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Jean Regnault de Segrais

jeudi 29 novembre 2012

Jean Regnault de Segrais (1624-1701)

Poète-homme de lettres et traducteur français

Jean Regnault de Segrais Poète-homme de lettres et traducteur français

Il fait de brillantes études au collège des Jésuites de Caen, où il compose entre l’âge de 18 et 20 ans plusieurs œuvres poétiques, un roman et une tragédie. En 1647, entraîné par le fils de la gouvernante de la duchesse de Montpensier, il se rend à Paris et demeure pendant 24 ans au service de la grande Mademoiselle. Il accompagne la duchesse à Saint-Fargeau, en 1652 et fréquente l’académie de Habert de Montmor. Oubliant l’état ecclésiastique auquel on le destinait, il traduit Virgile et compose des poèmes pastoraux. En 1656, il publie un recueil de nouvelles fait d’historiettes et de portraits de femmes de la cour, Les Nouvelles françaises, dont l’atmosphère galante évoque celle des fêtes données chez la duchesse au temps de la Fronde.

Ami de Paul Scarron, Gilles Ménage, Pierre-Daniel Huet, Paul Pellisson et Nicolas Boileau, proche de Mme de Lafayette, il est élu membre de l’Académie française en 1662. En 1670, s’étant brouillé avec la duchesse pour avoir désapprouvé son mariage avec Lauzun, il entre chez Madame de La Fayette. Devenu son secrétaire, il participe avec La Rochefoucauld à la composition de ses premiers romans et publie sous son nom les premières éditions de La Princesse de Montpensier, Zaïde et La Princesse de Clèves.

Après 30 ans passés dans la capitale, lassé du tourbillon de la cour, il retourne dans sa contrée natale. Déjà membre de l’Académie royale des Belles-Lettres de Caen, dont il était devenu président à la mort de son fondateur en 1674, il y épouse en 1678 une de ses cousines, une riche héritière, Claude Acher, parente de l’abbé de Saint-Pierre. Le couple fait salon et reçoit la bonne société. Il devient directeur général de l’Académie Française en 1675. Entre 1683 et 1686, il est premier échevin de Caen.

Invité par Madame de Maintenon à revenir à Paris pour devenir précepteur du duc de Maine, prétextant une surdité naissante, il rechigne à quitter sa retraite, car l’expérience, disait-il gaiement, lui avait appris qu’il faut à la cour de bons yeux et de bonnes oreilles. »