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L’histoire pour le plaisir

Pompeia Sulla

samedi 5 septembre 2015 (Date de rédaction antérieure : 31 juillet 2011).

Pompeia Sulla (1er siècle av. jc)

2ème épouse de Jules César, fille de Quintus Pompeius Rufus , un ancien consul, et de Cornélia Sylla , fille du dictateur romain Lucius Cornelius Sulla.

César l’épousa en 68, après avoir exercé les fonctions de questeur [1] en Hispanie [2], sa première femme Cornélia étant morte l’année précédente. César était le neveu de Caius Marius tandis que Cornélia était la fille de Lucius Cornelius Cinna. Or, Marius et Cinna, chefs des Populares [3], avaient été vaincus durant la première et la deuxième guerres civiles les opposant à Sylla. Le mariage de César avec une petite-fille de Sylla, qui avait pourtant proscrit celui-ci dans sa jeunesse, marquait peut-être sa volonté d’accepter la nouvelle situation politique romaine.

En 63, César fut élu pontifex maximus [4], ce qui lui donnait droit de résider dans la Regia, résidence officielle sur la Via Sacra. Dans cette maison Pompeia accueillit le festival de la Bona Dea [5], auquel aucun homme n’avait le droit d’assister. Pourtant un jeune patricien, Clodius Pulcher, réussit à s’y introduire, déguisé en joueuse de lyre, apparemment dans le but de séduire Pompeia. Il fut démasqué et poursuivi pour profanation. César ne put apporter aucune preuve contre Clodius lors de son procès, et le galant fut acquitté. César n’en divorça pas moins d’avec Pompeia.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Pompeia (wife of Julius Caesar) »

Notes

[1] Dans la Rome antique, les questeurs sont des magistrats romains annuels comptables des finances, responsables du règlement des dépenses et de l’encaissement des recettes publiques. Ils sont les gardiens du Trésor public, chargés des finances de l’armée et des provinces, en relation avec les consuls, les promagistrats et les publicains. Maintenue sous le Haut-Empire avec son rôle comptable, cette fonction se réduit sous le Bas-Empire à une magistrature honorifique et coûteuse exercée uniquement à Rome.

[2] L’Hispanie est le nom donné par les Romains à la péninsule Ibérique. Depuis le 15ème siècle l’Hispanie est l’hôte des États modernes espagnol et portugais.

[3] Les populares formaient une tendance politique populiste qui marqua la République romaine, notamment au 2ème siècle av. jc, en s’appuyant sur les revendications des couches les plus pauvres de la société romaine et des non citoyens. Ce ne fut pas un parti politique au sens moderne, mais un clivage majeur dans les luttes politiques et sociales romaines, permettant aux acteurs politiques de se situer face au conservatisme des optimates au sein d’alliances personnelles souvent mouvantes.

[4] c’est-à-dire grand-prêtre de la religion romaine

[5] la bonne déesse