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Artald ou Artaud dit Artaud de Reims

mercredi 11 août 2021 (Date de rédaction antérieure : 13 novembre 2011).

Artald ou Artaud (mort en 961)

Archevêque de Reims de 931 à 940, puis de 946 à 961

Ses parents ne sont pas connus, mais on sait qu’il avait un frère nommé Dodon et comte d’Omont [1], ainsi qu’un neveu Manassès Ier de Rethel qui fut le premier comte de Rethel [2]. Il était moine en 931 quand le roi Raoul de Bourgogne et le duc Hugues le Grand vainquirent Herbert II, comte de Vermandois [3] et déposèrent et chassèrent de Reims son fils l’archevêque Hugues, alors âgé de 11 ans.

Raoul nomma alors Artaud comme archevêque de Reims. En 936, à la mort de Raoul, il sacra Louis IV d’Outremer. En 940, Herbert II s’allia au roi de Germanie Otton 1er et à Hugues le Grand, reprit Reims, en chassa Artaud en juin 940 et réinstalla son fils.

Artaud ne renonça pas à son siège et, avec son frère Dodon, combattit Hugues de Vermandois. Herbert II mourut en 943. En 946, le roi Louis IV décida de déposer de nouveau Hugues pour y placer Artaud. La querelle qui opposait les deux archevêques fut résolue par 3 synodes tenus respectivement à Verdun [4], Mouzon [5] et Ingelheim [6] en 948 et Artaud fut confirmé sur son siège. Il mourut en 961 et le concile de Meaux choisit comme successeur Odelric en écartant Hugues, candidat soutenu par ses frères et Hugues Capet

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Artaud de Reims/ Portail de Reims/ Catégories  : Maison de Rethel/ Archevêque de Reims/ Comte de Reims

Notes

[1] Omont est une commune française, située dans le département des Ardennes. Occupée sans interruption depuis le 4ème siècle, haut lieu féodal, siège de l’une des huit prévôtés du Rethélois, Omont faisait partie du duché de Mazarin créé en 1663 pour Armand-Charles de La Porte de La Meilleraye, duc de Mazarin (dit de Rethélois-Mazarini) et pair de France, époux d’Hortense Mancini, nièce de Mazarin.

[2] Rethel est une commune française, sous-préfecture du département des Ardennes ; La petite cité appartient ensuite à l’abbaye de Saint-Remi de Reims et est administré par des avoués. L’un d’eux, Manassès 1er, s’intitule comte de Rethel. La ville est le siège d’un comté érigé en pairie en 1405, en duché en 1581 et qui devient en 1663 le duché de Mazarin.

[3] Le Vermandois est érigé en comté par Louis 1er, fils de Charlemagne, en faveur du fils illégitime de son aîné Pépin, roi d’Italie, dont la famille, dite des Herbertiens, le possédera jusqu’au milieu du 11ème siècle. Herbert IV, huitième descendant de Pépin, étant mort, Eudes, son fils, fut dépouillé par les barons de son comté, qui fut donné à Hugues de France dit ensuite Hugues 1er de Vermandois, frère du roi capétien Philippe de France, Hugues étant l’époux d’Adèle, fille d’Herbert IV. Le Vermandois passe ensuite à Raoul 1er, né en 1085, dit « le Vaillant » ou « le Borgne » connu aussi sous le nom de Raoul de Crépy. Il est le fils d’Hugues de France, comte de Valois et de Vermandois du chef de sa mère, Adèle. Il est de 1102 à 1152 le second comte de Vermandois et de Valois.

[4] L’existence de l’agglomération verdunoise remonte à l’Antiquité où les Celtes fondent un oppidum surplombant un méandre de la Meuse. Devenue chef-lieu de la Civitas Verodunensium, la ville est l’une des quatre cités de la province romaine de Belgique première. En 843, le traité de Verdun qui partage l’Empire carolingien en trois royaumes y est signé. Ville du Saint Empire romain germanique depuis le 10ème siècle, Verdun est soumise par la France en 1552, au cours du « Voyage d’Austrasie ». Elle forme avec les autres villes libres d’Empire, Metz et Toul, la province des Trois-Évêchés, qui se voit définitivement rattachée au Royaume de France en 1648 par le Traité de Münster. Forteresse de l’Est de la France, la ville est le théâtre de plusieurs batailles, telles que celle de 1792 lors des guerres de la Révolution française, et celle de 1870 lors de la guerre franco prussienne. Mais c’est surtout la bataille de Verdun de 1916, au cours de la Première Guerre mondiale, qui rend à jamais célèbre la ville dans le monde entier.

[5] Mouzon est une commune française située dans le département des Ardennes. Jusqu’au 12ème siècle ce Castrum est le second siège des évêques et est le lieu de synodes mais surtout de rencontres : entre Robert II et Henri II en 1023, entre Calixte II et Henri V en 1119, entre Philippe Auguste et Frédéric Barberousse en 1187. L’abbaye sainte Vanne de Verdun avait obtenu de l’empereur Henri II de frapper monnaie à Mouzon, l’archevêque Ebles la rattachait à la monnaie de Reims. La charte de Beaumont en Argonne de 1182 marque un nouvel essor de la ville.

[6] Ingelheim am Rhein (sur le Rhin) est une ville allemande située sur la rive gauche du Rhin. Au 8ème siècle Charlemagne fit édifier une résidence d’été, appelée la Kaiserpfalz, à Ingelheim. On dit que c’était son idée de planter le cépage bourguignon à Ingelheim que l’on cultive encore aujourd’hui. Beaucoup d’édifices à Ingelheim évoquent le passé historique de la ville. Parmi eux sont la Burgkirche, une église fortifiée, de vieilles portes de la ville comme Uffhubtor, Heidesheimer Tor, Allegässer Tor et Ohrenbrückertor, ainsi que l’église Remigius dédiée à Remi de Reims avec sa tour romane.