaient le pouvoir militaire, et les légats de légion, officiers expérimentés, de rang sénatorial, qui étaient chef d’une légion. Le titre de légat se transmit de l’Empire romain à l’Église catholique ; il fut porté dans celle-ci par les envoyés personnels du souverain pontife. Ces envoyés sont généralement des cardinaux.

[3] La Syrie est l’une des provinces les plus importantes de l’Empire romain, tant par sa richesse que sur le plan militaire. Étendue de la Méditerranée à l’Euphrate, elle constitue un riche creuset de civilisations, composées entre autres de Juifs, de Phéniciens, ou de Nabatéens, hellénisés pour la plupart d’entre eux. La Syrie est conquise par Pompée en 64 av. jc. En 63 av. jc, après avoir vaincu le roi Mithridate VI, il transforme le royaume de Syrie en province romaine, mettant ainsi fin à la dynastie séleucide. L’acquisition du territoire n’est cependant pas sa mission originelle. Le gouvernement de cette riche région constitue rapidement un enjeu majeur à Rome. Crassus, qui l’a obtenu, y trouve la mort en tentant une expédition militaire contre les Parthes en 53 av. jc, à Carrhes. Sous Auguste, la province est placée sous l’autorité d’un légat d’Auguste propréteur de rang consulaire, résidant à Antioche, la capitale. Les frontières de la province connaissent à plusieurs reprises des modifications. Le royaume de Judée, devenu province de Judée, est renommé Syrie-Palestine durant le règne de l’empereur Hadrien, mais n’appartient pas à la province de Syrie proprement dite. Les frontières varient aussi avec l’Arabie nabatéenne. La Syrie englobe l’Iturée et le territoire de Palmyre. Si les conquêtes de Trajan sont éphémères, la frontière sur l’Euphrate est durablement déplacée jusqu’à Doura Europos, lors de la guerre parthique de Lucius Verus, entre 161 et 166. À partir de la seconde moitié du 2ème siècle, le sénat romain comprend un nombre important de Syriens, comme Claudius Pompeianus ou Avidius Cassius sous Marc Aurèle. Dans la première moitié du 3ème siècle, des Syriens accèdent au pouvoir impérial, avec la dynastie des Sévères.