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Honi HaMe’aguel dit Honi le traceur de cercles

lundi 4 avril 2016

Honi HaMe’aguel dit Honi le traceur de cercles

Sage d’Israël du premier siècle avant l’ère commune

Contemporain de Shimon ben Sheta’h , et antérieur aux Tannaim [1], les docteurs de la Mishna [2].

Au cours de ce siècle, un grand nombre de mouvances et dissidences religieuses se développa parmi la population judéenne. Parmi ceux-ci, certains avaient la réputation de faiseurs de miracles, à la manière d’ Élie et Elisée , les Anciens Prophètes.

Le Talmud [3] comporte des récits de tels faiseurs de miracles. Parmi ceux-ci, le traité Ta’anit [4] (23a) relate les exploits de Honi HaM’agel’, réputé pour sa capacité à voir ses prières pour la pluie exaucées.

Les circonstances de la mort de Honi sont également décrites un peu plus loin dans le même traité Ta’anit. Croisant un homme qui plantait ses caroubiers, il s’étonna de la futilité de la chose, puisque, le caroubier mettant 70 ans à pousser, le planteur n’en aurait jamais l’usufruit. Alors qu’il arrivait près d’une grotte, Dieu fit tomber sur lui un sommeil de 70 ans.

A son réveil, Honi se trouva abandonné, personne ne voulant croire qu’il s’agissait de lui.

Il plaignit son sort, pire encore que celui du planteur, car celui-ci était remémoré avec gratitude par sa descendance, alors que le propre petit-fils de Honi l’avait pris pour un mendiant et un affabulateur. Il retourna à la grotte, s’endormit et mourut.

Sa tombe se trouve près de la ville de Hatzor Ha Gelilit [5], dans le nord d’Israël.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Honi HaMe’aguel/ Portail de la culture juive et du judaïsme/ Personnage du Talmud

Notes

[1] Les tannaïm sont, au sens large, les Sages dont les opinions sont rapportées dans la Mishna et, au sens restreint ceux qui l’ont codifiée. Leur ère, appelée indifféremment tannaïtique ou mishnaïque, s’étend donc, selon la définition, de la période du Second Temple, ou des débuts de l’ère commune, date à laquelle la Mishna est clôturée dans l’académie de Juda Hanassi. Elle comprend (ou fait suite à) l’ère des Zougot (les « paires ») et de la Grande Assemblée, et précède la période des Amoraïm (docteurs du Talmud).

[2] La Mishna est la première et la plus importante des sources rabbiniques obtenues par compilation écrite des lois orales juives, projet défendu par les pharisiens, et considéré comme le premier ouvrage de littérature rabbinique. La Mishna est écrite en hébreu. Le terme Mishna fait à la fois référence à l’ouvrage recensant l’opinion et les conclusions des rabbins de l’époque on parle alors de La Mishna et aux conclusions des rabbins elles-mêmes on parle alors d’une ou des mishnayot (pluriel de mishna). Elle comporte six ordres, eux-mêmes divisés en traités. Chaque traité comporte plusieurs chapitres. Il est d’usage de faire référence à une Mishna par : le nom du traité, suivi du numéro du chapitre, lui-même suivi du numéro de la mishna. Les auteurs sont les « Tannaïm » ou répétiteurs, car ils « répétaient » les traditions apprises de leurs maîtres.

[3] Le Talmud est l’un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique et la base de sa Halakha (« Loi »). Rédigé dans un mélange d’hébreu et de judéo-araméen et composé de la Mishna et de la Guemara, il compile les discussions rabbiniques sur les divers sujets de la Loi juive telle qu’exposée dans la Bible hébraïque et son versant oral, abordant entre autres le droit civil et matrimonial mais traitant au détour de ces questions de points d’éthique, de mythes, de médecine, de génie et autres. Divisé en six ordres (shisha sedarim, abrégé Sha"s), il existe deux versions du Talmud, dites Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone.

[4] Un ta’anit désigne une période de privation de nourriture et de boissons à titre volontaire, privé ou public, dans un but de repentir, de deuil ou d’abstinence. Il joue également un rôle important chez les mystiques juifs. Outre le jour solennel du Grand Pardon, le judaïsme comporte quelques jeûnes publics, institués en mémoire de la destruction du Temple et d’autres instaurés par les rabbins.

[5] Hatsor était une ville Cananéenne puis Israélite, au sein de la tribu de Naphtali (Joshua 19:36) à la fin de l’âge de bronze et au début de l’âge du fer, qui fut conquis par le roi assyrien Téglathphalasar III en 732 avant jc et sa population fut déportée, tandis que la ville fut brûlée