Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 10ème siècle > Adélaïde d’Aquitaine ou Adélaïde de Poitiers

Adélaïde d’Aquitaine ou Adélaïde de Poitiers

samedi 23 février 2019, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 29 octobre 2011).

Adélaïde d’Aquitaine ou Adélaïde de Poitiers (vers 945-1004)

Reine de France

Adélaïde d'Aquitaine ou Adélaïde de Poitiers Reine de FranceFille du comte de Poitiers et duc d’Aquitaine, Guillaume III dit Tête d’Étoupe et de Adèle de Normandie, fille de Rollon. Lors d’une trêve, elle sert de gage entre son père et le duc des Francs, Hugues Capet, qu’elle épousa vers 968.

En juin 987, après la mort de Louis V le Fainéant, dernier roi carolingien, l’assemblée des grands du royaume réunie à Senlis [1], élit Hugues Capet, roi de France, et Adélaïde monte sur le trône en tant que reine de France. Le dimanche 3 juillet suivant, à Noyon [2], elle est à côté de son époux quand celui-ci est sacré par Adalbéron l’archevêque de Reims [3].

Animée par une grande piété, elle fit bâtir la chapelle du monastère de Saint-Frambault de Senlis [4].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de rois et reines/adelaide d’aquitaine

Notes

[1] Senlis est une commune française, sous-préfecture du département de l’Oise. Elle se situe sur la Nonette, entre les forêts de Chantilly et d’Ermenonville au sud, et d’Halatte au nord, à quarante kilomètres au nord de Paris. De fondation antique, séjour royal durant le Moyen Âge, la cité conserve de sa longue histoire un riche patrimoine et possède plusieurs musées. La vieille ville est constituée d’un ensemble de maisons et ruelles anciennes ceintes de remparts gallo-romains et médiévaux, autour d’une cathédrale gothique. Le comte Bernard de Senlis n’ayant pas d’héritier, la ville entre dans les possessions d’Hugues Capet au plus tard en 981, où il aurait été élu roi par ses barons en 987 avant d’être sacré à Noyon. La construction de la première cathédrale de Senlis commence à la fin du 10ème siècle. Sous les Capétiens, Senlis est une ville royale, demeure des rois de France, d’Hugues Capet à Charles X. Au 11ème siècle, Senlis semble être une ville d’une certaine importance, avec son château royal, le siège d’un diocèse, une cathédrale, au moins trois autres églises paroissiales, trois abbayes, dont Saint-Vincent refondée en 1065 par Anne de Kiev. La cathédrale Notre-Dame de Senlis naît à partir de 1154 sous l’impulsion du roi Louis VII. En 1170, l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem établit une commanderie, un hôpital et une église à Senlis. Cet ordre était un gros propriétaire immobilier dans la ville, avec jusqu’à 130 maisons dans son actif, qui en partie existent toujours

[2] Noyon est une commune du département de l’Oise. Noyon est situé à 25 km au nord de Compiègne, 62 km au sud-est d’Amiens. En 531, saint Médard de Noyon y déplace le siège de l’évêché de la civitas Viromanduorum. À l’époque mérovingienne, l’évêché de Noyon bénéficie de sa proximité avec Soissons, qui fut l’une des capitales du royaume franc et des palais voisins. Né en Limousin vers 588, l’orfèvre Éloi devint monétaire de Clotaire II, puis trésorier de Dagobert 1er avant d’être élu évêque de Noyon en 641. Noyon est une ville importante au Moyen Âge. Charlemagne y est sacré roi des Francs en 768.

[3] Une des prérogatives des archevêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l’huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims actuelle, de Louis VIII à Charles X, vingt-cinq rois de France furent sacrés.

[4] La collégiale Saint-Frambourg est une ancienne église consacrée à saint Fraimbault (également appelé Frambourg), située à Senlis dans le département de l’Oise. Cette chapelle royale est fondée à la toute fin du 10ème siècle par Adélaïde reine de France et épouse d’Hugues Capet, après le couronnement de celui-ci dans la ville en 987. Cette chapelle est dans le même temps une collégiale puisque 12 chanoines y sont affectés. Ceux-ci sont nommés directement par le roi et ne dépendent d’aucune autorité ecclésiastique sinon du Saint-Siège. Ils sont chargés de prier pour le roi et seule la famille royale peut assister aux offices.