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Andréas Osiander

dimanche 13 mai 2018 (Date de rédaction antérieure : 3 novembre 2012).

Andréas Osiander (1498-1552)

Réformateur Allemand

Andréas Osiander Réformateur Allemand

Il est ordonné prêtre en 1520 et rejoint la cause de la réforme [1] en 1522.

Il soutien Martin Luther participant à la conférence de Marburg [2] en 1529, à la réunion d’Augsbourg [3] en 1530, et à la signature des articles de sensibilisation en 1537.

En 1548, le refus d’Osiander d’accepter la paix d’Augsbourg [4] l’obligea de quitter Nuremberg [5], et il rejoint le corps enseignant de la nouvelle Université théologique de Königsberg [6].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Andréas Osiander/ Portail du christianisme/ Catégories : Théologien protestant

Notes

[1] La réforme protestante, également appelée « la Réforme », amorcée au 16ème siècle, est une volonté d’un retour aux sources du christianisme et aussi, par extension, un besoin de considérer la religion et la vie sociale d’une autre manière. Elle reflète l’angoisse des âmes, par la question du salut, centrale dans la réflexion des réformateurs, qui dénoncent la corruption de toute la société engendrée par le commerce des indulgences. Les réformateurs profitent de l’essor de l’imprimerie pour faire circuler la Bible en langues vulgaires (notamment l’allemand après la première traduction réalisée par Martin Luther), et montrent qu’elle ne fait mention ni des saints, ni du culte de la Vierge, ni du Purgatoire. La référence à la Bible comme norme est néanmoins une des principales motivations des réformateurs.

[2] Ce colloque a eu lieu à l’initiative de Philippe de Hesse. Il a réuni les principales figures du Protestantisme. Luther, Brenz, Osiander et Melanchton se sont opposés à Zwingli et à Œcolampade, tandis que Bucer, Hedion et Capiton se sont efforcés de concilier les deux partis. Le colloque avait pour objet d’essayer de résoudre un différend entre Martin Luther et Ulrich Zwingli sur la réalité de la présence du Christ lors de la célébration de la sainte-cène.

[3] Diète d’Empire tenue à Augsbourg de juin à novembre 1530 sous le règne de Charles Quint, désignée généralement sous le terme de Diète d’Augsbourg, de par son importance dans la Réforme. Cette diète est convoquée par l’empereur pour poser la question de la soumission des princes du Saint Empire convertis à la réforme luthérienne. Mais cette réunion tourne à son désavantage puisque les princes du Nord réformistes se coalisent sous l’autorité de Philippe de Hesse et de l’électeur Jean Frédéric de Saxe. Le 25 juin les protestants présentent au souverain la Confession d’Augsbourg, texte fondateur du luthéranisme rédigée par Philippe Melanchthon (qui remplace Luther, alors au ban de l’Empire et ne pouvant être présent à la diète) et Camerarius, qui sera rejetée par les théologiens catholiques. Malgré quelques modifications conciliatrices apportées par le prudent disciple Melanchthon au texte original de Luther, Charles Quint la fait proscrire par la diète, où les députés catholiques se trouvaient en majorité. Deux autres confessions sont également présentées et rejetées par l’empereur, la Tétrapolitaine rédigée par Martin Bucer et Wolfgang Capiton et la Fidei ratio, qui se présente comme une confession personnelle de Zwingli

[4] La paix d’Augsbourg suspend les hostilités entre les États luthériens et les États catholiques en Allemagne. C’est un compromis qui n’a pu voir le jour qu’en éludant un grand nombre de questions litigieuses. Elle repose sur le principe fondamental, même si la formule en tant que telle n’est pas présente dans le texte : « cujus regio, ejus religio » habituellement rendu par « tel prince, telle religion », plus exactement « celui qui possède le territoire détermine la religion ». Les princes et les seigneurs sont désormais libres de choisir, pour eux, leurs vassaux et leurs sujets, entre les deux confessions chrétiennes. Les sujets en désaccord avec la religion de leur suzerain ont le droit d’émigrer. Le protestantisme devient de fait une religion « légale » dans l’Empire : non comme une liberté religieuse accordée à tous, mais comme une sorte d’excroissance des prérogatives des princes et comtes d’Empire. Elle permet aux princes protestants de conserver les biens de l’Église qu’ils ont sécularisés. Le luthéranisme en tire d’importants avantages et se retrouve à égalité avec le catholicisme. Cette paix relative prendra fin avec la défenestration de Prague en 1618 qui est à l’origine de la guerre de Trente Ans.

[5] Nuremberg est une ville de Bavière, en Allemagne. Elle est le centre économique du district de Moyenne Franconie et l’un des principaux centres industriels d’Allemagne du sud. La rivière Pegnitz sépare la vieille ville en deux quartiers, celui de Sebald et celui de Lorenz, nommés d’après les deux principales églises de Nuremberg.

[6] L’université de Königsberg (Albertus-Universität Königsberg) était une université de la ville allemande de Königsberg, en Prusse-Orientale. Fondée en 1544 par le duc Albert de Brandebourg, elle fut désignée poétiquement un siècle plus tard sous l’appellation d’Albertina en son hommage. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’université fut fermée et Königsberg annexée et rebaptisée Kaliningrad par l’Union soviétique. L’université russe d’État Emmanuel-Kant se veut le successeur des traditions de l’université Albertus.