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L’histoire pour le plaisir

Christine de Pisan

samedi 11 août 2012, par ljallamion

Christine de Pisan (1363-1430)

Femme de lettres

Agée de 5 ans elle quitte, avec sa famille, Venise où elle est née pour retrouver, à Paris, son père Thomas de Pisan, médecin et astrologue au service du roi de France, Charles V. En 1379, à l’age de 14 ans elle épouse Etienne du Castel un noble de Picardie, qui a dix ans de plus qu’elle et qui est nommé notaire et secrétaire du roi, l’année suivante. Une épidémie emporte, en 1389, le mari de Christine qu’elle n’a pas cessé d’aimer.

Christine renonce à mettre fin à ses jours pour élever leurs trois enfants.

Henry IV, roi d’Angleterre, l’a invitée à venir vivre à sa cour, mais elle refuse de quitter la France, où elle avait été très bien traité, et résolu de vivre de ses écrits.

Pendant les années difficiles de gêne et de procès qui suivent, elle commence d’écrire Les Cent Ballades qu’elle donne en 1399, et qui charment aussitôt les princes. La même année, elle écrit l’Épître au Dieu d’amours. Cette œuvre est une réponse à celle de Jean de Meung mais les clercs n’admettent pas qu’une femme prétende donner des leçons à l’un d’entre eux, qui plus est, à propos du mépris et de la grossièreté à l’égard des femmes, dont son texte témoignerait. Christine passe outre et donne, en 1404, 1405, La Cité des Dames, elle y écrit : “ Philosophes, poètes et moralistes - et la liste en serait bien longue -, tous semblent parler d’une même voix pour conclure que la femme est foncièrement mauvaise et portée au vice… mais j’eus beau tourner et retourner ces choses, les passer au crible, les éplucher, je ne pouvais ni comprendre ni admettre le bien-fondé de leur jugement sur la nature et la conduite des femmes. ” Dans Le Livre des trois vertus et encore dans Le Trésor de la cité des dames, elle accuse les hommes en raison de la manière dont ils traitent les femmes, les abandonnent, les battent et les bafouent. En 1421, elle se retire avec sa fille dans le couvent de Poissy. Quelques mois avant sa mort, elle apprend qu’une pucelle entreprend de libérer le royaume de France. Elle compose alors le “Ditié” de Jeanne d’Arc où elle proclame sa haine de l’Anglais.

Ses contemporains ont comparé son éloquence à celle de Cicero et de sa sagesse avec celle de Cato. En l’espace de 6 ans, entre 1397 et 1403, elle a écrit 15 livres importants, sans mentionner les essais mineurs. Parmi ses travaux en prose nous pouvons citer : " Le Livre des Faitz et bonnes Moeurs du Saige Roy Charles ", une biographie raffinée, écrite à la sollicitation de Philip de Bourgogne," Le Livre de Paix ", un traité traitant l’éducation des princes.

Ses travaux poétiques consistent la plupart du temps en longues poésies.