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Ecchard de Mâcon ou Echard

lundi 6 juillet 2020 (Date de rédaction antérieure : 18 octobre 2011).

Ecchard de Mâcon ou Echard (vers 810/815-vers 876/877)

Seigneur de Perrecy-Comte de Chalon de 863 à 877-Comte d’Autun et de Mâcon de 873 à 877

Fils de Childebrand III , comte d’Autun [1], et de Dunna. Il hérite de Perrecy [2] vers 838, dont il fait confirmer la possession par Pépin 1er d’Aquitaine, puis par Louis le Pieux, mais qui lui sera contesté vers 875 par Wulfhard, abbé de Fleury. Il est aussi chargé de la forêt de Marnay, dans le Morvois.

En 858, il participe à la révolte des grands du royaume contre Charles le Chauve, mais semble ensuite rentré en grâce, puisque ce dernier l’investit en 863 du comté de Chalon [3]. Il épousa en premières noces Albegundi. Il se remaria vers 863 avec Richilde, fille probable de Richard II, comte d’Amiens [4].

En 873, c’est le fils du roi Louis II le Bègue, roi d’Aquitaine [5], qui lui confie les comtés d’Autun et de Mâcon [6]. À sa mort, en 877, Boson, probablement neveu de son épouse, lui succède comme comte de Mâcon, de Chalon et d’Autun.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Régine Le Jan, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, 2001, 261 p. (ISBN 2-7084-0620-5)

Notes

[1] Autun est une commune française du département de Saône-et-Loire. Fondée par les Romains comme Augustodunum, sœur et émule de Rome au début du règne de l’empereur Auguste, capitale gallo-romaine des Éduens en remplacement de Bibracte, évêché dès l’Antiquité, Autun a été jusqu’à la fin du 15ème siècle une cité prospère et un centre culturel influent, en dépit des pillages et des invasions.

[2] Perrecy-les-Forges est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire. Au 9ème siècle, dans le testament du comte Ecchard de Mâcon, fils de Childebrand III, on apprend que ce dernier possède une villa à Perrecy, qui lui vient de Childebrand 1er. Cette seigneurie a fait en 874, l’objet d’un conflit jugé par Adalard entre Ecchard et saint Vulfade, archevêque de Bourges. Dans cette ville des forges ont fonctionné de 1634 à 1840.

[3] Le comté de Chalon est un comté centré sur Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire dépendant du duché de Bourgogne.

[4] Les comtes d’Amiens dominaient l’Amiénois. Le comté d’Amiens exista de la fin du 9ème siècle à 1185, date à laquelle, il fut rétrocédé au roi Philippe Auguste par Adélaïde de Vermandois

[5] À l’époque mérovingienne, Gondovald, prétendu fils de Clotaire 1er, se fit reconnaître roi en Aquitaine en 584-585. Puis Clotaire II, roi des Francs, légua l’Aquitaine à son fils Caribert II, qui porta le titre de Roi d’Aquitaine de 629 à sa mort en 632. De 660 à 768, l’Aquitaine fut sous l’autorité d’une série de Ducs d’Aquitaine et de Vasconie. À l’époque carolingienne, le titre de Roi d’Aquitaine fut à nouveau porté par plusieurs descendants de Charlemagne. C’est tout d’abord Louis, son troisième fils alors âgé de trois ans, que Charlemagne fit sacrer à Rome roi d’Aquitaine en 781. À la mort de Charlemagne en 814, Louis le Pieux devint empereur d’Occident et associa ses fils au gouvernement. En 817, il donna à Pépin, le titre de Roi d’Aquitaine, qu’il lui retira en 832, après un différend, pour le confier à Charles, son dernier fils, avant de le rendre à Pépin en 834, qui le conserva ensuite jusqu’à sa mort en 838. Son fils, Pépin II d’Aquitaine, revendiqua le titre contre Charles, son oncle, et ne l’obtint qu’en 845, avant d’être déposé par ses sujets en 848. Le titre fut ensuite attribué en 855 à Charles l’Enfant, fils de Charles le Chauve, couronné et sacré à Limoges, puis à sa mort en 866 à son frère Louis II le Bègue. Le titre fut ensuite porté par le fils de celui-ci, Carloman II, de 880 à 884. Peu à peu, le titre de Duc d’Aquitaine réapparut, d’abord détenu par le comte d’Auvergne Guillaume le Pieux, puis ses descendants et enfin par les comtes de Poitiers à partir de la deuxième moitié du 10ème siècle. Il aboutit ainsi à Aliénor d’Aquitaine.

[6] Le comté de Mâcon rattaché à la ville de Mâcon en Saône-et-Loire (Mâconnais) dans la partie sud-est de la Bourgogne au Moyen Âge. À l’époque carolingienne, le pagus devient un comté. Sans postérité, le dernier comte, Jean de Dreux et de Braine, et sa veuve, Alix, comtesse de Mâcon et de Vienne, vendent le comté au roi de France, Saint Louis, qui l’incorpore au domaine royal, tandis que le titre de comte de Vienne reste aux oncles d’Alix. Rendu au duché de Bourgogne en 1435 dans le cadre du traité d’Arras, le comté de Mâcon est définitivement annexé au royaume avec l’ensemble de la Bourgogne après 1477, année de la défaite et de la mort du duc Charles le Téméraire vaincu par Louis XI. Jusqu’à la Révolution française, le Mâconnais, rattaché à la Bourgogne avec le statut de comté adjacent, disposait de ses propres États : les États particuliers du Mâconnais.