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Hugues de Reims dit Hugues de Vermandois

mardi 21 juin 2022, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 15 novembre 2011).

Hugues de Reims dit Hugues de Vermandois (vers 920-962)

Comte et archevêque de Reims de 925 à 931, puis de 940 à 946

Armes de l'archevêché de Reims Fils d’Herbert II, comte de Vermandois [1], et d’Adèle de France.

Son père lui procura le siège épiscopal à la mort de Seulfe de Reims , alors qu’il n’avait pas 5 ans, mais le roi Raoul de Bourgogne reprit le diocèse en 931 pour le confier à Artaud.

Il reçut peu après les ordres mineurs et fut ordonné prêtre en septembre 940 par Gui, évêque d’Auxerre [2]. Herbert II avait repris la ville de Reims en juillet 940, chassa Artaud et replaça son fils comme archevêque.

Le roi Louis IV d’Outremer lui confirma sa charge en 941, mais le destitua en 946.

En 948, le légat du pape [3] le débouta définitivement du diocèse, le pape ratifia les décisions du synode d’Ingelheim [4]. À la mort d’Artaud, en 961, il se porta candidat pour sa succession, mais ne fut pas choisi. Il mourut pendant un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle [5].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (Nouvelle histoire généalogique de l’auguste maison de France, vol. 1), Villeneuve-d’Ascq, éd. Patrick van Kerrebrouck, 1993, 545 p. (ISBN 978-2-95015-093-6)

Notes

[1] Le Vermandois est érigé en comté par Louis 1er, fils de Charlemagne, en faveur du fils illégitime de son aîné Pépin, roi d’Italie, dont la famille, dite des Herbertiens, le possédera jusqu’au milieu du 11ème siècle. Herbert IV, huitième descendant de Pépin, étant mort, Eudes, son fils, fut dépouillé par les barons de son comté, qui fut donné à Hugues de France dit ensuite Hugues 1er de Vermandois, frère du roi capétien Philippe de France, Hugues étant l’époux d’Adèle, fille d’Herbert IV. Le Vermandois passe ensuite à Raoul 1er, né en 1085, dit « le Vaillant » ou « le Borgne » connu aussi sous le nom de Raoul de Crépy. Il est le fils d’Hugues de France, comte de Valois et de Vermandois du chef de sa mère, Adèle. Il est de 1102 à 1152 le second comte de Vermandois et de Valois.

[2] Le diocèse d’Auxerre est un ancien diocèse de l’Église catholique en France. Érigé vers le milieu du 3ème siècle, il est un des diocèses historiques de la Bourgogne. Son siège était la cathédrale Saint-Étienne d’Auxerre et il était suffragant de l’archidiocèse de Sens. Supprimé en 1801, il n’a pas été rétabli mais, depuis 1823, le titre d’évêque d’Auxerre est relevé par l’archevêque de Sens.

[3] Le légat apostolique, ou plus communément légat du pape, ou légat pontifical, est un représentant extraordinaire du pape chargé d’une mission spécifique, généralement diplomatique. Il se distingue en cela du nonce apostolique qui est un ambassadeur permanent du Saint Siège auprès des gouvernements étrangers.

[4] Ingelheim am Rhein (sur le Rhin) est une ville allemande située sur la rive gauche du Rhin. Elle est la capitale de l’arrondissement de Mayence-Bingen dans l’État de Rhénanie-Palatinat. Au 8ème siècle Charlemagne fit édifier une résidence d’été, appelée le Kaiserpfalz, à Ingelheim. On dit que c’était son idée de planter le cépage bourguignon à Ingelheim que l’on cultive encore aujourd’hui. Beaucoup d’édifices à Ingelheim évoquent le passé historique de la ville. Parmi eux sont la Burgkirche, une église fortifiée, de vieilles portes de la ville comme Uffhubtor, Heidesheimer Tor, Allegässer Tor et Ohrenbrückertor, ainsi que l’église Remigius dédiée à Remi de Reims avec sa tour romane.

[5] Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou pèlerinage de Compostelle est un pèlerinage catholique dont le but est d’atteindre le tombeau attribué à l’apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne). Créé et instauré après la découverte des reliques de Jacques de Zébédée au début du 9ème siècle, le pèlerinage de Compostelle devient à partir du 11ème siècle un grand pèlerinage de la chrétienté médiévale. Mais c’est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne de Ferdinand d’Aragon et d’Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI déclare officiellement Saint-Jacques-de-Compostelle lieu d’un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté », avec ceux de Jérusalem et de Rome.