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Mathieu IV de Montmorency dit le Grand

mardi 15 novembre 2016

Mathieu IV de Montmorency dit le Grand (1252-1304)

Baron de Montmorency-Grand chambellan de France-Amiral

Fils de Mathieu III de Montmorency et de Jeanne de Brienne-Ramerupt.

Il reçoit du roi Philippe IV Le Bel le titre de Grand Chambellan [1] et le fief de Damville [2] après sa conduite lors des campagnes de La Pouille [3] en 1282 et de l’Aragon [4] en 1285.

En 1294, il prend une part active et décisive à la conquête de la Guyenne [5] sous les ordres de Charles de Valois.

Il participe, en 1296, à une expédition navale contre l’Angleterre qui se solde par la prise, le pillage et l’incendie de Douvres.

Présent sur les champs de bataille de Furnes [6] en 1297 et de Courtrai [7] en 1302, Matthieu IV se distinguera encore à la bataille de Mons-en-Pévèle [8], le 18 août 1304, au côté du roi Philippe Le Bel contre les milices flamandes.

Il est vraisemblablement décédé des suites de cette bataille, deux mois plus tard. Son gisant en calcaire de Paris se trouve dans l’église Saint-Maclou à Conflans-Sainte-Honorine [9] dont il fut le co-seigneur avec le prieuré des moines Bénédictins.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Mathieu IV de Montmorency/ Portail du royaume de France/ Maison de Montmorency

Notes

[1] Le grand chambellan de France était l’un des grands officiers de la couronne de France pendant l’Ancien Régime et l’un des personnages les plus importants de l’État au 16ème siècle puis, tout comme le grand maître de France, sa charge eut de moins en moins d’importance politique et devint de plus en plus honorifique.

[2] Damville est une ancienne commune française, située dans le département de l’Eure en région Normandie. Damville dut son importance à sa situation sur la frontière normande. Elle formait du côté de la France, avec Tillières-sur-Avre et Breteuil, une ligne de forteresses qui arrêta souvent l’ennemi.

[3] La région des Pouilles anciennement l’Apulie, dite plus couramment les Pouilles, est une région d’Italie, située dans le sud-est du pays. Avec la création du royaume de Sicile, les Normands éliminent la présence des Sarrasins et relancent les relations maritimes avec Venise et les villes côtières de la Méditerranée. Cette période voit la vie politique et religieuse de la région totalement réorganisée.

[4] Le royaume d’Aragon est une entité politique du nord-est de la péninsule Ibérique, née en 1035 de l’union des comtés d’Aragon, du Sobrarbe et de la Ribagorce et disparue en 1707 avec son intégration au sein du royaume d’Espagne par les décrets de Nueva Planta. L’Aragon conserva toutefois son particularisme à l’intérieur de la couronne d’Aragon, grâce à ses Cortes (parlement général) et aux pouvoirs étendus de sa noblesse. De plus, l’Aragon était le seul royaume à l’intérieur de la couronne à parler le castillan et l’aragonais et non le catalan.

[5] La Guyenne est une ancienne province, située dans le sud-ouest de la France. Ses limites ont fluctué au cours de l’histoire sur une partie des territoires des régions françaises Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Portant le titre de duché, la Guyenne avait pour capitale Bordeaux. Son nom est apparu au 13ème siècle en remplacement du terme d’« Aquitaine ». Sous l’Ancien régime, la Guyenne était l’une des plus grandes provinces de France et regroupait divers pays et provinces plus petites comme le Périgord, l’Agenais, le Quercy et le Rouergue. Le terme de « Guyenne propre » correspondait à la région de Bordeaux, également appelée le Bordelais. La Guyenne était couramment associée avec la Gascogne dont la capitale était Auch et qui regroupait notamment l’Armagnac, le Bigorre, le Labourd, la Soule et le Comminges. Guyenne et Gascogne partageaient ainsi le même gouvernement général militaire.

[6] La bataille de Furnes, aussi appelée bataille de Bulscamp, opposa les troupes françaises aux troupes flamandes le 20 août 1297. Les Français, conduits par Robert II d’Artois, en ressortirent victorieux. Toutefois, son fils Philippe d’Artois fut grièvement blessé et succombera à ses blessures un an plus tard.

[7] La bataille de Courtrai, connue sous le nom de bataille des éperons d’or, opposa l’armée du roi Philippe IV de France appuyée par les Brabançons de Godefroid de Brabant et les Hennuyers de Jean Sans-Merci, aux milices communales flamandes appuyées par des milices venues de Zélande et, peut-être, de Namur, le 11 juillet 1302 près de Courtrai

[8] La bataille de Mons-en-Pévèle opposa, à Mons-en-Pévèle, les troupes de Philippe le Bel aux troupes flamandes le 18 août 1304. Elle fut remportée par Philippe le Bel.

[9] Site d’un camp fortifié connu dès le 8ème siècle, c’est la limite extrême à l’ouest du domaine royal propre. Charles le Chauve donne ce village et la seigneurie aux évêques de Paris, à condition que des paysans veillent sans cesse pour annoncer la venue des Vikings qui remonteraient la Seine. Cela permet ainsi à l’évêque de Paris, aux environs de 850, de s’imposer face aux évêques de Rouen et de Chartres. L’évêque confie alors ce fief aux comtes de Beaumont en 990. La butte de Conflans portait le nom de Montjoie. Ce fut le nom du fief jusqu’au 13ème siècle.