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William Penn

mercredi 2 janvier 2013

William Penn (1644-1718)

Fondateur de la Pennsylvanie

William Penn Fondateur de la Pennsylvanie

Il naît dans une famille anglaise des plus aisées. Son père est un héros de la marine anobli, l’amiral Sir William Penn, sa mère, Margaret Jasper, la fille d’un marchand de Rotterdam. Élève brillant, le jeune William dévie cependant de la voie qui lui semble promise en adhérant aux principes du quakerisme*. Après l’acquisition d’une éducation vigoureuse dans les classiques grecs et romains, il devint rebelle quand il entra à l’université d’Oxford. Il se rebella contre l’assistance forcée aux offices protestant et fut expulsé à l’âge de 17 ans.

Ses parents l’envoyèrent en France où il leur causerait moins d’embarras. Il s’est inscrit l’université protestante française la plus respectée, située à Saumur. Il étudia avec l’humaniste chrétien Moïse Amyraut, qui a soutenu la tolérance religieuse.

De retour en Angleterre en août 1664, Penn a bientôt étudié à Lincoln, l’école de droit la plus prestigieuse de Londres. Il appris la base du droit coutumier et a acquis une certaine expérience sur la stratégie a adopté dans un auditoire de tribunal. Il allait avoir besoin d’elle.

Son père fut affecté à reconstruire la marine britannique pour la guerre contre les Néerlandais, il demanda que son fils soit affecté pour son aide personnel et employa son fils comme courrier fournissant les messages militaires au Roi Charles II. William développa un rapport cordial avec le roi et son frère le duc d’York, le futur Roi jacques II.

Sa recherche spirituelle le mena à assister à des réunions de quaker quoique le gouvernement ait considéré ceci comme un crime. En septembre 1667, la police pénétra par effraction dans une réunion et toutes les personnes arrêtées. Puisque Penn ressemblant plus à un aristocrate à la mode plutôt qu’à un quaker, la police le libéra. Il protesta qu’il était en effet un quaker et devrait être traité à égalité avec les autres. Il préparera sa défense.

La gestation de sa conversion définitive est longue ; elle intervient finalement en Irlande, où son père l’a envoyé en 1667 pour l’éloigner de Londres et de l’influence des sectes puritaines avec lesquelles William a manifesté une certaine proximité de pensée.

William est alors persécuté comme les autres quakers sur le sol britannique : de décembre 1668 à juillet 1669, il est notamment incarcéré à la Tour de Londres. Il se rallie progressivement à l’idée de fonder une colonie dans les territoires d’Amérique du Nord. Quelques quakers se sont déjà installés dans le New Jersey en 1677.

En 1668, un de ses principaux soutiens était Isaac Penington, un homme riche du Buckinghamshire. Penn pris contact avec lui.

Par la suite, Penn attaqua la doctrine Anglicane, et l’évêque Anglican le fait emprisonner à la tour de Londres. Avant qu’il fût libéré 7 mois plus tard, il avait écrit des brochures définissant les principaux éléments du Quakerisme. Il ne fut pas libre pour longtemps.

Pour limiter la puissance potentielle des catholiques, notamment le Stuarts, le Parlement vote le “Conventicle Act”, qui visait à supprimer la dissidence religieuse comme sédition. Mais la loi fut appliquée principalement contre des quakers, peut-être parce que peu politiquement reliés. Des milliers ont été emprisonnés pour leur croyance. Le gouvernement saisi ses propriétés, y compris le domaine de la famille de son épouse.

Il décida de défier le “Conventicle Act”, en tenant une réunion publique le 14 août 1670. Le maire de Londres le fit arrêter ainsi que ses amis quakers dès qu’il commença à exprimer ses opinions religieuses non conformistes.

Il insista sur le fait que puisque le gouvernement refusait de présenter un acte d’accusation formel, le jury ne pourrait jamais prononcer un verdict coupable. Il fit appel à l’héritage du droit coutumier de l’Angleterre. Le jury acquitta tous les défendeurs, mais le maire de Londres refusa d’accepter ce verdict. Il frappa les membres du jury et les fit enfermer dans la prison de Newgate. Mais, ils réaffirmèrent leur verdict malgré un emprisonnement d’environ 2 mois, la cour des réclamations communes publia un mandat de corpus de habeas pour les placer en liberté. Alors ils poursuivirent le maire de Londres pour arrestation fausse. Le juge en chef de l’Angleterre, ainsi que ses 11 associés décida unanimement que des jurys ne doivent pas être contraints ou punis pour leurs verdicts. Il voyagea en Allemagne et en Hollande pour voir comment les quakers vivaient. La Hollande lui fit une forte impression.

