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Michel Begon dit le Grand Bégon ou Michel V Bégon

mercredi 30 janvier 2013

Michel Begon dit le Grand Bégon ou Michel V Bégon (1638-1710)

Administrateur et officier de la Marine royale

Michel Begon dit le Grand Bégon ou Michel V Bégon Administrateur et officier de la Marine royale

Né à Blois, fils de Michel IV Bégon et de Claude Viart, il est intendant de la marine au port de Rochefort, intendant de la généralité de La Rochelle puis intendant de l’île de Saint-Domingue de 1682 à 1685.

La famille de Michel Bégon appartient à la noblesse de robe, tant de justice que de finance, deux grands-oncles sont avocat et conseiller au présidial de Blois, le père et le grand-père sont receveurs des tailles. Il devient quant à lui garde des Sceaux du présidial de Blois en 1662 puis président du tribunal en 1667. Il entre tardivement dans la marine vers l’âge de 40 ans lorsque Colbert le nomme trésorier de la marine du Levant, à Toulon en 1677.

Il quitte alors les rivages de la Méditerranée pour le nord-ouest du royaume. Il devient commissaire général de la marine à Brest le 24 novembre 1680 puis au Havre en 1681. Il traverse l’Atlantique pour être intendant des îles du Vent du 1er mai 1682 au 24 novembre 1684. À son retour des Antilles, il gagne à nouveau le Levant où il est attendu depuis le 4 novembre 1684, date de sa nomination au poste d’intendant des galères à Marseille.

Il est seigneur de la Picardière et de Mirbelin ou Murbelaix. Il possède également une terre à Saint Pierre en Martinique, qu’il vendra en 1684 au moment où il quitte les Antilles. Avec Bertrand D’Ogeron, il pratique aussi le commerce des épices. En 1686, il devient conseiller honoraire du Parlement d’Aix, il est alors intendant des galères à Marseille, fonction qu’il occupe du 1er mai 1685 à 1688. Le 1er septembre 1688, il devient intendant de Rochefort et ce jusqu’au 13 mars 1710. En 1694, il obtient également l’intendance de la généralité de La Rochelle jusqu’en 1710. Son passage à Rochefort transforme considérablement le port. Il a été, avec Colbert du Terron, le principal acteur du développement de Rochefort.

C’est donc l’image d’un bâtisseur qui est passée à la postérité. Il fut pour Rochefort, ce que Girardin de Vauvré a été pour Toulon.

Son père lui laisse une grande bibliothèque et lui-même constitue un cabinet de curiosités. Il est un collectionneur passionné de botanique et c’est en son honneur que le naturaliste marseillais Charles Plumier, que Bégon a connu aux Antilles, a baptisé une fleur, le bégonia. Ce cabinet comprend également des médailles et des estampes. Associé à la publication des Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle de Charles Perrault, il a alors rencontré les grands graveurs de l’époque. Il collectionne médailles et estampe et vend sa collection au roi en 1770 pour 16481 livres et une pension de 2 000 livres.

Elle comprenait alors 24 746 pièces dont 8 133 portraits, 15 688 œuvres de maîtres, 925 cartes et a intégré le Cabinet des estampes de la Bibliothèque royale*(désormais département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France), où elle se trouve toujours.

Il est le cousin germain de Marie Charron, épouse de Colbert, fille de Jacques Charron, surintendant de la maison de la reine Marie-Thérèse d’Autriche, et de Marie Bégon. Il épouse Marie-Madeleine Druilhon le 16 février 1665 à Blois, fille de Pierre, maître en la Chambre des comptes de Blois.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de ROSE Patrick (1998)/Michel Bégon/Le petit bégofil/N°34, mars 1998