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Pétrus De Allaco dit Pierre d’Ailly

jeudi 9 août 2012, par ljallamion

Pétrus De Allaco dit Pierre d’Ailly (1350-1420)

Théologien, philosophe, évêque et cardinal

Il naît en 1350 à Compiègne. En 1375, par ses commentaires sur les phrases de Pierre Lombard, il est nommé à l’université de Paris, puis docteur en théologie en 1380. À ce moment-là il écrit plusieurs traités, dans lesquels il estime, entre d’autres doctrines, que les évêques et les prêtres tiennent leur juridiction du Christ, pas du pape, que le pape est inférieur à un conseil général, que ni le pape ni le conseil n’est strictement infaillible, mais seulement l’église universelle. En 1384 il est devenu directeur de l’université de Navarre ; Gerson et Nicolas de Clemanges étaient parmi ses pupilles. Sa renommée fut grande par ses sermons, écritures, et discussions.

L’université ayant censuré plusieurs propositions du dominicain Jean de Monzon, qui niait la conception immaculée de la Vierge bénie. Ce dernier fait appel à Clément VII, et au nom de l’université, d’Ailly fut envoyé à Avignon comme chef d’une délégation, et finalement en 1389 Clément VII est persuadé et met fin à la condamnation. La même année d’Ailly a été fait chancelier de l’université, Confesseur du roi, et trésorier de la Sainte Chapelle. Il a été nommé évêque du Puy en 1395, et évêque de Cambrai en 1397.

Lors du concile de Constance auquel il participe, il espère, par la proposition qu’il fait d’une réforme de la curie romaine, mettre fin au schisme qui déchire l’Église d’Occident. Il propose une réunion d’un conseil général, une idée qu’il avait suggéré dans un sermon dès 1381 et tente d’imposé la démission des deux papes. À cause des hésitations de Benoît XIII, d’Ailly soutient de plus en plus le pape d’Avignon Clément VII, et quand le roi de France en 1398 demande la soumission de l’anti-pape Benoît XIII, d’Ailly approuve.

Au Conseil d’Aix en janvier 1409 d’Ailly a encore préconisé la nécessité d’un conseil général. Il a réclamé l’unité de l’église, car elle ne dépend pas de l’unité du pape, mais de celui du Christ. L’église a un droit normal et divin à son unité et un instinct de conservation ; par conséquent elle peut, même sans approbation du pape, se réunir en conseil général. Quelques mois plus tard, en fait, le Conseil de Pise était convoqué, et les deux papes déposés, et Alexandre V élu.

En 1411 d’Ailly a été nommé cardinal par le successeur d’Alexandre, Jean XXIII, et admis au Conseil de Rome en 1412. En 1414 le Conseil de Constance était convoqué, et réussi à mettre un terme au schisme par l’élection de Martin V en1418. D’Ailly a pris une grande part à ce conseil et l’a présidé à sa troisième session le 26 mars1415. Il a insisté sur plusieurs principes, dont certains avaient été déjà développés dans ses écritures. Le conseil dit-il ayant été dûment convoqué, ne peut pas maintenant être dissous par n’importe quelle action du pape. Pensant que la puissance du conseil venait du Christ, tous les fidèles, et le pape lui-même, se soumirent à ses décisions.

Pierre d’Ailly imposa une pratique nouvelle de l’église, favorisant la méthode de vote par nations et l’extension de la puissance du vote aux médecins de la théologie et de la loi de Canon, et aux princes et à leurs légats.

Après le Conseil de Constance, d’Ailly a été nommé légat de Martin V à Avignon, où il est mort en 1420. La célébrité de d’Ailly fut considérable parmi ses contemporains.