Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 11ème siècle > Édouard le Confesseur

Édouard le Confesseur

mercredi 25 juillet 2012

Édouard le Confesseur (vers 1004-1066)

Fils d’Ethelred II le Malavisé, est avant-dernier souverain anglo-saxon à avoir régné sur l’Angleterre avant la prise du pays par le normand Guillaume le Conquérant. Sa grande piété lui vaut son surnom et le fait d’être ensuite canonisé en 1161.

En 1013, il doit fuir devant l’invasion danoise avec son frère Alfred Aetheling et leur mère Emma de Normandie pour se réfugier auprès de son oncle Richard II de Normandie. Plus tard, en 1036, il échoue dans une tentative pour s’emparer du trône d’Angleterre aux dépens de Harold Harefoot. Son frère Alfred est tué à cette occasion par la trahison du comte Godwin de Wessex. Il retourne en Angleterre en 1041, invité par son demi-frère Knud le Hardi, qui en fait probablement son héritier, avec le soutien de Godwin de Wessex avec qui Édouard s’est réconcilié. Il accède au trône à la mort de Knut le 8 juin 1042 et est couronné à la cathédrale de Winchester le 3 avril 1043.

Son règne est marqué par la paix et la prospérité. Les comtes Godwin, Léofric de Mercie, Siward de Northumbrie, ont un pouvoir important. Édouard favorise son entourage normand, ce qui mécontente les nobles danois et saxons, qui forment un parti anti-normand autour de Godwin de Wessex, qui devient le beau-père d’Édouard suite au mariage de ce dernier avec Edith de Wessex, le 23 janvier 1045. À la suite d’une embuscade tenue à Douvres contre Eustache II de Boulogne lors d’une émeute, Godwin qui a refusé de punir les coupables est exilé avec sa famille en septembre 1051. Léofric et Siward quittent le conseil du roi, et la reine Edith est enfermée dans un monastère. En 1052, Godwin revient à la tête d’une armée. Il obtient le soutien du peuple et est restauré à la tête de son comté. Il meurt peu après lors d’un banquet royal à Winchester le 15 avril 1053 ; on dit qu’il se serait étouffé en mangeant un morceau de pain alors qu’il niait être impliqué dans la mort d’Alfred Aetheling, frère du roi. Harold Godwinson, son beau-frère, hérite du Wessex et devient l’homme le plus puissant du royaume. Pour contrebalancer son influence, le roi favorise le Normand Ralph le Timide qui devient comte d’Hereford.

Le roi rappelle Édouard l’Exilé, fils d’Edmond Cote-de-Fer, pour en faire son héritier, mais celui-ci meurt peu de temps après son retour en février 1057. Harold, qui se distingue notamment par des campagnes victorieuses au Pays de Galles, revendique alors l’héritage de la couronne, en compétition avec Guillaume de Normandie le fils du cousin maternel du roi, Robert le Magnifique.

Il meurt sans descendance le 3 janvier 1066 à l’abbaye de Westminster, qu’il a lui-même fondée sur les ruines d’un ancien monastère.

Son décès déclenchera une crise de succession au trône d’Angleterre entre Harold qui s’empara aussitôt de la couronne après la mort d’Édouard et Guillaume. Il semble cependant que tout 2 aient été dans leurs bons droits car, de son vivant, Édouard aurait fait des promesses identiques à d’autres grands féodaux voisins, de manière à s’assurer de leur neutralité faute de pouvoir les contenir par la force. Néanmoins, la rivalité entre Harold et Guillaume aboutira finalement à la conquête normande du royaume par ce dernier.

Édouard aurait été plus soucieux de son salut personnel que de son royaume, sur lequel il est incapable d’établir un pouvoir fort. La tradition veut qu’il ait été très aimé du peuple, notamment des plus pauvres.

Il reste pour les catholiques le saint patron de l’Angleterre, bien qu’il fut remplacé par saint Georges lors de la fondation de l’Ordre de la Jarretière par Édouard III en 1348.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité, issu du dictionnaire d’histoire universelle, le petit mourre édition Bordas 2004 p 376/377