Abiathar

Grand prêtre [1] à l’époque duroi David , selon les dossiers de la Bible hébraïque ou l’Ancien Testament [2], fils de Achimélech ou Akhija Ahitub.
Il fut le seul survivant du massacre de sa famille sur les ordres du roi Saül dans la ville de Nob [3]. Il s’échappa et s’enfuit vers David, qui était dans la région de Juda puis à Keilah [4].
Lorsque Abiathar rapporta à David que Saül avait tué toute sa famille. Ce dernier lui demanda de rester auprès de lui.
Lorsque David est devenu roi, il fut nommé grand prêtre et plus tard conseiller du roi. Son fils fut également nommé prêtre principal.
Au moment de la révolte de Absalom, David a dû fuir loin de Jérusalem [5]. Par la suite David demanda à Abiathar de retourner à Jérusalem avec leurs enfants.
A partir du règne de Salomon celui-ci le dépouilla de ses fonctions de prêtre du Seigneur, bien qu’il soit toujours reconnu comme un prêtre.
Notes
[1] Le grand prêtre est le titre que portait le premier des prêtres dans la religion israélite ancienne et dans le judaïsme classique, depuis l’émergence de la nation israélite jusqu’à la destruction du Second Temple de Jérusalem. Les grands prêtres, comme d’ailleurs tous les prêtres, appartenaient à la lignée d’Aaron. Pendant la période du Second Temple, le grand prêtre exerça souvent la charge de président du Sanhédrin. Son rôle déclina avec l’occupation romaine (à partir de 63 av. jc) puis la fonction de grand Prêtre disparut avec la destruction du Second Temple.
[2] L’Ancien Testament, aussi appelé Ancienne Alliance, Écrits vétérotestamentaires, Premier Testament ou Bible hébraïque, désigne l’ensemble des écrits de la Bible antérieurs à Jésus-Christ. L’Ancien Testament est donc la Bible juive, le Tanakh. Pour les chrétiens, il forme la première partie de la Bible
[3] Nob était une ville sacerdotale de l’ancien Israël dans les environs de Jérusalem. La ville est surtout connue comme le site d’un massacre décrit dans la Bible où les prêtres hébreux de la ville sont massacrés par Doeg l’Édomite qui a agi sur ordre du roi Saül
[4] Keilah était une ville située dans les basses terres du royaume de Juda. C’est aujourd’hui une ruine connue sous le nom de Khirbet Qeyla près du village moderne de Qila, à Hébron, à 11 km à l’est de Bayt Jibrin et à environ 3 kilomètres à l’ouest de Kharas.
[5] Ville du Proche-Orient que les Israéliens ont érigée en capitale, que les Palestiniens souhaiteraient comme capitale et qui tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane. La ville s’étend sur 125,1 km². En 130, l’empereur romain Hadrien change le nom de Jérusalem en « AElia Capitolina », (Aelius, nom de famille d’Hadrien ; Capitolina, en hommage au dieu de Rome, Jupiter capitolin) et il refonde la ville. Devenue païenne, elle est la seule agglomération de la Palestine à être interdite aux Juifs jusqu’en 638. Durant plusieurs siècles, elle est simplement appelée Aelia, jusqu’en 325 où Constantin lui redonne son nom. Après la conquête musulmane du calife Omar en 638, elle devient Iliya en arabe, ou Bayt al-Maqdis (« Maison du Sanctuaire »), équivalent du terme hébreu Beit ha-Mikdash (« Maison sainte »), tous deux désignant le Temple de Jérusalem, ou le lieu du voyage et d’ascension de Mahomet, al-Aqsa, où se situait auparavant le temple juif