Avec la bénédiction du Roi Charles II et du duc d’York, il présenta son point de droit pour la tolérance religieuse devant le Parlement sans succès. Penn devint convaincu que la tolérance religieuse ne pourrait pas être réalisée en Angleterre.

Mais William a désormais les moyens d’un projet plus ambitieux ; la mort de son père l’a en effet laissé à la tête d’une fortune importante. Il hérite en particulier d’une créance de 16 000 livres due par la couronne auprès de son père. Il négocie auprès de la Cour son remboursement contre des terres en Amérique du Nord. Le 4 mars 1681, Charles II lui octroie par charte un vaste territoire situé à l’ouest du New Jersey.

En 1682, le quaker y fonde la ville de Philadelphie, en y appliquant les préceptes de gouvernement d’une société libérale idéale. La jeune colonie quaker devient rapidement prospère. Il souhaitait que cette cité servît de port et de centre politique. Même si Charles II lui en avait donné la propriété, William Penn acheta la terre aux Amérindiens afin d’établir avec eux des relations pacifiques.

William Penn signa un traité d’amitié avec Tamanend, le chef de la nation Delaware, à Shackamaxon.

Le texte original de la Déclaration d’Indépendance et de la Constitution a été signé au Capitole de Philadelphie aujourd’hui appelé Independence Hall. La colonie rachète également d’autres terres, dont l’ouest du New Jersey à William Berkeley en 1674. Les idéaux qui y furent mis en pratique eurent une influence importante sur les futures institutions américaines. Il envisagea une ville de 10.000 acres, mais ses amis ont pensé qu’il était trop optimiste. Ils acceptèrent un plan de 1200 acres.

Le 1er gouvernement, que Penn et les acheteurs initiaux de terre avaient adoptée 25 avril 1682, exprimait des idéaux prévoyant une déclaration de l’indépendance et serait piloté par un gouverneur dont les puissances étaient limitées. Il travaillerait avec un Conseil de 72 membres qui proposerait la législation et une Assemblée générale jusqu’à 500 membres que les approuverait ou les rejetterait. Tous les ans, environ un tiers des membres serait élu pour 3 ans. Comme gouverneur, Penn demanda le maintient d’un droit de veto sur la législation proposée et établie la tolérance religieuse. Considérant que le code pénal anglais la peine de mort pour environ 200 griefs, il l’a réserva seulement pour 2, meurtre et trahison. En tant que quaker, il encouragea les femmes à avoir une éducation et à prendre la parole comme les hommes. Il insista pour l’établissement de bas impôts. Une loi de 1683 a établi un impôt sur le cidre et la boisson alcoolisée, un tarif sur des importations et sur les exportations des fourrures. Pour aider à favoriser le règlement de ceux-ci, il suspendit tous les impôts pendant une année. Quand le temps est venu pour réimposer des impôts il rencontra une résistance féroce et dû reporter.

La 1ère constitution prévoyait son adaptation par des amendements. Pour être intégré un amendement proposé exigeait le consentement du gouverneur et de 85 % des représentants élus. La constitution a été modifiée plusieurs fois. La version adoptée le 28 octobre 1701 est alors devenue la base pour la constitution de l’état de la Pennsylvanie, adoptée en 1776.

Il réalisa des relations paisibles avec les Indiens. Les Indiens ont respecté son courage, parce qu’il a osé allez parmi eux sans gardes ou armes personnelles. Il apprend des dialectes indiens, ainsi il pouvait conduire des négociations sans interprètes. Dès le début, il a acquis de la terre indienne par l’échange paisible et volontaire. Il a conclu un "grand Traité" avec les Indiens à Shackamaxon, près de ce qui est maintenant la zone de Kensington de Philadelphie.

Durant la fin du 17ème siècle, lorsque les protestants persécutèrent des catholiques, des juifs, des quakers. Il établi un décret qui protégeait la liberté de conscience. Presque partout, les colons volèrent la terre des Indiens, mais Penn voyagea non armé parmi les Indiens et négocia les achats paisiblement. Il insista sur le fait que les femmes méritaient l’égalité des droits avec les hommes. Il donna à la Pennsylvanie une constitution écrite qui limita la puissance du gouvernement et un code pénal garantissant beaucoup de libertés fondamentales.

Pour la première fois dans l’histoire moderne, une grande société offrit l’égalité des droits aux gens de différentes religions. L’exemple donné par Penn causa une agitation en Europe. Le philosophe français Voltaire, en fit un éloge somptueux.

En dépit de la clarté remarquable de sa vision pour la liberté, il ferma les yeux au sujet de l’esclavage. Il possédait quelques esclaves en Amérique ainsi que les quakers. Sa position n’était pas largement partagée par les quakers jusqu’en 1758.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé William Penn/traduit par mes soins