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Sainte Catherine de Sienne

mercredi 8 août 2012, par ljallamion

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

Catherine naît à Sienne le 25 mars 1347 le dimanche des Rameaux, et Nouvel An, selon le calendrier siennois. Fille de Jacques Benincasa et de Lapa de Piagenti.

En 1353, Catherine a sa première vision, le Christ pontife lui apparaît au dessus de l’église Saint Dominique, rue del Costone, il lui sourit et la bénit. Vers 1354,Catherine se consacre elle-même à Dieu, elle mène une vie austère dont sa famille cherche à la détourner.

En 1362, Bonaventure, soeur et confidente de Catherine meurt. Sur le conseil de Thomas de la Fonte son premier confesseur et directeur, elle se coupe les cheveux pour couper court à tout projet de mariage. Vers1365, elle reçoit l’habit dominicain et commence une période de trois ans de vie érémitique*, durant laquelle elle apprend à lire.

Vers1368 dans une de ses visions, Jésus l’appelle à sortir de la solitude pour servir les pauvres et les malades de Sienne. Autour d’elle se regroupe des disciples (hommes et femmes, clercs, religieux et laïcs), qui cherchent en elle un guide pour leur vie spirituelle. Sa renommée dépasse les murs de Sienne. C’est le début des Lettres. Le 22 août le père de Catherine meurt.

Bartolomé Dominici devient son deuxième confesseur. En 1370, Catherine se relève d’une mort mystique qui étend son ministère en une plus grande sphère d’influence.

En 1374, à 27 ans, Catherine entreprend un premier voyage à Florence et reçoit Raymond de Capoue comme confesseur et directeur. Elle s’occupe des victimes de la Peste à Sienne. En automne, elle se rend à Montepulciano pour vénérer le corps de la fondatrice du monastère Agnès Segni, la première sainte dominicaine.

En 1375 : Catherine se rend à Pise pour essayer de dissuader Pise et Lucques de se joindre à la ligue anti-papale. Elle y passe la plus grande partie de l’année et gagne une vigueur nouvelle en prêchant une croisade en Terre Sainte. Cet été là, elle assiste Nicolas de Tuldo lors de son exécution capitale à Sienne.

En 1376, Catherine propose sa médiation auprès du Pape Grégoire XI pour obtenir la levée de l’interdit jeté sur Florence. À cette fin elle envoie quelques disciples en Avignon et les y rejoint le 18 juin. La mission en faveur de Florence est un échec. Son énergie se concentre sur la réforme de l’Église, prêchant la Croisade et encourageant Grégoire à être fidèle à sa promesse de retourner dans sa résidence pontificale de Rome. Le 13 septembre, Grégoire part pour Rome. Catherine fonde un monastère de moniales dominicaines Sainte Marie des Anges dans la forteresse de Belcaro donnée par Nanni di Ser Vanni, un de ses convertis. De mai à décembre, Catherine reste dans le château des Salimbeni à Rocca d’Orcia pour négocier la paix entre deux branches ennemies de cette famille et rend ainsi un climat serein à la population qui participait à la haine et à la violence de ses seigneurs. En décembre, elle retourne à Sienne.

Début 1378 ou fin 1377, Catherine se rend à Florence sur l’invitation de Grégoire XI pour y négocier la paix entre lui et les Florentins. A Florence elle continue la rédaction de son livre le dialogue en le dictant à ses secrétaires.

Grégoire XI meurt le 27 mars et le 8 avril son successeur Bartolomé Prignano est élu, prenant le nom d’Urbain VI. Le 18 juin, elle échappe, à sa tristesse, à une tentative d’assassinat parce qu’elle était suspectée d’être complice des guelfes. L’incident est clos sous le signe d’un rameau d’olivier.

Fin juillet ou début août, la papauté conclut la paix avec Florence. Catherine retourne à Sienne et complète son Dialogue début octobre. Le zèle employé par Urbain pour la réforme de l’Église lui vaut de nombreux ennemis, en particulier parmi les Français qui, dans le collège des cardinaux, constituent l’écrasante majorité. Réunis à Fondi, le 20 septembre, ils élisent comme pape Robert de Genève qui prendra le nom de Clément VII. C’est ainsi que commença le schisme d’Occident qui divisa l’Église en deux puis en trois jusqu’à sa conclusion en 1417. Le 28 novembre, Catherine arrive à Rome, à la demande d’Urbain, pour le soutenir dans le schisme.

En 1379,vivant avec un grand nombre de ses disciples à Rome, Catherine emploie toute son énergie à oeuvrer à l’unité de l’Église et à la réforme.

Décidée à soutenir Urbain, elle intensifie sa correspondance, spécialement avec les chef d’états et elle prie intensément. La situation est complexe, les troupes bretonnes encerclent le château Saint-Ange, les autres avancent contre Rome. Le 29 avril, la Compagnie Saint-Georges les affronte près de Marino et les bat. Rome est libérée, et de Sainte-Marie-de-Trastevere où il s’était réfugié, Urbain retourne à Saint-pierre, en une procession solennelle, pieds nus.

En 1380, en réaction à ce contexte de révoltes des Romains et du schisme qui s’approfondit, Catherine devient de plus en plus malade. Incapable de manger et de boire début janvier, elle continue à parcourir le trajet d’environ 1,5 Km pour se rendre de son domicile, près du couvent de la Minerve à Saint Pierre chaque jour pour intercéder en faveur de la réforme de l’Église et de son unité. Là elle reçoit sur les épaules la navicelle (barque) mystique, sceau de son extraordinaire mission dans l’Église. Le 26 février elle est paralysée. Catherine meurt le 29 avril, vers midi.

Catherine est canonisée en 1461, le Dialogue est imprimé en 1472 puis les Lettres et les Oraisons.

En 1866 Pie IX en fait la patronne de Rome, Pie X la donne comme patronne aux Dames de l’Action catholique en 1909 et Pie XII la fait patronne de l’Italie le 18 juin 1938, et en 1943 patronne de la Croix rouge italienne.

En 1970 Paul VI la promeut Docteur de l’Église, première femme avec Sainte Thérèse d’Avila a recevoir ce titre.