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Nicolas Catinat de La Fauconnerie

dimanche 16 décembre 2012

Nicolas Catinat de La Fauconnerie (1637-1712)

Maréchal de France

Nicolas Catinat de La Fauconnerie Maréchal de France

Issu d’une famille de la petite noblesse du Perche, fils de Nicolas II Catinat, magistrat, doyen des conseillers du Parlement de Paris, et de Catherine Poisle, il quitta dans sa jeunesse le barreau pour les armes. Il rejoint les Gardes-françaises dès 1660 et gravira, par son mérite, tous les échelons du commandement.

Dès 1667, il se distingue lors de l’attaque de la contrescarpe au siège de Lille et reçoit du Roi une lieutenance dans le régiment des gardes. Blessé à la bataille de Seneffe, il sert avec distinction lors de la guerre de Hollande en 1676-1678. En mai 1679, il est capitaine et commande le détachement qui enlève près de Turin le comte Mattioli, secrétaire d’État du duc de Mantoue, convaincu d’avoir joué un double jeu et ridiculisé Louis XIV.

Maréchal de camp en 1680, il fut employé contre les Vaudois en 1686 et nommé lieutenant général en 1688. Après avoir pris part au siège de Philippsburg au commencement de la guerre de la ligue d’Augsbourg, il fut nommé commandant en chef en 1690.

Le 18 août 1690, il remporte la victoire de Staffarde contre l’Espagne et la Savoie, le jour suivant il occupe Saluces et le 18 novembre Suze. Le 4 octobre 1693, il gagne la bataille de La Marsaille contre le duc de Savoie.

Cette série de revers força la Savoie à s’allier à la France en 1696. Catinat reçut le bâton de maréchal de France le 27 mars 1693 comme prix de ces exploits.

En charge des opérations en Italie au début de la guerre de Succession d’Espagne, il eut à combattre le prince Eugène ; mais le mauvais état de l’armée, le manque d’argent et de subsistances paralysèrent ses efforts, et il éprouva quelques échecs, notamment il souffrit un revers à la bataille de Carpi le 9 juillet 1701. En disgrâce, il fut remplacé par Villeroy, qu’il seconda pour la campagne de Chiari.

Il fut l’un des meilleurs capitaines du règne de Louis XIV. Les soldats l’appellent le “ Père la Pensée ”.

Il subit en philosophe cet injuste traitement, et vécut dès lors dans sa retraite de son château de Saint-Gratien près Montmorency, fuyant la cour et s’adonnant au quiétisme. Il y meurt le 12 février 1712. Il est enterré dans l’église du village.