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L’histoire pour le plaisir

John Dryden

lundi 10 décembre 2012

John Dryden (1631-1700)

Poète, dramaturge, critique et traducteur anglais

Né à Adwinkle dans le Northamptonshire, Il reçu une éducation classique à l’école de Westminster et à l’université de trinité et de Cambridge. Il commença à faire des vers au collège et fut tout au long de sa vie un écrivain professionnel. Il s’installa à Londres en 1657. Ses premières pièces, souvent des tragédies héroïques, rencontrèrent des succès très variables. Il débuta devant le public par des stances à la louange de Cromwell en 1658.

2 ans après, il célébra le retour de Charles II d’Angleterre, dans un poème intitulé Astrea rata, puis le vaillant sauvage en 1663, la reine indienne en 1664 qu’il Coécrit avec Robert Howard. Il composa aussi en l’honneur de ce prince la poésie Annus Mirabilis en 1667. Ces pièces et poésies servirent à lui faire un nom et à faire connaître ses sentiments royalistes.

Il s’adonna ensuite au théâtre, fit des comédies et des tragédies l’empereur indien en 1665 et l’amour secret en 1667, et obtint pendant 30 ans une suite de succès ininterrompue. Il fut en récompense nommé Poète Lauréat en 1668. La même année, il accepta d’écrire exclusivement pour la compagnie théâtrale de Thomas Killigrew dont il devint actionnaire.

Il s’exerça aussi dans le genre tragédie héroïque avec amour de Tyrannick en 1669 et la conquête de Grenade par les Espagnols en 1670. il publia des satires politiques et littéraires en vers, entre autres Absalon et Achitophel en 1681 et Mac Flecknoe en 1682, qui lui attirèrent beaucoup d’ennemis et l’exposèrent même à de mauvais traitements. Cependant, il a continué à écrire pour le théâtre comme Sebastian en 1689), l’histoire d’un roi qui abdique son trône après avoir découvert qu’il a commis l’inceste, et Amphitryon en 1690.

Il s’était fait catholique sous Jacques II, peu avant la révolution de 1688, aussi perdit-il, sous Guillaume d’Orange, son titre de Poète Lauréat et les avantages qui y étaient attachés. N’ayant plus d’autre ressource que son talent, il se remit à l’œuvre, quoique déjà vieux. C’est alors qu’il traduisit nombre d’œuvres de Virgile, entre 1697 et 1700.

À la même époque, il composa plusieurs de ses meilleurs ouvrages, sa traduction de l’Énéide, 1697, ses traductions de Juvénal et de Perse, ainsi que ses Fables en 1698 et la plus belle de ses odes, la Fête d’Alexandre, pour la Sainte Cécile.

L’influence de Dryden, notamment en tant que poète, fut immense à la fois de son vivant et au 18ème siècle. Ses poèmes ont été pris pour modèles par des poètes comme Alexander Pope ou Samuel Johnson.

Outre ses ouvrages en vers, il en a composé quelques uns en prose, le plus estimé est l’Essai sur la poésie dramatique, en dialogue.

Sa réputation s’éroda toutefois au 19ème siècle, et l’écrivain n’a plus retrouvé son ancienne aura depuis lors.

Il est mort à Londres le 12mai, 1700, et fut enterré au Coin des poètes à l’abbaye de Westminster. Son fils aîné, Charles Dryden, devint le chambellan du Pape Innocent XII.